L’atelier réunit notamment l’Association des Bijoutiers Professionnels de Côte d’Ivoire (ABPCI), la Confédération des PME/PMI du Bâtiment et des Travaux Publics de Côte d’Ivoire (C-PME/PMI du BTP-CI) et l’Organisation Nationale Professionnelle des Créateurs Ivoiriens de Modèles (ONPCIM). Elles avaient participé à l’atelier de formation-action organisé à Grand-Bassam, du 2 au 4 septembre dernier, aux côtés de nouvelles AOP.
A travers le ProREI, l’ambition est d’améliorer les conditions de mise en œuvre des réformes économiques et de renforcer la participation des MPME à leur définition, leur mise en œuvre et leur suivi. L’accompagnement des AOP doit ainsi leur permettre de mieux représenter les intérêts de leurs membres, d’objectiver les contraintes rencontrées et de contribuer efficacement au dialogue public-privé animé par le CCESP.
Des préoccupations communes aux priorités de réforme
Cet atelier vise à consolider et élargir les positions issues de Grand-Bassam afin de faire émerger, par secteur, un plaidoyer commun porté collectivement par les organisations concernées. Il s’agit également de retenir un nombre limité de mesures de réforme prioritaires et de préparer les conditions d’un dialogue orienté vers des décisions concrètes lors des tables rondes de novembre.
A l’ouverture des travaux, Georges Copré, conseiller technique en chef au CCESP, représentant Mariam Fadiga Fofana, secrétaire exécutif du CCESP, a souligné l’importance de cette étape. Il a insisté sur trois exigences essentielles que sont la sélectivité, afin de privilégier des mesures bien documentées et chiffrées, la réciprocité, un plaidoyer crédible devant également comporter des engagements du secteur privé, et le consensus, nécessaire pour construire une position commune ou clarifier les divergences à résoudre.
S’exprimant au nom de Milica Vukadinovic, directrice du Cluster Économie résiliente et cheffe du Projet ProREI, Reine Dagbo Guilliard, directrice de la Composante II du projet, a salué la qualité de la collaboration entre les différentes parties prenantes. Elle a rappelé le rôle central des AOP, espaces privilégiés pour identifier les obstacles auxquels sont confrontées les MPME et porter leurs préoccupations auprès des décideurs.
Quatre notes de position pour préparer les tables rondes
Les travaux s’appuient déjà sur quatre notes de position portant sur l’accès des PME nationales du BTP à la commande publique, l’accès des MPME du BTP au financement, l’approvisionnement légal des bijoutiers artisans en métaux et pierres précieuses et l’adaptation de la formation professionnelle aux métiers de la mode.
Ces documents constituent une première base de travail. Ils devront être élargis à d’autres organisations professionnelles, approfondis, amendés et priorisés avant leur présentation aux administrations concernées.
L’accompagnement est assuré par les consultants-formateurs Sylvain Konan et Cynthia Konan, spécialisés dans le dialogue public-privé, le plaidoyer et la négociation multi-acteurs. A l’issue de l’atelier, ils accompagneront les groupes sectoriels dans la finalisation des notes, la consolidation des données et la validation des positions communes.
En lien avec le CCESP, la préparation portera également sur l’identification des administrations compétentes, la constitution des dossiers, la préparation des porte-parole et la clarification des résultats attendus. Les tables rondes de novembre devront ainsi dépasser le simple échange de constats pour déboucher, selon les sujets, sur des relevés de décisions, des plans d’action conjoints, des groupes techniques ou des mécanismes de suivi.
Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter cet article !