Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Le nombre de personnes décédées à cause du Covid-19 en Inde a franchi mercredi la barre des 200.000 dont un record de 3.293 décès signalés en 24 heures, selon le ministère indien de la Santé.

L’Inde a enregistré à ce jour un total de 18 millions de contaminations, avec un record de 360.000 nouveaux cas recensés sur les dernières 24 heures, précise la même source.

Des chiffres qui pourraient être plus élevés selon des experts qui attribuent cette nouvelle vague à la “double mutation” du virus mais aussi à des événements de masse, comme les meetings politiques et les fêtes religieuses dont le Khumb Mela qui a rassemblé des millions de pèlerins hindous.

L’Inde a jusqu’à présent administré 150 millions de vaccins et, à partir de samedi, le programme sera étendu à tous les adultes, ce qui signifie que 600 millions de personnes supplémentaires pourront en bénéficier.

Soucieuse de vacciner sa population, l’Inde a bloqué les exportations du vaccin AstraZeneca fabriqué sur son sol par le Serum Institute of India (SII) et décidé dernièrement d’accélérer les approbations d’urgence de tous les vaccins anti-Covid-19 qui ont été autorisés par les pays occidentaux et le Japon, ouvrant la voie à d’éventuelles importations de vaccins Pfizer, Johnson & Johnson, Novavax ou encore Moderna.

De nombreux Etats signalent toutefois des ruptures de stocks de vaccins et les experts appellent le gouvernement à donner la priorité aux groupes vulnérables et aux régions les plus touchées.

L’Inde a enregistré près de cinq millions de nouvelles contaminations sur ce seul mois d’avril, réduisant à néant les espoirs du début de l’année d’avoir réussi à surmonter le pire de la pandémie.

mc

 
 

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L’organisation des Nations-Unies a condamné, mardi dans une déclaration conjointe avec ses partenaires internationaux, la flambée de violence dans la capitale somalienne Mogadiscio dimanche dernier, tout en appelant toutes les parties prenantes à faire preuve de retenue et à reprendre le dialogue.

Dans un communiqué conjoint, l’ONU et ses partenaires rappellent avoir averti à plusieurs reprises que la prorogation des mandats entraînerait une crise politique et compromettrait la paix, la stabilité et la sécurité en Somalie.

Les affrontements en Somalie font suite à des mois de tensions depuis que le président du pays n’a pas tenu les élections présidentielles et parlementaires prévues avant février, puis, deux mois plus tard, a prolongé son mandat de deux ans. Les opposants du président ont qualifié cette prolongation d’inconstitutionnelle.

L’ONU et ses partenaires craignent que les combats ne dégénèrent en une confrontation plus large qui pourrait anéantir des années de progrès modestes mais réguliers vers la transformation de la Somalie en un État fonctionnel.

“A la suite des violences du 25 avril, nous exhortons toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à reprendre le dialogue et à éviter les actions unilatérales qui pourraient conduire à une nouvelle escalade”, disent-ils.

Le communiqué est signé par la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), la Belgique, le Canada, le Danemark, Djibouti, l’Égypte, l’Union européenne (UE), la Finlande, la France, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l’Irlande, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, le Soudan, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni, les États-Unis et les Nations Unies.

Dans une déclaration séparée publiée lundi soir, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit profondément préoccupé par les récents affrontements armés à Mogadiscio et a réitéré son appel à toutes les parties prenantes somaliennes « à s’abstenir de nouvelles violences et à résoudre leurs différends par le dialogue et le compromis ».

“Le Secrétaire général exhorte toutes les parties prenantes somaliennes à reprendre immédiatement les négociations et à conclure un accord sur la base du modèle électoral du 17 septembre”, a dit son porte-parole dans cette déclaration.

hn

 
 

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Le Conseil des ministres espagnol a approuvé, mardi, le plan de relance, de transformation et de résilience de l’économie, qui sera envoyé cette semaine à Bruxelles pour évaluation.

Il s’agit du “plan économique le plus ambitieux que notre pays ait connu dans son histoire la plus récente”, a indiqué la ministre des Finances et porte-parole du gouvernement, María Jesús Montero, lors d’un point de presse au terme du Conseil hebdomadaire, estimant que ce programme doit jeter les bases “pour que les générations futures puissent avoir un pays meilleur, plus durable, plus productif et plus social”.

Dans ce sens, Mme Montero a rappelé que l’accord conclu lors du Conseil européen du 21 juillet a permis la mise en œuvre d’un paquet d’aides pour faire face à la crise économique découlant du Covid-19, grâce auquel l’Espagne recevra 140.000 millions d’euros entre 2021 et 2026, dont 70.000 en transferts.

Les 212 mesures auxquelles ces fonds seront affectés constituent le plan de relance, de transformation et de résilience, qui propose 110 investissements et 102 réformes et quatre axes de transformation : la transition écologique, la transformation numérique, la cohésion sociale et territoriale et l’égalité des sexes.

Parmi ses objectifs, a détaillé Mme Montero, figurent la modernisation du tissu productif et de l’administration, l’augmentation du potentiel de croissance de l’économie, le renforcement de l’emploi de qualité, le passage à une économie plus verte et plus durable et la réduction des disparités sociales.

mc

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Le Sénat brésilien a mis en place, mardi, une commission d’enquête sur la gestion de la pandémie de covid-19 et des “omissions” présumées du gouvernement dans l’un des pays les plus sinistrés au monde.

La commission sera dominée par l’opposition et les sénateurs “indépendants” qui seront appelés à vérifier la viabilité de la réponse du gouvernement de Jair Bolsonaro à une pandémie qui a fait jusqu’à présent près de 395.000 morts dans le pays sud-américain.

La commission compte onze membres et sept suppléants avec des pouvoirs pour mener l’enquête et convoquer des ministres et d’autres autorités pour qu’ils témoignent.

Parmi les partis représentés dans la commission, seuls quatre sont ouvertement pro Bolsonaro, contre sept autres de l’opposition ou qui maintiennent une position d'”indépendance critique” vis-à-vis du gouvernement.

Omar Aziz, du parti social-démocrate (PSD), une formation du centre qui se déclare indépendante, a été élu président du Conseil d’administration de la commission, dont les membres ont été désignés lors de la première session.

Le poste clé d’instructeur est revenu à Renan Calheiros, du Mouvement démocratique brésilien (MDB), une formation de centre-droit proche de l’opposition.

L’enquête vise à déterminer les responsabilités dans les problèmes de gestion de la pandémie, que l’opposition attribue directement au déni de Bolsonaro et à l’extrême droite qu’il dirige.

Bolsonaro, de son côté, attribue les causes du manque de contrôle de la crise sanitaire et de l’effondrement actuel des hôpitaux aux gouverneurs et aux maires, chargés de gérer les fonds alloués par le gouvernement fédéral pour lutter contre le coronavirus.

La commission disposera d’un délai initial de 90 jours renouvelables pour mener l’enquête.

 mc
 

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La Cour Suprême britannique examine mercredi un recours de Google contre une plainte en nom collectif lancée par une association de consommateurs et accusant le géant américain d’avoir collecté illégalement des données personnelles d’utilisateurs de l’iPhone.

La plus haute juridiction au Royaume-Uni va se pencher sur cette affaire durant deux jours, avant de rendre sa décision ultérieurement sur la poursuite ou non de cette procédure contre Google.

L’association “Google You Owe Us” (Google, tu nous dois quelque chose), menée par l’ancien dirigeant de l’association de consommateurs Which?, Richard Lloyd, tente d’obtenir au moins 1 milliard de livres d’indemnisations pour plus de 4 millions d’utilisateurs en Angleterre et au Pays de Galles.

En première instance, la Haute Cour de Londres avait refusé en octobre 2018 d’autoriser une telle procédure, avant que la Cour d’appel en octobre 2019 n’en décide autrement et permette à la procédure de se poursuivre.

Ce revers a conduit Google à faire appel devant la Cour Suprême afin d’empêcher que l’action de groupe ne puisse aboutir, estimant que l’accusation n’a pas montré de preuve que les utilisateurs avaient été pénalisés.

L’association accuse Google d’avoir contourné les options de sécurité de l’iPhone et collecté des données personnelles entre août 2011 et février 2012 en utilisant le navigateur Safari.

Des informations concernant l’origine sociale ou ethnique, la santé, les opinions politiques, les préférences sexuelles des utilisateurs ou encore leurs habitudes d’achat avaient été collectées, selon l’accusation, ajoutant que ces informations étaient ensuite compilées puis proposées à des annonceurs.

“Google a illégalement fait un mauvais usage des données de millions d’utilisateurs de l’iPhone sans leur consentement et nous voulons qu’il rende des comptes”, a estimé M. Lloyd dans une déclaration avant l’audience de la Cour Suprême.

De son côté, une porte-parole du géant américain a estimé que la plainte porte sur “des événements qui sont survenus il y a dix ans auxquels nous avons répondu à ce moment-là”.

Une affaire semblable avait été portée devant la justice britannique en 2015 par trois personnes. Ces dernières avaient obtenu un accord resté confidentiel mais qui avait ouvert la porte à une action collective, selon Google You Owe Us.

hn

 
 

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mercredi, 28 avril 2021 12:34

Terrorisme: La France durit le ton

Déterminé à renforcer l’arsenal juridique de lutte contre le terrorisme, le gouvernement français présente, mercredi, en Conseil des ministres, un nouveau projet de loi sur le renseignement et la lutte antiterroriste.

Fort de 19 articles, ce texte, présenté par le ministère de l’Intérieur et celui de la Justice, vise principalement à “actualiser”, voire renforcer, plusieurs dispositions de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme d’octobre 2017.

Selon les médias du pays, ce projet de loi n’est, pour l’essentiel, que le toilettage d’un arsenal de dispositions déjà existantes, mais que l’exécutif voulait graver dans le marbre législatif.

Le projet de loi prévoit un recours facilité aux perquisitions administratives. Il prévoit aussi des mesures à la sortie de prison pour les détenus condamnés pour terrorisme à des peines d’au moins cinq ans, et considérés comme particulièrement dangereux.

Ces détenus auront pour obligation d’établir leur résidence en un lieu donné, de répondre aux convocations du juge de l’application des peines ou encore de respecter une prise en charge sanitaire, sociale, éducative ou psychologique. Le non-respect de ses mesures, qui peuvent durer jusqu’à cinq ans, sera passible d’un an de prison.

Le projet de loi propose aussi d’interdire de rassemblement les personnes sous surveillance administrative.

Outre la fermeture administrative de lieux de culte accusés d’être liés à des faits de nature terroriste, le texte offre la possibilité de fermer des locaux dépendants de ces établissements.

Sur le volet renseignement, le projet de loi pérennise la technique controversée de l’algorithme, qui permet le traitement automatisé des données de connexion pour détecter les menaces, tout en l’étendant aux adresses web (“URL”).

Il élargit la possibilité d’obtenir le concours des opérateurs de communications électroniques et porte à deux mois la durée d’autorisation de la technique de recueil de données informatiques. Il autorise aussi la conservation de renseignements à des fins de recherche et facilite l’interception des correspondances échangées par voie satellitaire.

Ce volet inquiète particulièrement les associations de défense des libertés publiques qui dénoncent une surveillance de masse.

“Nous n’avons aucune garantie, aucun texte, aucune information, aucune transparence sur ce que feront les algorithmes, alors même que l’Union européenne a dit que la loi française en matière de surveillance de masse était contraire aux libertés fondamentales garanties par l’Union européenne”, affirme Arthur Messaud, juriste à la Quadrature du Net, une association de défense et de promotion des droits et liberté sur Internet, fondée en 2008.

Mais pour le gouvernement, l’objectif est de pouvoir identifier des personnes isolées, qui passent sous les radars des services de renseignement mais qui laissent des traces numériques de leur radicalisation.

aaa

 
 

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mercredi, 28 avril 2021 12:24

Moscou expulse sept Diplomates Européens

La Russie a annoncé mercredi l’expulsion de sept diplomates de quatre pays de l’Union européenne ayant récemment expulsé des diplomates russes en solidarité avec la République tchèque dans une affaire d’espionnage.

Dans deux communiqués, le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué que trois diplomates slovaques, deux Lituaniens, un Estonien et un Letton, dont les Etats sont aussi membres de l’Otan, devront quitter prochainement la Russie.

Moscou précise que les ambassadeurs lituanien, letton et slovaque, ainsi qu’un mandataire de l’ambassade estonienne ont été informés de cette décision lors d’une convocation mercredi au siège de la diplomatie russe.

Cette dernière a accusé les pays baltes de poursuivre “une ligne ouvertement hostile” à la Russie, en faisant preuve dans le cas présent d’une “pseudo-solidarité” avec Prague. Elle a exigé que leurs diplomates quittent le pays d’ici sept jours.

Moscou a par ailleurs reproché à Bratislava une “fausse solidarité avec la campagne de provocations anti-russes de la République tchèque” et a demandé que les trois diplomates slovaques concernés quittent la Russie d’ici le 5 mai.

Le gouvernement tchèque a accusé la semaine dernière les services secrets russes d’avoir causé l’explosion en 2014 d’un dépôt de munitions, provoquant la mort de deux personnes. Prague a ensuite expulsé 18 diplomates russes présentés comme des espions.

Moscou a riposté en demandant à 20 diplomates tchèques de quitter son territoire, tandis que la Slovaquie, la Roumanie et les pays baltes ont annoncé l’expulsion de diplomates russes, en solidarité avec Prague.

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Directeur d’une école confessionnelle, il porte aussi la casquette de président d’une ong islamique à Yamoussoukro. Pour la première année de ses activités, M. Bakary Fofana comble déjà apprenants et parents d’élèves par la qualité de son enseignement. Récemment, de passage dans la capitale politique de la côte d’ivoire, nous l’avons rencontré et interrogé. Dans cet entretien, il présente son école et son organisation caritative à allo police.

Bonjour Monsieur le directeur, présentez-vous à nos lecteurs ?

M. Bakary Fofana, anciennement professeur de cafop à Yamoussoukro de 1981 à 2004. Je suis à la retraite. Je suis le directeur général du groupe scolaire Mariam Fofana Al Maarifa (le temple du savoir en arabe) de Yamoussoukro. Ce groupe scolaire a été construit par mon petit frère Lancina Fofana, inspecteur général de l’enseignement professionnel et technique. Je suis aussi président de l’ong amaloul atfal qui prend en charge les enfants démunis dans la communauté musulmane.

Qu’est-ce qui fait la particularité de cette école ?

La particularité est que c’est l’une des rares écoles confessionnelles islamiques de Côte d’Ivoire. C’est une nouveauté. Habituellement, ce sont les enfants musulmans qui fréquentaient les écoles confessionnelles chrétiennes. Avec notre école, vous trouvez des écoliers de confession islamique, chrétienne et autres dans les salles de classe.

Quel programme scolaire appliquez-vous ici ?

Ce groupe scolaire est lune des rares écoles confessionnelles musulmanes de Côte dIvoire.

Nous appliquons le programme scolaire national d’enseignement. Ce programme est ensuite renforcé avec des cours d’initiation à la pratique de l’islam en arabe pour les élèves musulmans. Il y a aussi l’apprentissage de l’anglais et de l’informatique à tous les élèves.

C’est quoi votre objectif principal ?

C’est de faire de notre groupe scolaire une école d’excellence et aussi former des cadres musulmans de demain. Ils doivent savoir lire le coran et le mémoriser. Ils doivent savoir bien pratiquer leur religion et en tant qu’intellectuels, savoir faire la promotion quand ils en sortent.

                           

Quand les élèves musulmans font leur cours d’arabe que font les élèves d’autres confessions ?

Ils font soit leur cours d’anglais ou d’informatique.

Combien de classes compte le groupe scolaire ?

Nous avons en projet 36 classes dont 12 classes maternelles et 24 classes primaires. Nous attendons l’autorisation pour ouvrir le collège l’année prochaine. Les bâtiments sont fin prêts. Cette année, nous avons ouvert l’école avec 3 classes maternelles (petite et grande section) avec un effectif de 155 élèves et 6 classes primaires du cp1 au cm2. Le 1/3 des élèves est de confession chrétienne. Leurs parents nous ont fait confiance parce que nous appliquons le programme national d’enseignement. Et nous avons des enseignants chevronnés. Nous respectons la foi de chaque élève. Nous respectons la diversité.

Quel est le niveau des élèves que vous recrutez chez vous ?

Nous recevons des élèves qui nous viennent d’autres écoles surtout publiques avec un niveau très faible. Comment comprendre que des élèves au niveau CM ne puissent pas écrire leur nom ? C’est impossible. Mais avec la qualité de nos enseignants, ces élèves ont de bonnes moyennes en quelques mois d’étude.

A qui la faute si le niveau des élèves est si bas dans les écoles publiques ?

On ne va pas jeter la pierre à quelqu’un sans chercher à savoir qui a fait quoi ? Je crois qu’il faut mener une véritable enquête pour mieux comprendre afin de mieux situer les responsabilités. Mais déjà, il faut qu’on se dise la vérité. C’est surprenant qu’on laisse ses enfants en classe de CM2 passer en sixième avec ces faiblesses académiques. Une fois au collège, ils sont tous renvoyés parce que ne faisant pas le poids.

C’est quoi la réalité chez vous concernant les effectifs ?

Chez nous on prend en compte les effectifs des élèves par classe. Si vous donnez plus de 90 élèves à un enseignant, quel miracle voulez- vous qu’il réalise? Voilà pourquoi, nos effectifs n’excèdent guère 40 élèves.

La réussite des apprenants est en partie due à l’environnement dans lequel ils évoluent. Respectez-vous cela ?

Notre groupe scolaire est situé à la sortie de la ville de Yamoussoukro sur la route de oumé. Le cadre est propice parce qu’apaisant, grand et propre. Nous disposons aussi de deux cars de ramassage pour les élèves. Une libraire et une bibliothèque. Pour les tout-petits, nous avons aménagé une crèche et tout ce dont un enfant de la maternelle a besoin pour mieux s’épanouir.

A quoi ressemble une journée au groupe scolaire Mariam Fofana Al Maarifa ?

Ici, les cours commencent à 7h30 et à midi, enseignants et élèves mangent à la cantine. Après quoi, ils se reposent pour reprendre à 14h. Les enseignants et élèves musulmans prient ensemble à 13h30 avant d’aller en classe. Les cours reprennent jusqu’à 15h30 puis on arrête tout. Les musulmans font les ablutions pour prier et à 16h, les cars ramassent tout le monde pour regagner les domiciles.

Pendant que les élèves musulmans prient, que font les autres élèves d’autres confessions ?

Les autres élèves restent en classe avec leur professeur pour étudier.

Comment les élèves musulmans rattrapent les cours manqués au moment de leurs prières ?

Les emplois du temps sont faits de sorte à ce que les enseignants aient des plages de révisions du même cours. Alors au moment où les élèves non musulmans révisent, les élèves musulmans se rattrapent.

Avez-vous des retours satisfaisants de la part des parents d’élèves?

Oui, nous avons assez de bons retours. Des parents d’élèves satisfaits du niveau de leurs enfants viennent nous faire de la nourriture pour la cantine. C’est encourageant et ça fait chaud au cœur. Nous avons deux agréments d’ouverture de ce groupe scolaire ; l’un pour la maternelle et l’autre pour le primaire. Officiellement nous sommes reconnus par l’Etat. L’inspection de l’enseignement nous rend régulièrement visite. La progression est bonne.

Quelle différence entre les madersa et votre groupe scolaire ?

Dans les madersa, ou écoles coraniques, après la formation, on maitrise la religion mais sans débouchés. Chez nous, on veut former des hauts cadres musulmans qui puissent s’engager en politique ; ils peuvent être économistes, philosophes, journalistes mais ils doivent maitriser leur religion, savoir lire l’arabe, maitriser l’anglais et l’informatique. Ils auront des débouchés partout où ils iront.

Quelle est votre vision ?

Nous comptons agrandir notre groupe scolaire et en faire une école d’excellence. A présent, une infirmerie est en construction. Nous comptons lancer les activités de notre l’ong « amaloul atfal ». L’objectif est de scolariser les enfants musulmans en milieu défavorisé. Pour la première année, nous avons inscrit en 2021, 20 enfants qui sont pris en charge de la maternelle jusqu’à la terminale. Ils sont scolarisés, nourris et transportés. Avec le temps, nous comptons augmenter ce nombre. Par ailleurs, nous primons déjà les meilleurs élèves lors des compositions en présence de leurs parents. Cela les motive à faire mieux. La meilleure chose à donner à un enfant, c’est une bonne éducation.

source : allo police

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Les Etats-Unis ont appelé, lundi au niveau des Nations-Unies, à investir dans la capacité mondiale à prévenir et répondre efficacement aux menaces de maladies infectieuses, estimant que les pays du monde devraient être prêts pour “la prochaine pandémie”.

“La leçon à trier de l’année écoulée est claire : le monde a à peine résisté à cette pandémie. Nous devons être prêts pour la prochaine”, a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, lors d’un dialogue virtuel fermé organisé à l’initiative des Etats-Unis et d’autres pays sur les préparatifs et l’intervention en cas de pandémie.

“Nous ne pouvons pas continuer à sous-investir (…) dans notre capacité à prévenir, détecter et répondre aux menaces de maladies infectieuses. C’est pourquoi nous avons invité des experts, des parties prenantes externes et des dirigeants de premier plan à discuter avec nous aujourd’hui”, a-t-elle indiqué lors de cette réunion.

Selon l’ambassadrice US, cette rencontre devait être l’occasion d’écouter des “idées audacieuses” afin d’explorer par la suite les prochaines étapes spécifiques, et définir “une feuille de route claire pour le reste de 2021” en matière de préparation et de lutte contre les pandémies.

“Nous devrons nous attaquer à des problèmes, comme l’établissement d’un financement durable de la sécurité sanitaire au-delà de l’aide étrangère au développement, la mise en place de mécanismes de responsabilisation pour la surveillance (…), afin que nous puissions mettre en œuvre une réponse rapide si – et quand – la prochaine pandémie frappe”, a-t-elle encore plaidé.

Mme Thomas-Greenfield a aussi fait savoir que les Etats-Unis comptent lancer un nouvel appel à l’action dans ce sens, à l’occasion de la réunion de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens prévue plus tard cette semaine.

mc

 
 

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Le chef du gouvernement italien Mario Draghi a présenté lundi au Parlement son plan de relance de 222,1 milliards d’euros qui met selon lui en jeu “la crédibilité” du pays, au moment où les bars, restaurants, cinémas et salles de spectacles rouvraient partiellement.

A travers ce plan financé par l’Union européenne, l’Italie joue son “destin”, sa “crédibilité” et sa “réputation” en “tant que fondateur de l’Union européenne et protagoniste du monde occidental”, a-t-il déclaré solennellement.

“Nous sommes convaincus que nous réussirons à mettre en oeuvre ce plan!”, a-t-il lancé sous les applaudissements des députés. “Je suis certain que l’honnêteté, l’intelligence et le goût de l’avenir l’emporteront sur la corruption, la bêtise et les intérêts particuliers”.

Alors que le plan de relance italien doit être présenté à Bruxelles d’ici vendredi, la péninsule se déconfine et espère retrouver un semblant de normalité après des mois d’alternance entre fermetures drastiques et timides ouvertures.

Une grande majorité de la vingtaine de régions sont désormais classées en jaune, le niveau le plus bas de risque face à la pandémie. Les bars et restaurants y sont autorisés à servir en terrasse, et aussi le soir, pour la première fois depuis six mois, même si le couvre-feu débutant à 22H00 reste toujours en vigueur.

Au total, près de 140.000 bars, restaurants, pizzerias et gîtes ruraux devaient rouvrir lundi, selon le syndicat agricole Coldiretti.

Les cinémas, théâtres et salles de concert peuvent accueillir du public à hauteur de 50% de leurs capacités. Viendront ensuite les piscines, salles de gym et parcs de divertissement d’ici le 1er juillet.

“J’ai un carnet de bal bien rempli, avec des visites de musées, des restaurants et des bars, des fêtes!”, s’est réjoui Ottavio Rosati, réalisateur de 71 ans, attablé en terrasse d’un restaurant romain.

Plus sceptique, Maria Malatesta, enseignante de 63 ans, juge que les Italiens “sont un peu légers” mais se dit “favorable à ces réouvertures parce que l’économie doit reprendre”.

Fermé depuis six mois, le cinéma Beltrade à Milan (Nord) a été le premier du pays à ouvrir ses portes dès 6h00 (04H00 GMT), accueillant 82 clients qui ont commencé à faire la queue dès 5h20 pour voir “Journal intime” de Nanni Moretti.

“Ce sont des fous bien sympathiques. Regarder un film sur grand écran c’est autre chose que de le voir depuis son canapé”, a commenté sa propriétaire, Monica Naldi.

M. Draghi a subi les pressions des dirigeants des régions et de plusieurs manifestations en faveur d’un assouplissement des restrictions anti-Covid.

L’ex-président de la Banque centrale européenne a reconnu qu’il prenait un “risque calculé” alors que l’Italie continue d’enregistrer en moyenne plus de 300 morts chaque jour, même si les contagions et le nombre d’admissions en réanimation diminuent.

La campagne vaccinale a atteint un rythme de croisière avec environ 350.000 doses administrées chaque jour.

“Il est clair que si la réouverture progressive est interprétée comme un +retour à la vie d’avant+, un nouveau pic de contagions pourrait compromettre la saison estivale”, a mis en garde Nino Cartabellotta, spécialiste des questions de santé publique.

L’Italie, premier pays européen durement frappé par la pandémie début 2020, a perdu près d’un million d’emplois et subi une chute de son PIB de 8,9% en 2020.

La troisième économie de la zone euro compte sur le méga-plan de relance européen doté de 750 milliards d’euros pour revigorer son économie.

L’Italie en est le principal bénéficiaire avec 191,5 milliards d’euros de prêts et subventions. A ce montant s’ajoute un fonds complémentaire de 30,6 milliards d’euros programmé par l’Italie sur six ans.

Un premier “feu vert” de Bruxelles au plan italien est intervenu samedi, a annoncé Mario Draghi après un entretien téléphonique avec la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Parmi les priorités affichées figurent la rénovation d’infrastructures vieillissantes (autoroutes, voies ferrées…), les énergies renouvelables (hydrogène…), l’internet à haut débit et la numérisation des entreprises et des administrations.

Un autre objectif sera de combler le fossé entre le Nord et le Sud de la péninsule, tout en venant au secours des jeunes et des femmes, particulièrement affectés par la crise.

Mario Draghi met aussi l’accent sur l’importance de s’attaquer à des problèmes déjà présents avant la pandémie, comme la lourdeur de la bureaucratie italienne ou la lenteur légendaire de la justice du pays.

mc

 
 

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