Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Trois mesures visant à favoriser des économies post-COVID-19 plus résilientes et inclusives Depuis que la COVID-19 a frappé le monde, les économies africaines ont connu un ralentissement dramatique. Même les pays où le taux d’incidence initiale du virus était limité ont dû faire face à de graves répercussions économiques.

Les perturbations importantes des marchés agricoles et la flambée du chômage en Afrique subsaharienne ont réduit les revenus et entraîné une aggravation de l’insécurité alimentaire pour beaucoup de personnes.

S’assurer que l’aide financière d’urgence puisse atteindre rapidement les populations est devenu une priorité pour de nombreux pays, mais avec les confinements et la distanciation sociale, il n’était plus possible de recourir aux moyens traditionnels de distribution de l’aide. Les pays qui avaient investi dans leurs systèmes financiers pour les rendre plus inclusifs avant la pandémie ont pu atténuer les graves conséquences de ces chocs économiques pour les ménages.

Ces pays n’ont pas eu besoin de se réinventer radicalement pour pouvoir agir, mais ils ont utilisé de manière efficace des solutions établies propices à la numérisation, la croissance et l’inclusion. Il y a, bien entendu, une limite à la capacité des pays à élargir l’accès aux services financiers en période de crise. Il est donc temps de mettre à jour les réglementations et les infrastructures financières pour favoriser l’inclusion.

Alors que les dirigeants africains et mondiaux chercheront à mettre en œuvre les mesures que les pays peuvent prendre pour reconstruire leurs économies après la pandémie, à la suite de leurs discussions lors des réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI la semaine dernière, ils n’auront pas besoin de réinventer la roue. Voici trois suggestions sur la manière dont les pays peuvent rendre leurs économies plus résistantes aux futures crises, notamment au changement climatique, aux catastrophes naturelles et à la prochaine pandémie.

Tout d’abord, les pays doivent élaborer des réglementations en matière de services financiers qui offrent aux entreprises et à l’industrie un espace pour innover, tout en protégeant les consommateurs contre les risques, notamment en ce qui concerne la confidentialité des données et la cybersécurité.

Lorsque les pays adoptent les réglementations financières appropriées, il est possible de multiplier les avantages de l’inclusion financière en un rien de temps. Par exemple, les paiements mobiles au Ghana ont triplé entre 2014 et 2017, tandis que l’accès général aux comptes bancaires est passé de 41 % à 58 %. Le catalyseur de cette croissance remarquable a été l’introduction par la Banque du Ghana d’une nouvelle réglementation sur la monnaie électronique en 2015, qui a permis à des établissements non bancaires, comme les opérateurs mobiles, de posséder et de gérer des entreprises de paiement mobile, tout en simplifiant le processus pour les consommateurs qui ouvrent des comptes d’entrée de gamme. Ces réformes montrent comment les banques centrales peuvent étendre rapidement l’accès aux services financiers, tout en maintenant des systèmes sûrs et efficaces.

Mais la modernisation de la réglementation en matière de services financiers n’est qu’une partie de la solution. Les gouvernements doivent accroître leur capacité à identifier les citoyens et à effectuer des transactions avec eux de manière sûre et rapide. La deuxième mesure que les gouvernements devraient prendre pour reconstruire leurs systèmes financiers et bâtir des économies plus résilientes consiste à investir dans des infrastructures inclusives de paiement numérique et d’identification.

Pendant la pandémie de la COVID-19, les pays disposant d’un niveau élevé de connectivité en matière de paiement et d’identification ont pu rapidement identifier et effectuer des paiements aux ménages pouvant bénéficier de fonds d’urgence. Grâce aux systèmes de paiement et d’identification numériques, les individus n’ont plus besoin de remplir des formulaires papier ou de faire la queue dans les files d’attente pour recevoir des fonds d’urgence ; ils peuvent faire leur demande en ligne ou par SMS et être payés de manière numérique.

En Namibie, où le taux d’adoption de l’identification est élevé et où la réglementation sur la monnaie électronique est favorable, les travailleurs non déclarés pouvaient demander une assistance par SMS ; les candidats retenus recevaient alors un jeton de portefeuille électronique qu’ils pouvaient retirer à un guichet automatique ou utiliser pour des transactions numériques. En trois semaines, le gouvernement a distribué de l’argent par voie numérique à plus d’un tiers des adultes en âge de travailler.

À l’opposé, les pays dont la connectivité des paiements et les systèmes d’identification étaient limités disposaient d’options moins efficaces. Certains gouvernements ont dû donner physiquement de l’argent, tandis que d’autres se sont appuyés sur des mesures de protection sociale, telles que la subvention du prix des produits alimentaires ou du carburant.

Heureusement, les gouvernements qui cherchent à moderniser leurs systèmes financiers numériques n’ont pas besoin de partir de zéro. Ils peuvent utiliser de nouvelles plates-formes de paiement et d’identification open source, telles que Mojaloop et MOSIP, qui s’appuient sur les meilleurs cadres de confidentialité, de protection des données et de cybersécurité.

Ces innovations accélèrent déjà l’inclusion financière numérique dans plusieurs pays. L’Éthiopie et la Guinée explorent des projets pilotes basés sur la plate-forme MOSIP. Une troisième mesure que les gouvernements peuvent prendre pour construire des économies plus résilientes consiste à mettre les femmes au premier plan.

De plus en plus d’expériences démontrent que mettre de l’argent entre les mains des femmes pour les connecter au système financier moderne peut conduire à des avantages à long terme, y compris un plus grand pouvoir de décision dans leur famille, et une plus grande sécurité économique.

Grâce à des systèmes de paiement d’urgence ciblés, rendus possibles par des systèmes financiers numériques solides et inclusifs, les gouvernements ont soutenu l’activité économique et les femmes pendant la pandémie. Au Togo, le gouvernement a mis en place le système de transfert d’argent NOVISSI pour soutenir les citoyens les plus vulnérables, dont les revenus quotidiens ont été bouleversés par la pandémie.

Grâce à ce programme, plus de 370 0001 femmes au Togo ont reçu une aide financière entre avril et juin 2020. Il faudra du temps pour apprécier pleinement les résultats des mesures d’intervention rapide prises par les gouvernements pour atténuer l’impact économique de la pandémie. Il est clair, cependant, qu’au cours de l’année dernière, les gouvernements ont préservé des millions de vies et de moyens de subsistance grâce à une utilisation judicieuse de l’infrastructure financière numérique inclusive.2

Au sortir de la pandémie, les gouvernements ont l’occasion de tirer des enseignements de cette crise pour mettre en place des systèmes financiers inclusifs dont ils auront besoin pour faire face aux futures crises économiques. Ce faisant, ils peuvent également positionner leurs économies en faveur de la croissance et de la résilience en ce siècle numérique.

 Rodger Voorhies,

Président de la division "Global Growth & Opportunity" de la Fondation Bill et Melinda Gates

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"Ne pas s’opposer directement à la force, mais lui retirer son point d’appui".

Les organisations qu'elles soient politiques, militaires ou économiques évoluent au sein d'un environnement de plus en plus instable et complexe. On ne compte plus le nombre d'acteurs tombés dans la centrifugeuse médiatique et essorés par le tribunal de l'opinion. L'occurrence d'un événement, même mineur, peut neutraliser en un clin d'oeil n'importe quelle position. On parle alors de déstabilisation ou, plus exactement, d'un processus évolutif composé d'un ou plusieurs faits déclencheurs à même de menacer la survie d'un acteur.

Une vision classique de la stratégie, fondée sur une grammaire duale, bien qu'elle puisse garantir une position honorable, ne peut endiguer une manœuvre offensive : on peut commercialiser le meilleur produit (l’aura du président de la république SEM Alassane Ouattara), au meilleur prix (le vote massif aux dernières présidentielles), et crouler sous la pression d’un groupe armé (attaque de Kafolo) d'une pandémie soulevant un risque sanitaire etc...

Il apparaît en conséquence crucial de contrôler les multiples échiquiers qui gouvernent un marché (environnement, contexte) : des médias aux parlements, des partenaires en passant par les laboratoires (services secrets...) Là, au fond, où ne manqueront pas d'agir nombre d'acteurs pour enliser un compétiteur (les Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI).

L'environnement, toutefois, demeure hautement instable : une récurrence des attaques armées du cantonnement militaire à Kafolo peut lever un sentiment de peur chez les populations, briser l'image des FACI « bouc-émissaires » et entraîner par effet de chaîne, un désaveu. Les autorités militaires locales évoluant ainsi dans un brouillard de déclencheurs comme pris au piège dans un immense champ de mines.

Face à l’asymétrie dans la conflictualité à nos frontières, notamment dans la périphérie et la périmètrie de Kafolo, Il convient en conséquence d'identifier les normes, valeurs et croyances qui soutiennent la position des forces  armées de Côte d’ivoire (leur boucle OODA)* et celles de la guérilla.

Il importe en outre d'opérer une surveillance systématique de tout élément susceptible de bouleverser un des piliers clefs de la boucle OODA des FACI. Une détonation ou fusillade sur la ligne frontière ou aux abords du fleuve Comoé, d’où pourrait venir ces assaillants induit, par exemple, quasi automatiquement une controverse sur la légitimité du cantonnement militaire, sur sa capacité à protéger et défendre les populations locales. La conjonction d'évènements tels peut ainsi conduire, par contamination, à une dérégulation de la vie dans cette zone.

L’emploi  combiné du renseignement (sécurité, défense, militaire, sociétale et économique) joue à cet égard un rôle central, car il permet d'identifier tout signal avant-coureur de déstabilisation et d'aiguillonner la politique de défense à mettre en œuvre pour y remédier. 

Encore qu’il faille se mettre d’accord sur la sémantique du renseignement, du terroriste, du guérillero ou  agents subversifs etc…

      
Identification des points critiques, contrôle du renseignement et accompagnement des actions stratégiques traduisent en conséquence une articulation cruciale pour une défense significative des intérêts vitaux sur zone. Un dispositif d'influence et de contre-influence s'appuie ainsi schématiquement sur une coordination d'au moins trois leviers clefs que sont : le lobbying, les relations publiques et la gestion de crise. Le tout ayant pour principal objet de briser via une synergie des forces engagées par l’Etat  toute velléité et capacité de déstabilisation.

Une telle démarche demeure toutefois infiniment complexe, nous le concédons. Les belligérants  réagissent, les contextes évoluent et les risques prolifèrent. Il apparaît en conséquence particulièrement difficile de contrer les multiples menaces protéiformes qui rôdent sur zone du fait de la  mondialisation et globalisation, l’entrisme du fait du brassage culturel et l’interpénétration des populations. Mais une doctrine d’emploi des forces vives (civilo-militaire) bien coordonnée offrira une victoire sans ambages.

Il importe à ce titre d'appréhender avec soin la mécanique qui anime ces turbulences en vue d'apprendre à mieux les contrer. La finalité étant de garantir la pérennité d'une position (intégrité nationale et stabilité sur zone) en dépit du profond chaos ambiant qui semble s’installer progressivement depuis les attaques armées.

La riposte à l’attaque du cantonnement militaire de kafolo est un franc succès opérationnel et tactique. Mais l’objectivité nous oblige à admettre que c’est un échec stratégique et politique.

Selon nous, trois lignes d’opération stratégiques seraient clairement essentielles du point de vue des leçons tirées de cette expérience de la contre-insurrection ou contre-subversion c’est selon, afin de tenir la victoire finale et globale :

  • Maintien de la volonté politique à pointer le conflit sur zone.
  • Maintien du contrôle de la population (le centre de gravité pour les parties belligérantes).
  • Destruction de la structure politique et militaire de l’ennemi à chaque stade du conflit.

Nous nous gardons de définir les deux autres lignes d’Operations stratégiques  afin de ne pas alourdir notre note d’analyse, aussi les professionnels en la matière comprendront ceux dont nous parlons.

Par contre, nous définissons le maintien de la volonté politique à pointer le conflit sur zone pour une compréhension accessible par tous et pour tous.

Une leçon que la guerre démontre de façon très générale est qu’un pays peut très bien gagner une guerre militairement et la perdre politiquement. L’exemple de la France en Algérie en fait foi. La France a gagné la guerre militairement, mais elle l’a perdue politiquement.

Si le but de toute guerre est l’atteinte d’un certain objectif politique final, et pas seulement de battre militairement un ennemi sur le terrain, l’objectif final envisagé fournit le cadre qui impulsera tous les autres aspects de la guerre. Dès lors, l’objectif final est raisonnable et clairement énoncé, il produit une unité de pensée et d’action qui permet de définir les efforts logistiques, administratifs et diplomatiques nécessaires à mener la guerre à son terme.  Alors qu’un objectif final mal défini, manquant de clarté ou fluctuant produit de la confusion et de la discorde, ce qui ne permet généralement pas d’atteindre le succès escompté.

La première chose à faire dans notre cas, si l’on veut maintenir une volonté politique est de définir un objectif politique final réaliste qui donne de l’espoir à la population et mine la légitimité des insurgés, subversifs.

(*) Boucle OODA (Observation-Orientation-Décision-Action) du célèbre pilote américain JOHN BOYD, principe de combat

Quelques petitsconseil du Groupement de Vétérans du Renseignement : 

·         Retirez les téléphones aux soldats afin d’optimiser la communication dans les rangs

·         Engagez une vaste opération de recensement des résidents en introduisant le système de tutorat pour toute personne étrangère entrant sur la zone

·         Organiser des rafles systématiques à périodicité fluctuante afin de maintenir la pression sur zone.

Groupement de Vétérans du Renseignement 

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vendredi, 09 avril 2021 13:39

GB: Le Prince Philip est décédé

Le prince Philip (99 ans), époux de la reine d’Angleterre Elizabeth II, est décédé vendredi matin, a annoncé le palais de Buckingham.

“C’est avec une profonde tristesse que Sa Majesté la Reine annonce le décès de son époux bien-aimé, Son Altesse Royale le Prince Philip, duc d’Édimbourg”, écrit le palais de Buckingham dans un communiqué sur son site web.

“Son Altesse Royale est décédée paisiblement ce matin au château de Windsor”, ajoute-t-on.

Hospitalisé près d’un mois pour une pathologie préexistante, le prince Philip avait quitté le 15 mars l’hôpital, après une intervention chirurgicale.

Le prince Philip avait pris sa retraite en août 2017, après avoir participé à plus de 22.000 engagements publics officiels depuis l’intronisation de son épouse, la Reine Elizabeth II en 1952.

fm

 
 

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Deux policiers ont été blessés dans l’attaque mercredi d’un poste de police d’une région du sud-est du Nigeria, troisième incident du genre en moins de trois jours, a-t-on appris jeudi de source policière.

Des hommes armés ont pris d’assaut le quartier général de la police à Mbieri, dans l’État d’Imo, déclenchant une fusillade avec les policiers en service.

“Il y a eu une attaque contre la division mais elle a été repoussée par nos hommes”, a déclaré le porte-parole de la police de l’État, Orlando Ikeokwu, précisant que “deux officiers ont été blessés”.

Le sud-est du Nigeria connait ces derniers jours une recrudescence d’attaques visant les forces de sécurité dans des violences que les autorités imputent au Peuple indigène du Biafra (IPOB), un groupe séparatiste en lutte pour l’indépendance du peuple Igbo.

Mardi, un autre poste de police, dans la ville d’Ehime Mbano, a été incendié après avoir été attaqué par des hommes armés.

La veille, des assaillants faisant usage d’explosifs et de roquettes avaient fait irruption à l’aube dans une prison et au siège de la police à Owerri, la capitale de l’État, libérant plus de 1.800 détenus. Une cinquantaine d’entre eux ont été repris depuis.

L’IPOB a démenti toute implication, mais l’armée a annoncé mercredi qu’une opération conjointe des forces de sécurité était en cours “pour débusquer les mécréants”.

Les tensions restent fortes entre les groupes sécessionnistes biafrais – qui réclament un Etat indépendant dans le sud-est du pays – et le pouvoir central nigérian, 50 ans après la terrible guerre civile du Biafra (1967-1970) qui a fait près d’un million de morts, en majorité issus de l’ethnie igbo.

Les troubles dans le sud-est du Nigeria ne représentent que l’un des nombreux défis sécuritaires auxquels sont confrontées les forces de sécurité du président Muhammadu Buhari. Elles doivent également combattre une insurrection jihadiste de plus de dix ans dans le nord-est et des enlèvements massifs contre rançon et banditisme dans le nord-ouest du pays.

ng

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Au moins 132 personnes ont été tuées au Soudan dans des affrontements tribaux depuis samedi autour d’El-Geneina, capitale du Darfour-Ouest, selon le gouverneur de cette région troublée où l’état d’urgence a été décrété.

“Selon les rapports médicaux, le nombre de morts est à présent de 132”, a indiqué lors d’une conférence de presse à Khartoum Mohamed Abdallah Douma, le gouverneur de cette région frontalière du Tchad. Il a ajouté que “la situation était désormais relativement stable”, qu’il n’y avait “plus de combats” mais que le “pillage” continuait.

ng

 
 

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L’insécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest progresse, avec 19,6 millions de personnes en situation de “crise” actuellement, un nombre qui devrait bondir cet été, avertit le Réseau de prévention des crises alimentaires (RPCA) pour la région.

Pour juin et août 2021, période de soudure entre les récoltes, les différents acteurs de ce réseau, réunis jeudi en visioconférence, s’attendent à ce que 27,1 millions de personnes se retrouvent en besoin d’assistance immédiate. Soit plus de 9% de la population des 14 pays étudiés.

A lui seul le Nigeria pourrait compter 12,8 millions de personnes en “crise” alimentaire “ou pire” cet été.

Le Burkina Faso pourrait en avoir 2,9 millions, le Niger 2,3 millions, le Tchad comme la Sierra Leone 1,8 million, le Mali 1,3 million et le Liberia près de 1 million, projettent les analystes de ce réseau.

Créé il y a plus de 35 ans, le RPCA rassemble les représentants des pays ouest-africains et sahéliens, des organisations régionales, des bailleurs de fonds dont les grandes agences de développement, les représentants de l’Union européenne, de la Banque mondiale, ainsi que les agences spécialisées de l’ONU et des ONG.

Les principaux foyers d’insécurité alimentaire aigüe se situent dans des zones de conflits et de violences, soulignent les experts. Le nord-est du Nigeria continue à faire face à l’insurrection islamiste de Boko Haram. La région à cheval entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger (“les trois frontières”) subit elle aussi depuis des années des attaques jihadistes perpétrées contre les populations civiles.

Le nombre de personnes déplacées dans les pays analysés est estimé à 5,6 millions, dont 3 millions au Nigeria et 1 million au Burkina Faso.

Pour la Sierra Leone, pays côtier, “ce sont les problèmes économiques qui engendrent l’insécurité alimentaire”, souligne Sy Martial Traoré du Comité permanent inter-états de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILLS).

La Sierra Leone connaît une inflation tout comme le Libéria. “Ces deux pays n’ont pas de production agricole et ils dépendent du marché international où les prix des denrées alimentaires sont en hausse”, explique-t-il.

De son côté, la pandémie de Covid-19 perturbe les échanges entre pays, “avec la fermeture de frontières terrestres”, relève-t-il.

Tous ces facteurs cumulés ont dégradé la situation alimentaire en Afrique de l’Ouest et au Sahel alors que “la production agricole a été globalement bonne” pour la campagne 2020-2021, note-t-il.

hn

 
 

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La Turquie a fustigé jeudi des “accusations injustes” après l’affront protocolaire ressenti par la présidente de la Commission européenne à Ankara, affirmant que la disposition des fauteuils au cœur de la polémique avait été suggérée par la partie européenne.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen avait été placée mardi par le protocole en retrait sur un divan lors d’une réunion des présidents des institutions de l’UE avec le chef d’Etat turc Recep Tayyip Erdogan, ce qui a provoqué beaucoup de ressentiment à Bruxelles.

“Les demandes de l’UE ont été respectées. Cela veut dire que la disposition des sièges a été réalisée à leur demande. Nous services de protocole se sont rencontrés avant la réunion et leurs demandes (de l’UE) ont été respectées”, a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu lors d’une conférence de presse à Ankara.

“Les accusations visant la Turquie sont injustes. La Turquie est un Etat profondément enraciné et ce n’est pas la première fois qu’on accueille des dignitaires étrangers”, a-t-il ajouté.

La scène avait été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sous le hashtag #Sofagate, elle a suscité de nombreux commentaires sur l’inégalité de traitement entre les deux chefs des institutions européennes, et son caractère sexiste.

“Ehm”, murmure l’ancienne ministre allemande de la Défense, apparemment désemparée: debout, elle semble ne pas savoir où s’installer alors que le président du Conseil européen Charles Michel et le président turc se calent dans les deux fauteuils préparés pour la réunion.

Ursula von der Leyen prend ensuite place sur un canapé, en retrait des deux hommes, face au ministre turc des Affaires étrangères.

Mercredi, Ursula von der Leyen a fait connaître son mécontentement d’avoir été placée en retrait et a exigé d’être traitée comme l’égale du président du Conseil.

Son porte-parole a affirmé que “les présidents des deux institutions ont le même rang protocolaire” mais le Conseil européen, l’organe représentant les Etats membres, a toutefois fait savoir que son président avait la préséance sur la Commission pour le protocole international.

Les grands groupes politiques du Parlement européen ont déploré jeudi l’image de désunion donnée par les présidents des institutions lors de leur rencontre avec le président turc et leur ont demandé de venir s’expliquer en plénière.

“La rencontre à Ankara des présidents von der Leyen et Michel aurait dû envoyer un message de fermeté et d’unité de l’approche européenne vis-à-vis de la Turquie. Malheureusement, elle s’est traduite par un symbole de désunion, les présidents n’ayant pas su faire front commun lorsque cela était nécessaire. Nous attendons davantage de la politique étrangère de l’Europe”, a déploré l’Allemand Manfred Weber, président du Groupe du parti Populaire Européen PPE (droite pro-européenne).

La présidente du groupe des Socialistes et démocrates, l’Espagnole Iratxe Garcia Perez a également demandé l’audition des présidents des deux institutions “pour clarifier ce qui s’est passé” et voir “comment faire respecter les institutions européennes”.

Cette rebuffade a suscité des réactions indignées en Europe mettant en cause la Turquie, surtout qu’elle est survenue quelques semaines seulement après le retrait d’Ankara d’une convention européenne sur la prévention de la violence contre les femmes.

Les commentaires les plus virulents ont été proférés par la classe politique française, au moment où les relations entre Paris et Ankara sont marquées par de fortes tensions.

“Ce sont des images qui font mal ! Je ne veux pas d’une Europe naïve, fragile”, a déploré le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune. “C’est un affront qu’on corrigera, mais il ne faut pas laisser faire ce genre de choses”, a-t-il ajouté sur BFM Business, dès mercredi soir.

“On a affaire à des interlocuteurs, le président turc, qui eux connaissent la force des images, la valeur de symbole, on doit être beaucoup plus ferme, beaucoup plus fort là-dessus”, a-t-il estimé.

“Il y a une sorte d’humiliation et puis on y voit aussi quelque chose de très en lien avec la sortie de la convention des droits des femmes de la Turquie récemment”, a réagi la maire de Paris Anne Hidalgo, jeudi sur RTL.

 hn
 

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Au-delà du combat

L'environnement stratégique mondial actuel est extrêmement complexe et cache une incertitude permanente, il en est de même pour la sous-région ouest-africaine avec les attaques « terroristes ».

Les processus rapides de transformation, la perméabilité de tous les types de frontières, la variété et la persistance des conflits, la diversité des acteurs, la nature et l’ampleur des menaces, affectent nos attentes en matière de sécurité en mettant en péril la paix, l’exercice des droits et libertés, la souveraineté et l’indépendance de la Cote d’Ivoire,son intégrité territoriale et l’ordre constitutionnel.

Si l´on considère que la Défense et la sécurité nationale sont la responsabilité de tous, alors les attaques du cantonnement militaire de Kafolo doivent être analysées à partir d’approches intégrales et globales en vue d’apporter une réponse efficace et efficiente chacun à son niveau.

Cela implique un engagement dans la sécurité régionale ce que la Cote d’Ivoire fait déjà avec un contingent au Mali et globale en totale continuité avec sa propre sécurité nationale et l’emploi combiné de tous les instruments de pouvoir de l’État et de la nation, sous la forme et où cela est nécessaire.

Bien que la défense militaire de la Côte d'Ivoire soit toujours la raison d’être des Forces Armées Côte d’Ivoire (FACI) et elles-mêmes  son instrument de dissuasion et de combat, le nouvel environnement que nous impose ces diverses attaques exige une adaptation militaire constante pour optimiser l’efficacité opérationnelle et assumer les responsabilités de la défense nationale en intégrant son action aux autres instruments nationaux du pouvoir. C’est dire que, seule l’armée n’arrivera pas à bout de ces actes de guérilla.

Pour faire face à ces nouveaux défis, une nouvelle approche efficace est nécessaire pour donner aux Forces Armées des orientations sur la façon d´agir dans ce contexte ; c´est le but de toute doctrine militaire, (doctrine des Opérations).

Mais en fait, avons-nous conscience et connaissance de la situation ? Avec quelle base de connaissance, quelle doctrine projetons-nous nos soldats ? Quelles coopérations avec les populations locales et le pays limitrophe (Burkina-Faso) ?

Groupement de Vétérans du Renseignement 

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Les États-Unis et leurs alliés envisagent de discuter d’un boycott conjoint des Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin, a indiqué mardi le département d’État américain, tout en précisant qu’aucune décision n’a encore été prise.

“C’est quelque chose (ndlr:un boycott conjoint) que nous souhaitons certainement discuter”, a déclaré le porte-parole du département d’État, Ned Price, lors du point de presse quotidien de la diplomatie américaine.

“Une approche coordonnée sera non seulement dans notre intérêt mais aussi dans celui de nos alliés et partenaires”, a-t-il ajouté.

M. Price a précisé que les États-Unis n’avaient pas encore pris de décision mais qu’ils “étaient préoccupés par les violations flagrantes des droits de l’homme commises par la Chine”. Les Jeux olympiques doivent se dérouler du 4 au 20 février 2022.

Dans un tweet après le point de presse, M. Price a souligné que le département d’État n’avait pas d’annonce à faire concernant les Jeux olympiques, mais qu’il “continuerait à consulter étroitement ses alliés et ses partenaires pour définir nos préoccupations communes et établir notre approche commune vis-à-vis de la République populaire de Chine.”

En mars dernier, les États-Unis avaient annoncé des sanctions contre deux responsables chinois pour de “graves violations des droits de l’homme” à l’encontre des musulmans ouïghours, dans la foulée de mesures similaires par l’Union européenne (UE) et le Canada. Ces mesures avaient suscité des représailles immédiates de la part de la Chine qui dénonce une ingérence dans ses affaires intérieures.

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Le président iranien, Hassan Rohani, s’est félicité mercredi de l’ouverture d’un “nouveau chapitre”, au lendemain du démarrage de discussions à Vienne entre Téhéran et la communauté internationale pour tenter de sauver l’accord sur le nucléaire iranien.

Cet accord, conclu dans la capitale autrichienne en 2015, est moribond depuis que les Etats-Unis en sont sortis unilatéralement sous la présidence de Donald Trump en 2018.

En riposte à ce retrait, qui a entraîné une avalanche de sanctions économiques et financières américaines contre la République islamique, Téhéran s’est affranchie de la plupart de ses engagements clés pris à Vienne.

Les discussions de Vienne ont pour objet de trouver un moyen de réintégrer les Etats-Unis à l’accord et de ramener Téhéran à la stricte application du texte.

Téhéran refusant toute rencontre directe avec Washington, ces pourparlers ont lieu d’un côté entre les Etats encore parties à l’accord (l’Iran et les pays du 4+1: Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne, ainsi que l’UE, garante de l’accord) et de l’autre entre Européens et Américains.

“Un nouveau chapitre vient tout juste de s’ouvrir hier”, a déclaré M. Rohani lors d’un discours en Conseil des ministres.

“Si (Washington) fait preuve de sérieux et d’honnêteté — c’est tout ce que nous demandons (…) je pense que nous pourrons négocier en peu de temps, si nécessaire, avec le 4+1”, a ajouté le président iranien, pour qui “les États-Unis peuvent s’acquitter (de leurs obligations) sans négociations”.

Côté Iran, UE et P4+1, deux groupes d’experts — l’un sur les sanctions, l’autre sur le programme nucléaire — ont commencé à travailler mardi afin de définir une feuille de route.

Le processus peut durer “15 jours, un mois, on ne sait pas”, selon un diplomate européen interrogé par l’AFP.

Mardi soir, Iran et Etats-Unis ont jugé chacun de leur côté que les discussions de la première journée avaient été “fructueuses”.

hn

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