Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Le Maroc célèbre cette année le 22ème anniversaire de l’intronisation du Roi Mohammed VI. Dénommée fête du trône, cette célébration annuelle qui mobilise l’ensemble du peuple marocain tous les 30 juillet, aura également une déclinaison à Abidjan. En prélude à cet événement, l’ambassadeur du Royaume chérifien en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani, s’est entretenu avec la presse ivoirienne mardi 27 Juillet 2021. Il est revient sur les faits majeurs du règne de Mohammed VI et les relations Ivoiro-marocaines.

Dans ses propos liminaires, l’Ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire a annoncé la  célébration cette année le 22e anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, avec un immense sentiment de fierté et de reconnaissance.

Cette célébration se fait, avec une ferveur particulière à cause de la pandémie à corona virus.

Avec deux décennies de travail acharné du Souverain, le Maroc est ce qu’il est aujourd’hui. À savoir un pays de paix, de stabilité, et de développement continu, avec un rayonnement exceptionnel à l’échelle internationale.

Selon le Diplomate chérifien, pendant ses vingt-deux dernières années, le Maroc a fait des pas de géant sous l’égide éclairée du Roi Mohamed VI dans tous les domaines. Notamment, les réformes institutionnelles majeures, les grands travaux d’infrastructures (Ports, barrages, etc..), les transports (Routes, autoroutes, Tramways, LGV…), les énergies renouvelables, les plans de développement sectoriels (automobile, agriculture, tourisme, etc..) qui ont développé des écosystèmes importants, qui aujourd’hui génèrent des dizaines de milliers d’emplois, une valeur ajoutée croissante, et des exportations inégalées.

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Revenant sur l’importance de cette fête, il a expliqué que cet anniversaire, attendu avec ferveur par le peuple Marocain chaque année, cristallise l’attachement indéfectible de toutes les composantes de la nation au Trône Alaouite. Il s’agit également de l’occasion de réitérer le respect, l’estime et le dévouement permanent qu’éprouve le peuple marocain pour SM le Roi Mohammed VI, d’exprimer clairement les valeurs d’authenticité, de liberté et de démocratie, de s’engager en faveur de la défense de la liberté et l’indépendance du Royaume et de veiller au parachèvement de son intégrité territoriale.

Concernant les relations entre le Royaume du Maroc et la Côte d’Ivoire, SE, Abdelmalek Kettani a décliné plusieurs axes stratégiques de la coopération Ivoiro-marocaine qui date depuis des décennies.

« Les relations entre la Maroc et la Côte d’Ivoire ont été établies en 1962 par feu le Roi Hassan II et feu Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire », a fait savoir le diplomate marocain. Et de poursuivre que cette coopération a été développée sous l’impulsion de sa Majesté le Roi Mohammed VI et du président Alassane Ouattara.

Pour lui, les relations sont au beau fixe. Elles sont exceptionnelles et fraternelles à tous les niveaux et depuis longtemps. En effet, depuis le président Felix Houphouët Boigny et Sa Majesté le Roi Hassan II, des liens fort ont été tissés entre les pays et les peuples. Et cette amitié et fraternité a continué depuis cette époque.

Cette relation s’est perpétuée et renforcée avec Sa Majesté Mohammed VI et le Président de la République Alassane Ouattara. Les deux chefs d’Etats ont conforté cette relation à tous les niveaux : sur le plan politique et économique, mais aussi, sur le plan international à travers les organisations multilatérales.

En termes de coopération économique, le Maroc, à travers ses entreprises a réalisé et continue de réaliser plusieurs investissements en Côte d’Ivoire.

Lors  de ses multiples visites de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en Côte d’Ivoire, et suite à l’impulsion décisive qu’Il a imprimé aux relations entre les deux pays, les plus grandes entreprises du Maroc ont saisi le potentiel important de la Cote d’Ivoire.

Le Diplomate Marocain a expliqué que la Côte d’Ivoire est effectivement un des pays les plus dynamiques du continent depuis l’avènement au pouvoir du Président Alassane Ouattara en 2011, les entreprises Marocaines ont souhaité accompagner le nouvel essor de ce pays et apporter leur contribution à la dynamique d’émergence en cours.

« Aujourd’hui, le Maroc est le 1er investisseur africain en Afrique subsaharienne », a-t-il déclaré.

Ainsi, les plus grands groupes, dans divers domaines (banques, télécoms, BTP, immobilier, etc..) ont investi des centaines de milliards et ont créé des emplois qualifiés. tout en participant au renforcement des capacités des cadres Ivoiriens dans tous les domaines à travers des accords et conventions de partenariats signés.

De grands chantiers ont été exécutés. Mais d’autres sont en cours de réalisation dont l’emblématique projet de la Baie de Cocody qui en lui seul prend en comporte sept projets. Un projet exécuté par l’entreprise Marocaine, Marchica Med. Et après réalisation sera une place d’affaire, également un haut lieu de villégiature et de tourisme. A fait savoir M. Kettani.

Pour conclure, Son Excellence a annoncé la construction d’un nouveau siège ultra moderne de l’Ambassade du Royaume de Maroc en Côte d’Ivoire.

Mohamed Compaoré

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Les juges de la Chambre préliminaire II ont mis fin à la procédure judiciaire à l’encontre de Simone Gbagbo, pour des présumés crimes contre l’humanité commis durant la crise post-électorale de 2010-2011, en mettant fin à l’exécution du mandat d’arrêt lancé, à cet effet.

Pour la Chambre,  les développements au stade du procès et de l’appel de l’affaire de M. Gbagbo font apparaître que les éléments de preuve sur lesquels le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo était fondé ne peuvent plus être considérés comme satisfaisants au seuil de preuve requis à l’article 58(1 ) (a) du Statut, a relevé la décision des juges de la CPI, rendue sous scellé le 19 juillet 2021 et publié le jeudi 29 juillet 202.

Elle a ordonné, par conséquent, suite à la requête du bureau du Procureur de la CPI, qui a conclu qu’il n’y avait aucune chance raisonnable qu’elle puisse prouver l’affaire contre Simone Gbagbo au seuil de preuve nécessaire si le mandat d’arrêt était exécuté, que le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo ne soit plus exécuté.

La Chambre a ordonné au Greffier, dès que possible, une fois cette décision rendue publique, d’informer tous les États qui ont reçu notification du mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo que le mandat d’arrêt n’est plus en vigueur et de retirer les demandes d’arrestation et de remise.

Cette décision est consécutive à la requête du 15 juin 2021, émanant du  procureur de la CPI. Karim A. A. Khan, après avoir  examiné les éléments de preuve à l’appui de l’affaire contre Mme Simone Gbagbo à la lumière des décisions majoritaires et minoritaires dans la décision No Case to Answer de la Chambre de première instance, ainsi que du jugement de la Chambre d’appel.

Il l’avait fait conformément à son devoir en vertu de la norme 60 du Règlement du Bureau du Procureur, précise la décision.

Le 7 février 2012, l’Accusation avait déposé une requête en vertu de l’article 58 du Statut (la « requête en vertu de l’article 58 »), demandant l’arrestation de Simone Ehivet Gbagbo.

Le 29 février 2012, la Chambre préliminaire III avait délivré un mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo.

(AIP)

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L’Union européenne suit avec la plus grande attention l’évolution de la situation en Tunisie. L’ancrage démocratique du pays, le respect de l’Etat de droit, de la Constitution et du cadre législatif doivent être préservés tout en restant à l’écoute des volontés et aspirations du peuple tunisien. Par conséquent, nous appelons au rétablissement de la stabilité institutionnelle dans les meilleurs délais, et en particulier à la reprise de l’activité parlementaire, au respect des droits fondamentaux et à l’abstention de toute forme de violence.

Nous continuerons à suivre attentivement l’évolution de la situation tout en rappelant le soutien considérable de l’Union européenne et de ses Etats membres à la Tunisie dans le contexte d’une crise pandémique et économique d’envergure. La préservation de la démocratie et stabilité du pays sont des priorités.

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Les expéditions de vaccins contre la COVID-19 vers l’Afrique, à partir de sources multiples, augmentent rapidement après avoir été quasiment arrêtées au cours des derniers mois. Près de 4 millions de doses du Mécanisme COVAX sont arrivées en Afrique la semaine dernière, en comparaison avec tout juste 245 000 doses envoyées par le Mécanisme au cours du mois de juin.

Le COVAX vise à expédier 520 millions de doses en Afrique d’ici la fin 2021. Les livraisons de vaccins contre la COVID-19 du Fonds africain pour l'acquisition des vaccins (AVAT) de l’Union africaine sont en augmentation, avec une hausse prévue de 10 millions de doses par mois à partir de septembre. L’AVAT devrait fournir environ 45 millions de doses d’ici la fin de l’année.

Jusqu’à présent, presque 79 millions de doses de vaccins contre la COVID-19 sont arrivées en Afrique et 21 millions de personnes, soit tout juste 1,6 % de la population de l’Afrique, sont entièrement vaccinées. Les pays à revenu élevé ont administré 61 fois plus de doses par personne que les pays à faible revenu. Pour vacciner entièrement 30 % de la population adulte de l’Afrique d’ici la fin de 2021, le continent a besoin de 820 millions de doses de vaccin, suivant un calendrier à deux doses.

« La lumière est au bout du tunnel, concernant les livraisons de vaccins en Afrique, mais il ne faut pas les suspendre de nouveau. J’appelle tous les pays avec des surplus de doses à en partager davantage de toute urgence dans l’esprit de solidarité vitale et d’intérêt personnel éclairé, parce qu’aucun pays n’est en sécurité tant que tous les pays ne le sont pas. J’appelle les pays africains à s’équiper et à se préparer, alors que notre pénurie se termine enfin », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique.

La Tanzanie a lancé sa campagne de vaccination contre la COVID-19 après avoir reçu, le 24 juillet, sa première livraison d’environ 1 million de doses, un don de vaccins Johnson & Johnson du gouvernement des États-Unis par le canal du COVAX. La Tanzanie a rejoint le COVAX le 15 juin.

Le COVAX a récemment conclu de nouveaux accords avec Sinopharm et Sinovac afin de rapidement fournir 110 millions de doses supplémentaires aux pays à faible revenu. Le COVAX et la Banque mondiale sont prêts à stimuler davantage l’approvisionnement en vaccins contre la COVID-19 des pays en développement à travers un nouveau dispositif de coûts partagés qui permet aux pays à faible revenu d’acquérir des doses en plus de celles entièrement subventionnées par les donateurs qu’ils reçoivent déjà par le canal du COVAX.

L’augmentation du nombre d’expéditions de vaccins survient alors que l’Afrique voit le nombre de cas de COVID-19 diminuer pour la deuxième semaine consécutive, après une hausse rapide et continue pendant huit semaines. Le nombre de nouveaux cas enregistrés a baissé de 18 %, passant de 282 000 à 230 500 à la date du 25 juillet. Cette baisse est largement due à celle observée en Afrique du Sud, qui compte pour 37 % de l’ensemble des cas, et à la Tunisie, qui représente 8 % des cas.

Vingt-deux pays africains ont vu le nombre de cas augmenter de plus de 20 % pendant au moins les deux semaines précédant le 25 juillet. Par ailleurs, le nombre de décès enregistrés dans 17 pays africains a augmenté de 6300 au cours de la même semaine. Le variant Delta, très transmissible, a été signalé dans 26 pays africains. Le variant Alpha a été détecté dans 38 pays et le variant Beta dans 15 pays.

L’Afrique est encore en proie à une troisième vague. Le ralentissement limité du nombre de cas est réconfortant et source d’un optimisme très prudent, mais nous ne sommes pas du tout au bout de nos peines. Nous devons tous rester vigilants. Un tiers des pays africains vit une dangereuse résurgence de cas et nous devons continuer à respecter les gestes barrières connus pour sauver des vies, comme le port du masque, une bonne hygiène des mains et la distanciation physique », a déclaré Dr Moeti.

Dr Moeti s’est exprimée aujourd’hui lors d’une conférence de presse en ligne avec les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique).

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Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est entretenu ce 28 juillet avec son homologue tunisien, Othman Jerandi, avec qui il a été en contact étroit au cours des derniers jours. Il a indiqué que la situation en Tunisie est suivie avec la plus grande attention par les autorités françaises.

Il a souligné l’importance de la nomination rapide d’un Premier ministre et de la formation d’un gouvernement qui soit à même de répondre aux attentes des Tunisiens, dans le contexte de crise que traverse le pays. Il a rappelé à cet égard le soutien de la France aux Tunisiens, notamment sur le plan sanitaire.

Jean-Yves Le Drian a insisté sur la nécessité de préserver le calme et l’État de droit, et de permettre un retour rapide au fonctionnement normal des institutions démocratiques tunisiennes.

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jeudi, 29 juillet 2021 18:47

JO-2020 : Tableau des médailles mercredi

Tokyo – Voici le tableau des médailles des Jeux olympiques de Tokyo mercredi:

Or Argent Bronze Total

Japon 13 4 5 22

Chine 12 6 9 27

Etats-Unis 11 11 9 31

Russie* 7 10 6 23

Australie 6 1 9 16

Grande-Bretagne 5 6 5 16

Corée du Sud 4 2 5 11

Allemagne 3 2 5 10

France 3 2 3 8

Pays-Bas 2 6 3 11

Canada 2 3 4 9

Hongrie 2 1 2 5

Slovénie 2 1 1 4

Kosovo 2 0 0 2

Italie 1 6 8 15

Suisse 1 3 2 6

Taïwan 1 2 3 6

Brésil 1 2 2 5

Géorgie 1 2 0 3

Roumanie 1 2 0 3

Serbie 1 1 2 4

Autriche 1 1 1 3

Hong Kong 1 1 0 2

Tunisie 1 1 0 2

Croatie 1 0 1 2

Estonie 1 0 1 2

Ouzbékistan 1 0 1 2

Bermudes 1 0 0 1

Equateur 1 0 0 1

Fidji 1 0 0 1

Iran 1 0 0 1

Lettonie 1 0 0 1

Norvège 1 0 0 1

Philippines 1 0 0 1

Thaïlande 1 0 0 1

Espagne 0 2 1 3

Nouvelle-Zélande 0 2 1 3

Afrique du Sud 0 2 0 2

Indonésie 0 1 2 3

Mongolie 0 1 2 3

Belgique 0 1 1 2

République tchèque 0 1 1 2

Bulgarie 0 1 0 1

Colombie 0 1 0 1

Danemark 0 1 0 1

Inde 0 1 0 1

Jordanie 0 1 0 1

Macédoine du Nord 0 1 0 1

Pologne 0 1 0 1

Turkménistan 0 1 0 1

Venezuela 0 1 0 1

Kazakhstan 0 0 3 3

Ukraine 0 0 3 3

Egypte 0 0 2 2

Mexique 0 0 2 2

Turquie 0 0 2 2

Argentine 0 0 1 1

Côte d’Ivoire 0 0 1 1

Cuba 0 0 1 1

Irlande 0 0 1 1

Israël 0 0 1 1

Koweït 0 0 1 1

NDLR: la Russie, suspendue à la suite d’un scandale de dopage, concourt sous drapeau neutre et sous l’appellation comité olympique russe.

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La Mauritanie et Tchad ont insisté mardi sur la nécessité d’approfondir la collaboration entre les États membres du G-5 Sahel afin de mieux prévenir la criminalité transfrontalière organisée et de lutter plus efficacement contre le terrorisme et l’extrémisme.

Dans un communiqué sanctionnant la visite à Nouakchott du Président de la République du Tchad, Président en exercice du G5 Sahel, Mahamat Idriss Déby Itno, à l’invitation du président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, les deux Chefs d’État ont exprimé leurs vives préoccupations face à la résilience des groupes terroristes dans le Sahel et le bassin du lac-Tchad.

Ils ont ainsi convenu de la nécessité de poursuivre et de concrétiser la montée en puissance et l’autonomisation de la Force Conjointe du G5 Sahel, tout en appelant à une mutualisation des moyens et une synergie des efforts pour plus d’efficacité dans les opérations militaires.

A cet égard, poursuit la même source, ils ont souligné l’urgence de la transformation de la Force Conjointe du G5 Sahel en une véritable force autonome dans ses opérations, son fonctionnement et sa gestion financière.

Dans ce sens, ils ont réitéré leur appel aux Nations Unies pour examiner la question d’un financement pérenne de la Force du G-5 Sahel à travers l’octroi à cette force d’un mandat sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies, précise le communiqué.

Au cours de cette visite, les deux Chefs d’État se sont entretenus en tête-à-tête des relations bilatérales et des questions sous régionales et continentales d’intérêt commun.

Composée de la Mauritanie, du Burkina Faso, du Mali, du Tchad et du Niger, le G-5 Sahel œuvre depuis 2014 à la coordination de l’action des pays membres pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement dans la région sahélo-saharienne.

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L’Algérie a expulsé plus de 1.200 migrants ouest-africains, dont des Nigériens, vers le Niger depuis l’annonce de la réouverture de la frontière terrestre entre les deux pays le 14 juillet, a annoncé, lundi, l’Organisation internationale des migrations (OIM).

“Le 18 juillet, un convoi officiel de 515 rapatriés nigériens est arrivé d’Algérie. Le 16 juillet déjà, 752 migrants originaires d’Afrique de l’Ouest sont arrivés à pied à Assamaka, ville (nigérienne) la plus proche de la frontière algérienne”, a indiqué le bureau de l’OIM au Niger, sur sa page Facebook.

“Après leur dangereux et éprouvant périple”, les migrants “ont tous reçu des biens non alimentaires (kits d’hygiène, couvertures, nattes,) grâce au financement du ministère de l’Intérieur italien”, a ajouté la même source.

Selon l’ONU, l’Algérie a expulsé depuis 2014 des dizaines de milliers de migrants irréguliers originaires d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Des ONG algériennes et internationales ont souvent accusé les autorités algériennes d’arrêter arbitrairement et d’expulser collectivement des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, parfois en les abandonnant sans eau ni nourriture en plein désert.

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Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) a appelé mercredi à l’ouverture de routes vitales pour l’acheminement de l’aide au Tigré, prévenant que cette région éthiopienne en guerre déjà menacée par la famine risquait de se retrouver à court de provisions alimentaires.

Un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) a été attaqué le 18 juillet sur l’unique route permettant encore la livraison d’aide humanitaire au Tigré, passant par Semera, capitale de la région voisine de l’Afar, avaient annoncé les Nations unies le lendemain.

Près de 150 camions de nourriture et d’autres fournitures sont bloqués à Semera “dans l’attente d’autorisations de sécurité”, tandis que 44 autres sont partis mardi en direction du Tigré, a précisé l’Ocha dans un communiqué.

Cette route est devenue vitale pour la livraison de l’aide humanitaire au Tigré, après la destruction en juin de ponts cruciaux situés sur d’autres axes.

Le dernier convoi a atteint la capitale régionale, Mekele, le 12 juillet, et les rations ne permettront de tenir que jusqu’à vendredi, a souligné le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, ajoutant que les aliments pour quelque 4.000 enfants en état de malnutrition allaient également bientôt manquer.

Après des mois de tensions croissante, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, prix Nobel de la Paix en 2019, a envoyé l’armée fédérale au Tigré (Nord) en novembre 2020, pour destituer les autorités régionales, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Il a déclaré victoire fin novembre après la prise de Mekele, mais les combats se sont poursuivis et, fin juin, les rebelles pro-TPLF ont regagné la majeure partie de la région, dont la capitale.

Le conflit a aggravé la crise humanitaire, poussant 400.000 personnes dans la famine au Tigré, selon l’ONU.

“Le manque de matériel, de carburant et d’équipements de communication devrait porter un coup d’arrêt aux opérations humanitaires dans deux semaines”, a affirmé l’Ocha, estimant les besoins à 600 camions d’aide hebdomadaires. L’agence a exhorté les belligérants à protéger les civils et les travailleurs humanitaires.

hn

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La suspension, voire l’expulsion, de la “rasd”, un groupe armé qui n’a pas les attributs d’un Etat souverain, de l’Union africaine (UA) ne doit pas être considérée comme un tabou ou un objectif irréalisable, ont estimé mardi les participants à un séminaire tenu à Accra sous le thème “L’impératif de la relance économique : Comment la résolution de la question du Sahara peut-elle renforcer l’intégration régionale et continentale de l’Afrique”.

Les participants à l’événement organisé par le think tank ghanéen Imani Center for Policy and Education ont critiqué à cet égard l’admission dans l’Organisation de l’unité africaine (OUA), puis son maintien par l’UA, d’une “entité non étatique, qui est depuis une source d’obstructions et de divisions”.

Selon les participants, l’UA devrait corriger cet “héritage encombrant” et cette “erreur historique”, a indiqué, dans un communiqué, l’Imani Center for Policy and Education.

Ainsi, la suspension, voire l’expulsion, de la “rasd”, un groupe armé n’ayant aucun des attributs d’un État souverain, ne doit pas être considérée comme un tabou ou un objectif hors de portée, ont-ils souligné.

“Sa réalisation ne se veut pas une ambition exclusivement marocaine, mais une ambition qui pousse les États africains à mettre fin aux divisions superflues, et à arrêter l’instrumentalisation d’une organisation censée servir un idéal et un objectif panafricain.”

Les participants à l’événement ont déclaré que les blocages politiques, tels que la question du Sahara, constituent aujourd’hui un obstacle majeur à l’intégration économique de l’Afrique.

Ils ont souligné, en ce sens, la nécessité de trouver une solution réaliste et définitive à ce différend de longue date, qui ne peut que constituer une percée dans la consolidation régionale et continentale de l’Afrique, surtout dans le contexte actuel, marqué par l’urgence induite par les répercussions économiques et sociales de la pandémie du COVID-19.

Plusieurs participants ont affirmé que la résolution de la question du Sahara est une étape nécessaire pour renforcer l’intégration économique du continent, compte tenu de sa dynamique actuelle marquée par l’exclusivité du processus des Nations Unies et la prééminence du plan d’autonomie marocain comme solution politique “sincère, réaliste, crédible et inclusive”.

Dans le contexte actuel, marqué par l’urgence de la relance économique – pour l’unité, l’intégration et la sécurité globale du continent – le récent incident de Guerguerat démontre la nécessité de dépasser les blocages politiques et les positions idéologiques improductives, ont-ils souligné.

Les participants ont analysé en détail l’obstruction pendant trois semaines par le Polisario d’une route vitale et stratégique – reliant l’Europe, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest – qui a mis en danger les pays voisins, la région et la sécurité économique de tout le continent.

Cet incident a également mis en évidence l’importance et le poids de la coopération entre le Maroc et les pays d’Afrique de l’Ouest, a-t-on ajouté.

Par ailleurs, les participants ont passé en revue les solutions dont dispose l’UA pour rééquilibrer sa position sur la question et jouer pleinement son rôle de neutralité en contribuant à promouvoir une solution durable à un différend qui entrave le fonctionnement de l’UA ainsi que l’intégration globale du continent.

Reconnaissant la dynamique actuelle autour de la question du Sahara, les participants ont relevé que le processus du Conseil de sécurité des Nations Unies pourrait être soutenu par la contribution du Ghana pour atteindre une solution finale et réaliste, à la lumière de son prochain statut de membre non permanent du Conseil de sécurité.

Cet événement a rassemblé plusieurs parties prenantes ghanéennes et ouest-africaines, notamment d’éminents décideurs politiques, des experts, des universitaires, des chefs d’entreprise, des représentants de groupes de réflexion et de la société civile de Gambie, du Ghana, du Liberia, du Nigeria et du Sénégal.

Le séminaire visait à débattre et à discuter des défis actuels de l’UA de manière objective, scientifique et impartiale, dans le cadre d’un exercice hautement intellectuel et basé sur les faits, avec des experts crédibles et des décideurs influents. Accra étant l’hôte du secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), les discussions ont porté sur les défis de l’intégration économique régionale et continentale, avec un accent particulier sur le rôle des communautés économiques régionales.

Les participants ont souligné l’urgence d’une telle intégration et ont appelé à la mise en œuvre complète de la ZLECA et à sa protection contre tout blocage qui entrave l’idéal d’intégration du continent sur le terrain, comme l’a affirmé et soutenu l’UA.

Alors que l’intégration économique représente une urgence et une étape majeure dans la consolidation et le développement de l’Afrique, elle serait mise en péril si l’UA ne rationalise pas son architecture institutionnelle.

Selon les débats, la consolidation d’une telle architecture impose à l’UA d’achever sa réforme institutionnelle et de renforcer sa résilience face aux agendas séparatistes et sécessionnistes, qui constituent une menace réelle dans de nombreux pays africains.

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