Abidjan, le mercredi 4 mars 2026(LDA) - Dans l’univers feutré de la diplomatie et des institutions régionales ouest-africaines, certains parcours se distinguent par leur constance et leur sens de l’engagement. Celui de Chantal Fanny s’inscrit dans cette catégorie.
Diplomate de carrière, parlementaire et figure active de la coopération régionale, elle incarne une génération de responsables ivoiriens engagés dans le renforcement de la présence du pays dans les instances internationales.Élue sénatrice de la région du Folon depuis 2018, Chantal Fanny a rapidement pris une place notable au sein de la Chambre haute ivoirienne. De 2019 à 2026, elle a occupé les fonctions de vice-présidente du Sénat, contribuant aux travaux parlementaires et à la consolidation du rôle de cette institution dans l’architecture institutionnelle ivoirienne.
Au-delà de la scène nationale, son action s’étend également à l’échelle sous-régionale. Chantal Fanny représente la Côte d’Ivoire au Parlement de la CEDEAO, où elle s’implique dans les questions de coopération et d’intégration communautaire. Cette dimension régionale de son engagement s’est récemment illustrée par son élection à la présidence de l’ECOFEPA, le Bureau des Femmes Parlementaires de la CEDEAO, une structure qui fédère les femmes parlementaires de l’espace communautaire et œuvre pour une meilleure inclusion de celles-ci dans les sphères de décision.
Son parcours diplomatique et parlementaire se caractérise ainsi par un fil conducteur : le plaidoyer pour une représentation plus forte de la Côte d’Ivoire et des femmes africaines dans les institutions régionales et internationales.
Dans un message publié récemment à l’issue d’une audience avec la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et des Ivoiriens de l’Extérieur, Chantal Fanny a salué la nomination de celle-ci à la tête de la diplomatie ivoirienne, y voyant le symbole d’un leadership féminin affirmé dans les affaires publiques.
Cette rencontre, selon elle, a permis d’évoquer plusieurs enjeux stratégiques, notamment la sous-représentation de la Côte d’Ivoire dans certaines instances régionales et internationales et la nécessité d’un soutien national affirmé lorsque des Ivoiriens accèdent à des positions d’influence. Au-delà des responsabilités institutionnelles, Chantal Fanny met également en avant la dimension humaine et relationnelle de l’action publique, rappelant un lien d’amitié ancien avec la cheffe de la diplomatie ivoirienne, forgé depuis les années 1990. Entre diplomatie, action parlementaire et plaidoyer pour le leadership féminin, Chantal Fanny s’impose aujourd’hui comme l’un des visages ivoiriens actifs dans les dynamiques politiques et institutionnelles de la CEDEAO, avec l’ambition affichée de contribuer au rayonnement du pays et à une plus grande place des femmes dans les espaces de décision.
Auteur: LDA Journaliste