Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Le secrétaire général de la présidence de la République de Côte d’Ivoire, Abdourahmane Cissé, a déclaré jeudi 02 septembre 2021 à l’occasion d’une consultation de haut niveau sur l’enrichissement des aliments en Afrique, que l’élimination de la faim et de la malnutrition à l’horizon 2030, est une nécessité pour les pays africains qui ne devront pas perdre ce combat.

M. Cissé qui procédait à l’ouverture de ces assises virtuelles au Centre d’excellence régional contre la faim et la malnutrition (CERFAM) à Abidjan Cocody, a rappelé que plusieurs solutions en Afrique, de lutte contre la faim et la malnutrition ont fait leurs preuves et doivent être promues pour favoriser la sécurité alimentaire. Pour lui, la transformation des chaînes de valeur alimentaire est nécessaire pour rendre les systèmes alimentaires résilients, sains et nutritifs.

« Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest dont la Côte d’Ivoire ont rendu obligatoire la fortification des aliments tels que le sel, la farine de blé, les huiles alimentaires et le riz. Ils ont également mis en place des cadres réglementaires favorables. Cependant la bio fortification reste encore timide dans nos pays », a déclaré le secrétaire général de la présidence.

En Côte d’Ivoire, selon l’enquête démographique et de santé (EDS) 2012, le taux de prévalence de l’anémie dû à la carence est de 75% chez les enfants de six à 59 mois, 54% chez les femmes en âge de procréer et de 29% chez les hommes de 15 à 49 ans. C’est face à toutes ces situations que le gouvernement a donc inscrit la malnutrition dans son Plan National Multisectoriel de Nutrition 2016-2020 en ayant la fortification comme une stratégie majeure.

La situation de la malnutrition est alarmante en Afrique sub-saharienne. Selon les dernières estimations en 2019, sur les 144 millions d’enfants de moins de cinq ans touchés pas la malnutrition chronique ou le retard de croissance dans le monde, plus de 52,7 millions vivaient en Afrique. Au cours de la même année, on estime que 12,7 millions d’enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition aigüe ou étaient émaciés en Afrique.

« Aujourd’hui, il y a une bonne frange des populations qui souffre de malnutrition surtout dans les micronutriments, notamment la vitamine A, les iodes, le fer et zinc qui sont des éléments essentiels pour la bonne santé des populations », a indiqué le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba.

Pour lui, cette consultation permettra non seulement d’échanger les bonnes pratiques à travers les différents pays et surtout de définir un plan d’action qui soit réalisable pour que d’ici à 2030, la faim soit vaincue. « La faim, ce n’est pas seulement le manque d’aliment mais c’est également d’avoir un repas équilibré avec les sels minéraux, les vitamines nécessaires pour une bonne croissance et être en bonne santé. La Côte d’Ivoire travail énormément sur ce sujet », a-t-il exprimé.

Le représentant et directeur pays du Programme alimentaire mondiale (PAM) en Côte d’Ivoire, Ussama Osman, a expliqué que son institution est partenaire avec l’Union africaine dans le domaine de la fortification des aliments. Pour lui, la fortification est une stratégie importante pour réduire l’insécurité alimentaire et la faim dans le monde et c’est une occasion pour voir les carences et aussi les enrichir.

« En Côte d’Ivoire le PAM est en train de faire des études pour voir la fortification du riz parce que le riz est un aliment de base et ce serait très important de l’enrichir avec des micronutriments parce que cela fait une grande différence dans la santé des citoyens », a-t-il déclaré.

Le gouvernement ivoirien et le PAM, à travers le CERFAM, en collaboration avec la Commission de l’Union africaine et l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), ont lancé une consultation virtuelle de haut niveau jeudi et vendredi sur le thème “L’enrichissement des aliments : quelle approche alimentaire pour réduire les carences en micronutriments en Afrique ?”.

La consultation vise à favoriser l’échange d’expériences et de bonnes pratiques en matière d’enrichissement des aliments afin d’accélérer la lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes en Afrique.

(AIP)

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vendredi, 03 septembre 2021 17:14

Le PM japonais va quitter le pouvoir

Le Premier ministre japonais Yoshihide Suga ne se représentera pas à la tête du Parti libéral-démocrate (PLD) lors d’une élection prévue le 29 septembre, et va de fait quitter le pouvoir, a annoncé vendredi 3 Septembre 2021 le numéro deux du PLD.

M. Suga “a dit qu’il voulait concentrer ses efforts sur les mesures contre le coronavirus et qu’il ne participerait pas à l’élection” pour la présidence du PLD, a déclaré à la presse Toshihiro Nikai, confirmant des informations de médias locaux.

“Honnêtement je suis surpris”, a ajouté M. Nikai. “C’est vraiment regrettable. Il a fait de son mieux mais après mûre réflexion, il a pris sa décision”.

Ce développement était en effet très inattendu, car M. Suga, 72 ans, était jusqu’ici considéré comme le favori de ce vote interne pour mener le PLD lors d’élections législatives devant se tenir cet automne, en dépit d’une impopularité record de son gouvernement dans les sondages.

Fin août, son gouvernement ne recueillait que 26% d’opinions favorables dans un sondage du quotidien Mainichi, un plus bas record. D’autres récents sondages le donnaient à peine au dessus des 30%.

M. Suga a vu sa popularité fondre depuis des mois pour sa gestion très critiquée de la pandémie qui s’éternise au Japon, et pour son entêtement à maintenir coûte que coûte les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo cet été malgré l’opposition d’une majorité de la population japonaise.

Il était arrivé au pouvoir en septembre 2020, s’imposant à l’époque comme l’homme du consensus au sein du PLD pour succéder au Premier ministre Shinzo Abe, dont il était jusqu’alors le fidèle lieutenant et qui avait démissionné pour des raisons de santé.

hn

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vendredi, 03 septembre 2021 17:07

Canada: Le passeport sanitaire entre en vigueur

Le Québec est la première province du Canada à imposer le passeport vaccinal, alors que le pays nord-américain fait face à une nouvelle flambée de cas de Covid-19.

Les Québécois de 13 ans ou plus doivent prouver qu’ils sont adéquatement vaccinés contre le COVID-19 pour accéder à certains lieux et de pratiquer certaines activités non essentielles.

Une période d’adaptation a débuté le 1er septembre et s’étale jusqu’au 15 septembre, pendant laquelle le passeport vaccinal est déployé, sans toutefois qu’aucune sanction ne soit appliquée.

En Colombie-Britannique, une preuve de vaccination sera requise à compter du 13 septembre, pour assister à des événements culturels et sportifs, ou encore pour se rendre dans un restaurant.

Quant à l’Ontario, la preuve de vaccination complète standardisée sera exigée dès le 22 septembre.

Cette nouvelle règle sanitaire est instaurée pour lutter contre la 4ème vague qui commence à prendre de l’ampleur.

Selon les autorités sanitaires canadiennes, le nombre de cas (derniers 7 jours) a atteint 22.142, alors que le nombre de décès s’élevait à 107 au 1er septembre.

Selon Radio Canada, l’augmentation constante des cas observée à la fin de l’été “fait craindre une rentrée très chargée” aux autorités sanitaires, qui comptent déjà trois fois plus de cas à Montréal qu’à pareille date l’an dernier.

mc

 
 

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vendredi, 03 septembre 2021 16:44

Tigré: L’ONU alerte sur la crise humanitaire

La région du Tigré, en proie aux combats depuis dix mois, est confrontée à “un blocus de facto de l’aide humanitaire”, qui va encore “aggraver” la crise en cours, a averti jeudi 2 Septembre 2021 le coordinateur humanitaire de l’ONU en Ethiopie.

Le nord de l’Ethiopie est le théâtre de violents combats depuis novembre, lorsque le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé l’armée au Tigré pour destituer les autorités régionales dissidentes, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Cette intervention répondait selon lui à des attaques contre des camps militaires fédéraux orchestrées par le TPLF.

Le Premier ministre avait annoncé une victoire rapide mais le conflit s’est enlisé, plongeant la population dans une grave crise humanitaire, avec au moins 400.000 personnes vivant dans des conditions proches de la famine au Tigré, selon l’ONU.

“Les stocks d’aide humanitaire, d’argent et de carburant sont très bas ou complètement épuisés. Les stocks de nourriture étaient déjà épuisés le 20 août”, a déclaré le coordinateur humanitaire par intérim de l’ONU pour l’Ethiopie, Grant Leaity, dans un communiqué.

“La région reste sous un blocus de facto de l’aide humanitaire, où l’accès pour acheminer une aide humanitaire vitale continue d’être extrêmement restreint”, a-t-il ajouté, indiquant qu’aucun camion n’a pu entrer au Tigré depuis le 22 août.

“Sans la possibilité d’apporter des quantités suffisantes et importantes de fournitures humanitaires, d’argent et de carburant, la situation humanitaire dans le nord de l’Ethiopie va s’aggraver considérablement, en particulier dans la région du Tigré”, a-t-il affirmé.

Autorités éthiopiennes et rebelles pro-TPLF s’accusent mutuellement d’entraver l’acheminement de l’aide et d’affamer la population.

Les combats et la crise humanitaire ont gagné ces derniers mois les régions voisines de l’Afar et de l’Amhara, où 1,7 million de personnes sont désormais confrontées à la faim, a indiqué M. Leaity.

“Les vies de millions de civils (…) dépendent de notre capacité à arriver jusqu’à eux avec nourriture, denrées nutritives, médicaments et autres aides essentielles. Nous devons parvenir jusqu’à eux immédiatement et sans entrave pour éviter la famine et des niveaux importants de mortalité”, a-t-il mis en garde.

Le chef de mission de l’agence américaine d’aide internationale (USAID) en Ethiopie, Sean Jones, a affirmé mardi dans une interview à la télévision éthiopienne que “durant les neuf mois de conflit, toutes les parties belligérantes ont volé de l’aide”, selon une transcription publiée par l’ambassade américaine à Addis Abeba.

Le porte-parole du TPLF, Getachew Reda, a condamné mercredi sur Twitter les pillages présumés, affirmant ne pouvoir “se porter garant du comportement inacceptable de combattants hors d’atteinte”. “Nous avons la preuve que de tels pillages sont principalement orchestrés par des individus et des groupes locaux”, a-t-il ajouté.

Grant Leaity a condamné les attaques et meurtres contre les travailleurs humanitaires, après la révélation de la mort de onze employés de l’ONG Relief Society of Tigray (REST) entre janvier en juillet, portant à 23 le nombre d’humanitaires tués depuis le début du conflit.

ng

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vendredi, 03 septembre 2021 16:05

FECAFOOT: Samuel Eto’o confirme sa candidature

La Légende du football camerounais, Samuel Eto’o, a annoncé jeudi 2 Septembre 2021 sa candidature à la présidence de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT).

‘’Je serai candidat à la présidence de la FECAFOOT)’’, a dit Eto’o dans un entretien accordé à la télévision publique béninoise (RTB), confirmant ainsi des informations publiées par la presse de son pays ces derniers jours.

“Quand je m’engage dans quelque chose, c’est pour aller jusqu’au bout”, a déclaré le double champion d’Afrique en 2000 et en 2002 avec les Lions Indomptables.

Samuel Eto’o, qui a joué dans les plus grands clubs du monde (Real et FC Barcelone en Espagne, Chelsea en Angleterre et Inter Milan en Italie), a remporté à quatre reprises le Ballon d’or africain.

L’élection à la présidence de la FECAFOOT est prévue en octobre prochain.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait annulé  le 15 janvier dernier, le processus électoral ayant conduit Seidou Mbombo Njoya et son comité exécutif à la tête de la Fédération camerounaise de football, en décembre 2018.

La Fifa avait toutefois décidé, “conformément aux recommandations de la juridiction sportive”, de maintenir l’équipe en place pour gérer les affaires courantes et organiser de nouvelles élections.

Outre ce joueur, les médias camerounais évoquent aussi les candidatures de l’ancien international Geremi Njitap ainsi que celle du président sortant, Seidou Mbombo Njoya, à la présidence de l’instance dirigeante du football camerounais.

dc

 
 

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Le gouvernement fédéral du Nigeria et ceux des États fédérés ont largement approuvé, lundi 30 août dernier, le programme de création de zones de transformation agro-industrielle spéciales (SAPZ), auquel la Banque africaine de développement et ses partenaires se sont engagés à apporter 520 millions de dollars américains de financement.

Le programme mis en œuvre dans le cadre de partenariats public-privé vise à développer des chaînes de valeur prioritaires à travers l’amélioration des infrastructures dans les zones rurales. Il sera axé sur la transformation des matières premières et des produits de base.

Lors d’une séance d’information de haut niveau organisé lundi dernier, Zainab Shamsuna Ahmed, ministre nigériane des Finances, du Budget et de la Planification nationale, a réaffirmé l’engagement du gouvernement fédéral à mettre en place des politiques et mesures incitatives pour attirer le secteur privé dans ces zones et réussir la mise en œuvre du projet. « Le gouvernement fédéral s’est engagé à réussir la mise en œuvre de ce programme, dont l’objectif est d’augmenter la production agricole, réduire la pauvreté et intensifier la création d’emplois dans tout le pays », a-t-elle assuré.

Le Groupe de la Banque africaine de développement, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Banque islamique de développement (BID) ont fait le point sur la mobilisation des ressources, après consultation des principaux acteurs, notamment publics et privés.

« A l’instar d’autres pays, les SAPZ permettront de créer des emplois, d’améliorer les compétences et de faciliter le développement des chaînes de valeur agricoles au Nigeria, a souligné Beth Dunford, vice-présidente chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social du Groupe de la Banque. Les investissements du secteur privé sont indispensables au succès des SAPZ et à la mise en place de politiques adaptées. Il faut passer à l’action dès maintenant ! La Banque est prête à accélérer le mouvement. »

Selon Lamin Barrow, directeur général de la Banque africaine de développement au Nigeria, « la Banque et ses partenaires sont en train de mobiliser 520 millions de dollars américains pour cofinancer la première phase du programme au Nigeria, qui sera mis en œuvre par phases dans six zones géographiques. »

Le programme au Nigeria comprend quatre composantes complémentaires : le développement des infrastructures et la gestion des pôles agro-industriels, la productivité et la production agricoles, le développement politique et institutionnel, la coordination et la gestion du programme.

Zainab Shamsuna Ahmed a précisé que l’ensemble des États du Nigeria étaient éligibles au programme SAPZ. Outre Abuja, la capitale fédérale, sept États - Kaduna, Kano, Kwara, Imo, Cross River, Ogun et Oyo - sont concernés par la phase 1 du projet. Les États de Bauchi, Lagos, Niger, Jigawa, Ekiti, Taraba, Benue, Sokoto, Ondo, Nasarawa, Gombe et Kogi souhaitent rejoindre cette phase.

« Le modèle de SAPZ relève d’une stratégie d’industrialisation destinée à transformer les espaces ruraux défavorisés en zones de prospérité, à endiguer l’exode rural, à mettre fin à l’insécurité humaine induite par les affrontements entre éleveurs et agriculteurs et à créer des emplois pour les jeunes Nigérians », a expliqué Oyebanji Oyeleran-Oyeyink, conseiller principal pour l’industrialisation du président du Groupe de la Banque africaine de développement. 

Le ministre nigérian de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement, Otunba Richard Adebayo, a salué cette initiative stratégique, soulignant qu’« une forte participation du secteur privé offrira la garantie que le projet s’aligne sur le programme d’industrialisation du gouvernement fédéral ».

« Ce projet phare nous permettra de porter notre relation avec la Banque africaine de développement à un autre niveau, s’est félicité Donald Brown, vice-président associé du FIDA chargé de la gestion des programmes. Cette relation a débuté il y a 43 ans. Depuis, nous avons collaboré à 52 projets. Mais les SAPZ sont le projet le plus important sur lequel le FIDA et la Banque vont travailler ensemble. » 

Selon Solomon Quaynor, vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement, chargé du Secteur privé, des Infrastructures et de l’Industrialisation, « la qualité des politiques et de la conception industrielles influencera l’appétence des opérateurs du secteur privé pour le programme des SAPZ ».

hn

Ces zones permettront aux producteurs, transformateurs et à l’ensemble de la chaîne de valeur agricole au Nigeria de devenir plus fonctionnels et rentables, a estimé Ougfaly Badji, économiste agricole principal à la BID.

Ce programme cadre avec l’une des cinq priorités stratégiques, les « High 5 » de la Banque africaine de développement : « Nourrir l’Afrique ».

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Le Soudan du Sud a commencé à produire de l’oxygène avec la mise en service de la toute première unité de production d’oxygène du pays à l’hôpital universitaire de Juba, financée à hauteur de 980 000 dollars américains par le Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement.

Ces équipements ont été acquis dans le cadre des mesures du Groupe de la Banque visant à soutenir la réponse du Soudan du Sud à la pandémie de Covid-19. Le projet a été mis en œuvre par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le compte du gouvernement.

D’une capacité de production de 2 500 litres par jour, avec une possibilité de recharge d’environ 72 bouteilles d’oxygène du type D par jour, l’unité servira de plateforme de production et d’approvisionnement centralisée pour les zones reculées du pays.

L’équipement comprend également 240 bouteilles d’oxygène et des accessoires ; des ressources ont également été mises à disposition pour faire face aux services de maintenance pour quatre années. Le financement a aussi servi à la construction du local abritant les installations.

La ministre de la Santé du Soudan du Sud, Elizabeth Achuei, a déclaré que la mise en service de l’unité de production était une bonne nouvelle pour le pays et qu’elle permettrait de disposer d’oxygène en prévision d’une éventuelle troisième vague de Covid-19. « Le Soudan du Sud n’aura plus à importer de l’oxygène des pays voisins, ce qui signifie que l’oxygène sera fourni aux centres de santé en temps opportun et qu’on pourra sauver plus de vies », a-t-elle ajouté.

« L’installation d’équipements pour la production d’oxygène renforcera substantiellement la fourniture de soins intensifs aux patients gravement touchés par le Covid-19 », a déclaré Dr Fabian Ndenzako, représentant de l’OMS au Soudan du Sud.

L’unité de production permettra de renforcer le système de santé du pays et d’améliorer la préparation aux situations d’urgence, en particulier dans la réponse au Covid-19 qui sévit dans le pays.

Benedict Kanu, le directeur de la Banque africaine de développement pour le Soudan du Sud, a déclaré que la mise à disposition de l’unité de production d’oxygène figurait parmi les efforts déployés par le Groupe de la Banque et ses partenaires pour mettre en place un système de santé solide et efficace au Soudan du Sud afin de répondre aux situations d’urgence sanitaire.

« Le Covid-19 reste une menace majeure aussi bien pour la population du Soudan du Sud qu’ailleurs en Afrique. Le Groupe de la Banque africaine de développement continuera de collaborer avec le gouvernement du Soudan du Sud et ses partenaires de développement tels que l’OMS pour garantir une réponse rapide à la pandémie et aux situations d’urgence futures, en matière de santé publique afin de sauver des vies et maintenir les moyens de subsistance en faveur des populations », a ajouté M. Kanu.

Rénovation de centres d’isolement

Grâce au financement de la Banque, l’OMS a rénové trois centres d’isolement dans les localités de Wau, Yei et Nimule afin de suivre des patients atteints par le Covid-19 qui présentent des symptômes légers ne nécessitant pas d’hospitalisation.

« Nous apprécions la généreuse contribution de la Banque africaine de développement », a déclaré le représentant de l’OMS. L’isolement en temps opportun dans des centres sanitaires pour les cas légers du Covid-19 réduit le nombre de nouvelles infections. »

Les installations pour l’isolement ont été remises aux autorités soudanaises en même temps que l’unité de production d’oxygène.

En juin 2020 , le groupe de la Banque africaine de développement avait accordé une subvention de 4,2 millions de dollars au Soudan du Sud dans le cadre de sa Facilité de réponse à la pandémie de Covid-19. Ce financement constituait le premier soutien direct de la Banque au secteur de la santé de ce pays fragile. Le projet est mis en œuvre par l’OMS en coordination avec le ministère de la Santé.

Le financement a permis à l’OMS de fournir au ministère sud-soudanais de la Santé des médicaments essentiels, des kits biomédicaux et des équipements de protection individuelle. Elle a également permis à l’OMS de former quelque 400 travailleurs de la santé pour soigner les patients atteints du Covid-19 dans le pays. Des fonds ont également été affectés à la restructuration et à l’équipement de quatre centres de traitement du Covid-19.

Au 31 août dernier, le Soudan du Sud enregistrait 11 446 cas confirmés de Covid-19 avec 120 décès, selon le ministère de la Santé.

mc

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Les pays membres du G5 Sahel ont décidé d’engager et de définir une nouvelle approche de lutte contre le terrorisme dans leur espace géographique.

C’est ce qui ressort d’une réunion extraordinaire des ministres en charge de la défense élargie aux chefs d’état-major des armées des pays membres, tenue ce mardi 31 Août 2021 à Niamey, sous la présidence du Ministre de la Défense nationale du Tchad, M. Daoud Yaya Brahim, représentant le Président en exercice du G5 Sahel et par ailleurs Président de la transition militaire au Tchad, le Général Mahamat Idriss Déby.

Les pays membres de cette organisation subsaharienne, rappelle-t-on, sont confrontés à des multiples menaces terroristes depuis près d’une décennie. Malgré les efforts fournis avec notamment l’aide des alliés occidentaux, l’hydre terroriste s’avère invaincue.

Face à cette situation, l’heure est à présent au changement de stratégie de lutte. C’est objet de la rencontre de Niamey. 

« Cette rencontre a pour but d’échanger sur la nouvelle dimension de la lutte contre les groupes armés terroristes dans la bande du Sahel, plus précisément dans les différents fuseaux composants les théâtres des opérations de la Force Conjointe G5 Sahel », a déclaré le Ministre en charge de la Défense nationale du Tchad à l’ouverture des travaux.

M. Daoud Yaya Brahim s’est notamment repéré à la décision des autorités françaises par rapport à la reconfiguration de la Force Barkhane, partenaire opérationnelle de la Force Conjointe G5 Sahel pour expliquer la révision de l’approche de lutte, objet de la rencontre de Niamey.

Pour rappel, c’est le 10 juin 2021 que le Président français Emmanuel Macron a annoncé la fin prochaine de l’opération Barkhane, la mission militaire française au Sahel lancée depuis 2014. Le locataire de l’Elysée a, par la même occasion, annoncé la mise en place d’une alliance internationale antidjihadiste dans la région. 

Pour Daoud Yaya Brahim, « cette décision, qui est immédiatement en cours de mise en œuvre, nécessite des dispositions utiles et urgentes à prendre pour apporter des réponses adéquates à la Force Conjointe G5 Sahel afin de lui permettre de garder l’élan et continuer à remplir efficacement les missions qui lui sont assignées ».

Selon lui, en effet, l’environnement sécuritaire dans le Sahel est perturbé par endroits par des groupes terroristes armés. Et pour lutter efficacement contre ces terroristes, M. Daoud Yaya Brahim suggère une coopération entre les différents pays membres de l’organisation, ainsi qu’un renforcement des capacités de leurs forces « et surtout la mise en commun des ressources ».

« Nous devons mutualiser davantage nos ressources afin de faire face à cette lutte qui semble perdurer dans notre espace communautaire », a-t-il soutenu.

« Dans un monde en perpétuelle mutation, gangrené par les menaces traditionnelles et les menaces non traditionnelles, les armées du G5 Sahel, à l’instar de celles du monde, doivent revoir leurs méthodes et approches pour faire face à ces défis de l’heure », a-t-il suggéré.

Dans son mot de bienvenue, le Ministre de la Défense Nationale du Niger, M. Alkassoum Indatou a donné plus de précisions sur les visées de ces assises.

Il s’agit, au cours de cette rencontre, détaille-t-il, « de définir une nouvelle approche à adopter pour minimiser les conséquences que pourrait engendrer cette nouvelle donne sécuritaire ». 

Plus spécifiquement, a-t-il poursuivi, « il s’agira de réviser le concept stratégique de la Force Conjointe du G5 Sahel afin de l’adapter au contexte sécuritaire actuel en coordination avec les FDS Nationales et les Forces Partenaires en présence ».

« Aussi, dans cette nouvelle approche, une place appréciable doit être accordée aux actions bilatérales et multilatérales, mettant en exergue nos propres capacités », a-t-il expliqué.

Le Ministre Alkassoum Indatou a aussi rappelé que dans le cadre du ‘’sursaut civil’’ décidé par les cinq (5) Chefs d’Etat du G5 Sahel lors du sommet de N’Djamena des 15 et 16 février 2021, « une implication des populations dans leur propre sécurisation, à travers une collaboration saine et constructive entre elles et les FDS, est plus que d’actualité ».

Présent à la réunion, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Mali et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a positivement apprécié les résultats obtenus par le G5 Sahel depuis sa création et a réitéré la disponibilité de l’ONU à accompagner le processus de stabilisation du Mali.

Le G5 Sahel ou « G5S », note-t-on, est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité, créé lors d’un sommet tenu du 15 au 17 février 2014 par cinq États du Sahel : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad répartis sur 5 097 338 km2. Il s’est doté d’une convention signée le 19 décembre 2014 et le siège de son secrétariat permanent est à Nouakchott en Mauritanie, rappelle-t-on.

hn

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Le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont devenus les deux premières équipes à se qualifier pour les demi-finales du Championnat d’Afrique masculin de basketball (Afrobasket 2021) en éliminant, respectivement, l’Angola (79-74) et la Guinée (98-50) mercredi 1 septembre 2021 à Kigali.

Dans le premier quart de finale, le Sénégal a renversé l’Angola au terme d’un match très disputé. Malgré les 28 points de Carlos Morais, le meneur des Angolais, le redoutable Cheikh Bamba Diallo et ses coéquipiers ont réussi à mettre le Sénégal sur le chemin du dernier carré du tournoi.

Grâce à ce succès, le Sénégal conserve son invincibilité dans le tournoi après quatre matchs pour quatre victoires, tandis que l’Angola rentre au pays avec un bilan de 2-3.

“Cela a été un match difficile. Le plus important est le fait que nous nous soyons imposés, mais c’était serré”, a réagi Boniface Ndong, coach du Sénégal et ancien MVP du tournoi, à l’issue de la rencontre.

Lors d’une des demi-finales de samedi 4 septembre, le Sénégal croisera le chemin de la Côte d’Ivoire, un autre ancien champion d’Afrique.

Dans le second quart de finale de la journée, les Ivoiriens se sont nettement imposés face à la formation guinéenne avec 48 points d’écart. Avec cette réussite, les Eléphants participeront aux demi-finales pour la première fois depuis 2009.

La Côte d’Ivoire, qui a remporté la première place de son groupe sans perdre le moindre match (3-0), a signé une quatrième victoire consécutive. Elle détient le même bilan (4-0) que le Sénégal, son prochain adversaire.

Les autres affiches des quarts de finale prévus jeudi mettront aux prises l’Ouganda au Cap-Vert et le Soudan du Sud à la Tunisie.

Les demi-finales du tournoi sont prévues samedi à la Kigali Arena, alors que la finale et le match de classement pour la 3e place auront lieu dimanche.

dc

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Le Bureau de la Commission centrale chinoise des affaires du cyberespace a publié mercredi 1 septembre 2021 une proposition sur la protection du cyberespace contre la désinformation, en collaboration avec d’autres entités et plates-formes concernées.

Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, le cyberespace chinois a été témoin de la circulation de diverses formes de désinformation, qui ont grossièrement trompé l’opinion publique et porté atteinte aux droits légitimes des internautes, indique la proposition.

Un consensus général s’est formé sur le fait que des efforts doivent être déployés pour résoudre le problème de la désinformation sur Internet et créer un écosystème purifié dans le cyberespace, ajoute le texte.

Tous les sujets impliqués dans les activités sur Internet doivent se conformer aux lois, règlements et codes moraux publics pertinents et s’opposer résolument à la production et à la transmission de désinformation dans le cyberespace, souligne-t-on.

La proposition dresse également les grandes lignes des efforts visant à renforcer la responsabilité première des plates-formes d’Internet et à sensibiliser le public à l’état de droit et à la science afin de mieux exploiter l’Internet.

ng

 
 

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