Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Le monde entier célèbre ce 21 septembre 2022, la journée internationale de la paix. En Côte d’Ivoire, sous l’initiative du ministère de la réconciliation nationale et la cohésion sociale, la cérémonie officielle s’est déroulée à l’hôtel de ville du district d’Abidjan en présence du ministre de l’agriculture et du développent durable, Kouassi Kobenan Adjoumani, représentant le Premier ministre Patrick Achi, haut patron de cette cérémonie.

Le thème choisi cette année pour la commémoration de la journée de la paix « Mettre fin au racisme. Bâtir la paix ». À travers ce thème, le représentant du Premier ministre a invité les Ivoiriens à œuvrer au renforcement de la paix.

« En Côte d’Ivoire, ce thème appelle chacun de nous à œuvrer au renforcement de la paix. Chaque occasion pour consolider la paix doit mobiliser tous les acteurs socio-politiques, car la réconciliation est une victoire à consolider constamment que nous avons ensemble acquis par des sacrifices importants », a exhorté le ministre.

Le ministre de l’agriculture, représentant le Premier Ministre a, par ailleurs fait savoir que tous, nous avons un rôle important à jouer pour la paix et la cohésion sociale. Et appelle les dirigeants quels qu’ils soient à assumer leur part de responsabilité.

« Nous avons tous et toutes un rôle à jouer pour mettre un terme à la polarisation qui afflige bon nombre de sociétés contemporaines. Face à la montée du terrorisme, de l’antisémitisme, des actes antireligieux, du racisme et la xénophobie nous devons défendre notre humanité commune », a-t-il lancé.

Quant au ministre de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale, Kouadio Konan Bertin, a appelé les ivoiriens à promouvoir la paix sans relâche.

« Cette Journée de célébration est l’occasion pour moi de vous exhorter tous et toutes à promouvoir la paix sans relâche dans votre quotidien. La liberté, le bonheur, l’égalité, rien n’est accessible sans la paix », a-t-il conseillé.

Il a également fait comprendre que tout doit être fait pour éradiquer la division. La haine des cœurs doit être remplacée par le respect de l’autre même dans la différence.

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Depuis qu’il a été appelé aux côtés du Président de la République Alassane Ouattara, le ministre de la réconciliation et de la cohésion nationale ne ménage aucun effort pour instaurer la paix et la cohésion entre les filles et fils de la Côte d’Ivoire. Non sans oublier de saluer l’engagement du président qui œuvre à consolider  au quotidien la paix. L’ancien député de Port-Bouet a appelé tous à suivre cette voie.

« Depuis que Son Excellence, Alassane Ouattara, Président de la République m’a appelé à ses côtés, en me confiant la tâche du ministère de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, je n’ai eu de cesse de parcourir le pays, d’aller à la rencontre des peuples de toutes conditions, des plus haut placés aux plus modestes. J’ai rencontré les forces vives de la nation, les organisations syndicales, religieuses et associatives  et les chefs traditionnels », a-t-il fait savoir.

Il a sollicité les ivoiriens à installer durablement la paix et la cohésion seule richesse de ceux qui n’en ont aucune.

« Ensemble, battons-nous pour que la Côte d’Ivoire soit chaque jour un peu plus que la veille un pays où l’empathie et le respect l’emportent sur la suspicion et la haine », a souhaité le patron de la réconciliation en Côte d’Ivoire.

Philippe Poinsot, coordonnateur résident du système des Nations Unies en Côte d’Ivoire, a pour sa part saluer les efforts de la Côte d’Ivoire pour la consolidation de la paix à travers le dialogue politique et intercommunautaire.

M. Poinsot a expliqué l’attachement des Nations Unies à tout ce qui touche à la paix.

Pour le diplomate onusien, faire avancer la cause de la paix est la mission première des Nations Unies. Mais la tâche de construire la paix appartient à chacun.

A noter que cette cérémonie a enregistré la participation des partis politiques, la société civile, des ambassadeurs et les partenaires aux développements.

mc

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Le directeur de cabinet du ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat (MBPE), Adama Sall, a présidé, le mercredi 14 septembre 2022 à Grand-Bassam, l’ouverture officielle d’un séminaire de révision et d’appropriation du cadre de référence de gestion des risques et de contrôle interne du ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et du MBPE, prévu du 12 au 16 septembre 2022.
 
Ledit séminaire est organisé à l’attention des Directions générales et Services rattachés du MEF et du MBPE impliqués dans la mise en œuvre de la réforme du contrôle interne au sein de leurs différents services.
 
« Le présent séminaire vise à actualiser le cadre de référence de gestion des risques et de contrôle interne du ministère de l’Économie et du ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat (MBPE) adopté en 2018 par les Directions générales des deux ministères », a expliqué Adama Sall.
 
Pour ce faire, il a exhorté les séminaristes à une pleine implication dans les travaux, afin de mieux s’approprier le cadre de référence rénové, ainsi que l’outil de diagnostic du COSO 2013 (Committee of Sponsoring Organizations of the Treadway Commission) de l’UEMOA, aux fins d’une auto-évaluation efficace des systèmes de contrôle interne des Directions générales.
 
L’inspecteur général des Finances, Lassana Sylla, de son côté, a dit que le présent séminaire s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Schéma directeur de la Réforme des Finances publiques (SDRFP) pour la période 2022–2024, adopté le 1er juin 2022, en vue d’améliorer la performance de la gestion des finances publiques.
 
Pour lui, ce séminaire vise à assurer l’efficacité des dispositifs de contrôle, d’audit et d’évaluation des finances publiques, pour qu’ils soient conformes aux normes internationales et surtout adaptés aux spécificités des missions économiques et financières nationales.
 
« Il s’agit d’opérationnaliser le contrôle et l’audit interne dans l’administration économique et financière à fin 2024 », a-t-il annoncé. 
 
hn

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Diakalidia Konaté, ambassadeur de ID4 Africa pour la Côte d’Ivoire, Organisation non gouvernementale fondée en 2014 sous forme tripartite avec des représentants venant des gouvernements africains, des agences de développement et de l’Industrie, a plaidé pour que la Côte d’Ivoire adopte officiellement la date du 16 septembre comme « Journée de l’identité ».
 
Il a fait ce plaidoyer, le jeudi 16 septembre 2022 à Abidjan, à l’occasion de la célébration de Journée de l’identité, une initiative de ID4 Africa.
 
«ID4 Africa fait la promotion de l’accès à l’identité pour tous en Afrique, en expliquant et en accompagnant à mettre en œuvre une politique d’identité inclusive. Pour promouvoir cette mission, la date du 16 septembre a été choisie comme date pour célébrer l’identité. Au nom de toute l’équipe de ID4 Africa, nous faisons le plaidoyer auprès de nos hautes autorités afin que la Côte d’Ivoire adopte cette date du 16 septembre comme date officielle de ‘’Journée de l’identité’’ », a souhaité Diakalidia konaté.
 
Pour lui, le devoir de protection doit être précédé du devoir d’identification.
 
« La connaissance de l’identité est fondamentale. Nous voudrions que chacun contribue à son niveau à promouvoir l’identité pour tous pour que l’objectif ultime de l’identification pour tous en Côte d’Ivoire soit véritablement une réalité », a-t-il soutenu.
 
Il a expliqué que cette commémoration vise à informer et sensibiliser toutes les couches (élus, responsables de l’administration et populations elles-mêmes) sur la responsabilité de chacune et chacun d’œuvrer à faire identifier les populations. 
 
Quant à Koné Karidja Bamba, l'adjointe de Diakalidia konaté, elle a indiqué que ID4 Africa a pour mission d’accompagner les nations africaines dans leur parcours de développement d’écosystèmes identitaires robustes et responsables autour de l’identité numérique au service du développement, de l’action humanitaire, de la sécurité et de la facilitation. Mais également en tant que nécessité pratique pour permettre un accès inclusif aux services en Afrique.
 
Cette journée a été marquée par l’organisation d’un panel autour du thème : « Identité pour tous, inclusion, protection et autonomisation ».
 
Gouv.ci

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Les familles nouvellement impactées dans la commune de Port-Bouët, après une réévaluation des études techniques du tracé de la ligne 1 du métro d’Abidjan, ont été reçues, le lundi 12 septembre 2022 à Abidjan-Plateau, au siège de la Cellule d’Exécution du Plan d’Action et de Réinstallation (CE-PAR).
 
Ces familles, au nombre de 32, habitant les bâtiments 27, 28 et 29 du quartier Sogefiha en face du 43ème Bima, ont été recensées dans le processus d’indemnisation du métro d’Abidjan.
 
« J’ai été reçu. On m’a délivré un reçu. Les choses commencent à bouger. J’espère que cela va continuer et qu’on sera dédommagés comme il se doit, afin qu’on puisse partir », a déclaré Joseph Aman N’Da, porte-parole des nouveaux impactés de Port-Bouët.
 
Pour rappel, une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux dans laquelle des habitants de Port-Bouët ont souhaité être indemnisés avant tout départ quand d’autres ont plaidé pour un léger déplacement du trajet de la ligne 1 du métro.
 
A la suite de cette vidéo, plusieurs séances de travail se sont tenues, les 8 et 9 septembre 2022, entre les autorités en charge du projet du Métro d’Abidjan et les autorités municipales ainsi que les syndicats des populations impactées desdits bâtiments. 
 
Il est prévu ce mardi 13 septembre 2022 une rencontre entre le ministre des Transports, Amadou Koné et les syndicats des familles impactées de Port-Bouët.
 
La commune de Port-Bouët (Sud) fait partie des huit communes impactées par la ligne 1 du métro d’Abidjan avec les communes de Anyama, Abobo, Adjamé, Attécoubé, Plateau, Treichville, Marcory.
 
Ce sont 13 448 ménages qui sont impactés dont 9 527 concernés par le Plan d’action et de réinstallation PAR 1 et 3 921 par le PAR 2 (essentiellement issus de la commune de Attécoubé).
 
Reprise le 18 août 2022, la libération des emprises impactées s’est déroulée du 18 au 26 août dans les communes d’Adjamé, Plateau, Marcory et Treichville dans le calme.
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Le ministre des Transports Amadou Koné a visité, le vendredi 16 septembre 2022, le chantier du port sec de Ferkessédougou en présence du ministre d’Etat, ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara, par ailleurs président du Conseil régional du Tchologo.
 
« Lancée en mai 2021, la construction du port sec de Ferkessédougou a effectivement démarré. Il devrait être livré dans les 24 prochains mois. Aussi sa mise en service créera près de 2.000 emplois directs et 30.000 emplois indirects pour un investissement de 300 milliards de fcfa », a fait savoir le ministre Amadou Koné après une visite guidée des installations portuaires en compagnie du ministre d’Etat, Ministre de la Défense.
 
Occasion pour Téné Birahima Ouattara de remercier le Président de la République Alassane Ouattara pour avoir pensé à la région du Tchologo. Il a également félicité le ministre des Transports Amadou Koné pour son leadership et son engagement à faire aboutir cet important projet. « Depuis que la maîtrise d’ouvrage lui a été attribué en avril 2022, nous avons senti que les choses avancent », s’est-il réjoui.
 
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Le ministre de la Communication et de l’Économie numérique, Amadou Coulibaly, a procédé, le jeudi 15 septembre 2022 à Abidjan, à la signature d’une convention avec Smart Africa, pour l’installation d’une académie numérique en Côte d'Ivoire. 
 
C'était à l'occasion du lancement officiel de l'Académie numérique de Smart Africa (ANSA) ou Smart Africa Digital Academy (SADA) en Côte d'Ivoire.
 
Cette démarche est une avancée indéniable vers la vision de l’État ivoirien de combler le déficit des compétences numériques dont le pays a besoin pour mieux aborder sa transformation digitale.
 
Cette académie du numérique vise à améliorer les qualifications en matière de compétences numériques, d'employabilité et à répondre aux besoins dans le secteur. Elle proposera, à terme, des formations avancées en TIC, en intelligence artificielle et en cybersécurité aux formateurs et cadres.
 
Une initiative qui cadre parfaitement avec la volonté du Président Alassane Ouattara de faire de la Côte d'Ivoire un vivier de compétences dans le domaine des TICs, plongeant ainsi pleinement notre pays dans l’ère de la quatrième révolution industrielle.
 
Avec cette académie notre pays devient le cinquième pays africain à bénéficier de ce programme du groupe panafricain Smart Africa qui ambitionne de combler le déficit numérique sur le continent.
 
La cérémonie de lancement de la SADA, organisée en collaboration avec la Banque mondiale et la GIZ, a vu la participation de 28 pays.
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vendredi, 16 septembre 2022 18:08

Détenus ivoiriens: Mise en garde de Bamako

Les autorités de la Transition au Mali ont mis en garde jeudi la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) concernant l’affaire des 46 soldats ivoiriens encore détenus à Bamako depuis le 10 juillet, soulignant qu’elle est une affaire “purement judiciaire et bilatérale”.

Le gouvernement malien dit à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), vers laquelle s’est tournée la Côte d’Ivoire, que l’affaire “est purement judiciaire et bilatérale, et il met en garde contre toute instrumentalisation de la CEDEAO par les autorités ivoiriennes pour se soustraire (à) leur responsabilité vis-à-vis du Mali”, déclare le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, dans un communiqué lu jeudi soir à la télévision d’Etat.

La médiation engagée par le Togo est “l’unique cadre de règlement du dossier” et le Mali “n’est nullement concerné par cette procédure devant l’instance communautaire”, précise-t-il en accusant le gouvernement ivoirien d’être animé par une “volonté d’adversité” (d’hostilité) et “d’avoir transformé un dossier judiciaire en une crise diplomatique”.

Les relations entre le Mali et la Côte d’Ivoire se sont dégradées depuis que des colonels ont pris par la force en août 2020 la tête de ce pays confronté depuis 2012 à des attaques terroristes et plongé dans une profonde crise sécuritaire et politique.

Elles se sont encore détériorées avec l’interpellation de 49 soldats ivoiriens à leur arrivée à Bamako le 10 juillet derniers. Trois soldates ont récemment été libérées et regagné  leur pays.

Les 49 soldats devaient, selon Abidjan et l’ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des Casques bleus au Mali. Bamako redit dans le communiqué publié jeudi les considérer comme des “mercenaires”.

Le ton est encore monté quand le chef de l’Etat malien, le colonel Assimi Goïta, a lié la libération des soldats ivoiriens à l’extradition de personnalités maliennes vivant en Côte d’Ivoire.

mc

 
 

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La Chine et le Bélarus ont convenu de faire évoluer leurs relations bilatérales vers un partenariat stratégique global.

Dans une déclaration conjointe publiée à l’issue d’une rencontre entre le président chinois Xi Jinping son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko, en marge de la 22e réunion du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Samarcande, en Ouzbékistan, les deux pays ont mis l’accent sur la nécessité d’approfondir leur coopération dans le cadre de “la Ceinture et la Route” tout en veillant à faire progresser la mise en œuvre de l’Accord de coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Union économique eurasiatique.

Les deux pays ont également convenu de continuer de renforcer la coopération dans le cadre des Nations Unies, maintenir une communication et une coordination étroites sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun.

Par ailleurs, lors de leurs entretiens les chefs d’État des deux pays ont procédé à un échange de vues sur plusieurs questions se rapportant notamment aux relations bilatérales et à des questions internationales et régionales d’intérêt commun.

HN

 
 

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Pour qui visite nos pays et prête l’oreille à leurs habitants, la principale crise que connaît le Sahel est « silencieuse ». Des dizaines de milliers de Sahéliens sont « sur les routes » ou s’établissent à la périphérie des villes. Mus par la peur, ils fuient puis construisent des abris de fortune et tentent de survivre. Quelles perspectives pouvons-nous leur offrir ?

Leur détresse est moins spectaculaire que la disparition violente de certains de nos compatriotes, mais elle représente un défi majeur pour notre région. Vaincre l’insurrection, c’est d’abord réduire sa capacité de nuisance pour notre société. Il faut donc répondre aux besoins de nos concitoyens déplacés. De toute urgence.

Comment adapter nos économies et nos administrations à cette crise sans précédent ? Notre intelligence collective doit identifier des solutions pérennes – même modestes.

Les Etats peuvent émettre des obligations pour mobiliser la solidarité nationale. Ces emprunts extraordinaires permettraient de souligner la gravité de la situation, souder citoyens et entreprises autour d’un objectif commun et triompher des épreuves actuelles.

Des programmes de travaux à haute intensité de main d’œuvre peuvent être conçus. Qu’il s’agisse d’assainissement, de production maraîchère ou d’autres secteurs d’activités, il faut créer des initiatives permettant de réduire l’oisiveté et créer de la richesse. Il y va de la dignité de nos concitoyens, d’une politique publique stimulant la demande … et du meilleur moyen pour prévenir une délinquance qui accroîtra l’insécurité dans nos villes.

On peut également envisager le lancement d’un « programme civique ». Il consisterait à recruter et former de jeunes diplômés pour assurer l’éducation civique et sportive de certains jeunes déplacés. Par le sport, la culture ou d’autres activités d’intérêt général, la société doit transformer le traumatisme d’un « exil intérieur » imposé en opportunité de solidarité nationale. Il y va de notre détermination à triompher ensemble de cette épreuve – avec nos moyens et notre génie propre.

La crise socio-économique que nous connaissons ne disparaîtra pas « par enchantement ». Son issue dépend de notre capacité à identifier, mobiliser et coordonner les ressources rendant possibles notre rebond. Les effets néfastes de l’épidémie du COVID n’ont pas atteint les prévisions pessimistes de certains « experts ». Ils avaient peut-être tort, mais il est indéniable que nos sociétés sont parvenues à s’adapter et triompher de certains obstacles.

Ignorons donc l’enthousiasme des acteurs de « l’économie extravertie » qui louent les productions record ou le cours élevé de matières premières que nous exportons sans transformation et dont les prix sont fixés dans des bourses situées hors de notre continent. C’est dans la production de mil, de riz ou d’autres denrées alimentaires qu’il convient d’investir. Ou dans la transformation de notre coton pour résorber le chômage en stimulant une industrie textile locale. Ainsi, nous pourrons réduire la cherté de la vie dans nos campagnes et nos villes.

C’est notre première responsabilité collective. Les Sahéliens ne manquent ni de générosité ni d’inventivité. Il faut donc dépasser la gestion de l’urgence en permettant à la vie de « suivre son cours ». Quand la paix reviendra, certains concitoyens regagneront la campagne mais d’autres demeureront citadins – nous devons admettre que la crise actuelle changera profondément nos sociétés. Et s’y préparer en conséquence.

En conclusion, il faut canaliser nos énergies vers un élan de solidarité nationale active. Ceci permettra de réduire au silence les appels à la haine de certains fauteurs de troubles. Il ne suffit pas de condamner leurs propos irresponsables et de les poursuivre en justice, il faut démontrer par nos actes que nos adversaires ne parviendront pas à semer la discorde en notre sein. Agir ainsi, c’est renforcer le contrat social et démontrer que la première mission des institutions est de protéger les citoyens.

Ambassadeur Maman Sambo Sidikou
Haut représentant, Mission pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), Union africaine

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Le Premier ministre, Patrick Achi a procédé ce lundi 12 septembre 2022, au collège Djedji Amondji Pierre d’Abidjan-Adjamé, au lancement de l’année scolaire 2022-2023 et de l’opération de distribution de kits scolaires.

La ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné , son collègue de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, et le Représentant de l’UNICEF, Marc Vincent étaient présents à cette cérémonie.

Le Premier ministre a eu une adresse à l’attention des parents d’élèves, des enseignants et des élèves. Le Chef du gouvernement a insisté sur la nécessité pour les parents d’élèves de s’investir davantage dans l’éducation de leurs enfants. "Quel que soit leur niveau scolaire, ils n’ont peut-être pas la vocation de dispenser la connaissance à leurs enfants, mais ils ont la responsabilité de les éduquer", a affirmé le Premier ministre.

Patrick Achi a, au nom du Président de la République Alassane Ouattara, dit sa gratitude au corps enseignant ainsi qu’à l’ensemble du personnel du système éducatif pour les efforts consentis depuis plusieurs années. Il les a encouragés à continuer à donner le meilleur d’eux-mêmes aux élèves. "merci d’avoir choisi ce métier noble. C’est vous qui façonnez cette matière grise qui permet à l’élève de tirer profit. Le Chef de l’Etat compte sur vous. Donnez le meilleur de vous-mêmes à ces élèves. Votre rôle est éminemment important non seulement dans le contenu de ce que vous délivrez, mais aussi de la façon dont vous le délivrez", a rappelé le Premier ministre.

Aux élèves, le Chef du gouvernement a lancé un appel au travail sans relâche et au goût de l’effort, seuls gages de réussite. "À cet âge, rien n’est impossible. Travaillez toujours, encore et plus. L’effort ne trahit jamais. Prenez vos études au sérieux, faites tout avec engagement, avec courage. Comprenez que tout s’acquiert avec l’effort", a exhorté Patrick Achi. Il a réitéré l’engagement de l’Etat de garantir l’école pour tous conformément à la Constitution.

La ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné a indiqué que pour cette année scolaire 2022-2023, ce sont 7 250 000 élèves dont 270 000 du préscolaire, 4 371 000 du primaire et 2 600 000 du secondaire qui sont attendus.

Elle a aussi annoncé qu’au titre des kits scolaires, ce sont 5 319 679 kits scolaires d’un montant total de 10,496 milliards de FCFA qui seront distribués sur toute l’étendue du territoire national. Afin de permettre le bon fonctionnement des établissements scolaires, l’Etat a procédé au paiement intégral de 16,731 milliards de FCFA au profit des Comités de Gestion d’Ecole (COGES), a fait savoir Mariatou Koné.

La ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation s’est voulue catégorique. "les kits scolaires seront distribués gratuitement dans tous les établissements primaires publics de Côte d’Ivoire. Aucun parent ne devra débourser de l’argent pour acquérir un kit scolaire", a mis en garde Mariatou Koné. "Tous les efforts fournis par l’Etat visent une école de qualité", a-t-elle ajouté.

MC

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