Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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vendredi, 26 mars 2021 18:42

Niger: 11 morts dans des attaques

Au moins onze personnes ont été tuées mercredi au Niger au cours d’attaques contre trois villages de la région de Tillabéri (ouest) proche du Mali, ont annoncé des élus locaux.

“Les assaillants sont venus sur plusieurs motos aux environs de 17H00 locales (16H00 GMT). Ils ont tué trois personnes à Zibane-Koira Zéno, une autre à Zibane Koira-Tégui et sept autres encore à Gadabo, avec un blessé”, a déclaré un élu de la zone sous couvert d’anonymat. Un proche du chef de l’un des villages a confirmé ces attaques et ce bilan.

Les assaillants “ont encerclé les villages” et ceux qui ont cherché à fuir ont été poursuivis et tués, selon cet élu.

“Ils ont emporté des animaux, incendié des classes d’une école et saccagé un centre de santé” qui procure des soins à plusieurs villages de la zone, a-t-il ajouté.

“Il y a eu effectivement onze morts dans les trois attaques”, a confirmé une source proche du chef d’un des villages attaqués, réfugié à Niamey “à cause de l’insécurité”.

Les trois villages qui sont situés dans une zone difficile d’accès, sont distants de quelques kilomètres.

En mai 2020, vingt personnes avaient été tuées dans ces mêmes trois villages, au cours d’attaques menées par des hommes lourdement armés venus à moto et qui avaient ensuite fui en direction du Mali, selon les autorités.

Les attaques contre des civils se sont multipliées depuis le début de l’année au Niger: plus de 300 personnes ont été tuées dans trois séries d’attaques contre des villages et des campements de l’ouest du pays, frontalier du Mali. Aucune n’a été revendiquée.

La dernière de ces attaques de grande ampleur a eu lieu dimanche dans la région de Tahoua, faisant 137 morts en quelques heures dans trois villages touareg et des campements alentour.

hn

 
 

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La Côte d'Ivoire a réussi à éliminer la trypanosomiase humaine africaine, également connue sous le nom de « maladie du sommeil », en tant que problème de santé publique, devenant ainsi le deuxième pays africain après le Togo à recevoir la validation de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

« Je consacre ce moment important à des décennies de travail acharné et à la contribution individuelle de chaque travailleur de la santé qui a bravé certains des défis les plus difficiles pour atteindre les populations, souvent dans des zones rurales éloignées », a déclaré Dr Aka Aouélé, ministre de la Santé et de l'Hygiène publique de Côte d'Ivoire. « Notre défi consiste maintenant à maintenir le niveau de surveillance requis et, avec l'aide de tous, à parvenir à l'interruption de la transmission de la THA d'ici 2030. »

La Côte d'Ivoire a signalé des centaines de cas par an au cours des années 1990. Ces cas ont progressivement diminué lors des deux dernières décennies et, ces dernières années, le pays a signalé moins de 10 cas par an. À ce faible niveau, on peut dire que la maladie a été éliminée en tant que problème de santé publique.

Ce résultat est attribué à de solides mesures de contrôle et de surveillance, au dépistage actif (et passif) des populations à risque et à la lutte ciblée contre les vecteurs, qui ont contribué à réduire fortement le nombre de cas dans les zones de transmission. Les hôpitaux et les centres de santé ont procédé au contrôle des patients en utilisant des examens diagnostiques spécifiques et des unités mobiles de laboratoire ont procédé au dépistage des populations dans les villages.

Le traitement des personnes infectées signifiait que le vecteur, la mouche tsé-tsé, ne pouvait plus transmettre la maladie à d'autres personnes. Il a fallu maintenir cette situation pendant des années pour éliminer progressivement la maladie.

« Ce succès de la Côte d'Ivoire marque une étape importante qui rapproche l'Afrique de l'élimination de la maladie du sommeil », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique. « Les mesures de lutte soutenues au cours des deux dernières décennies ont entraîné une baisse significative du nombre de cas - un signe positif que de nombreux pays franchiront bientôt ce cap. »

« Le résultat auquel la Côte d’Ivoire est parvenue après plusieurs décennies de lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine, traduit l’excellent leadership du Ministère de la santé et de l’hygiène publique à travers la Direction du Programme d’élimination de la THA. Il est également l’expression de l’engagement et de la détermination des Directions régionales et départementales de la santé, des professionnels de la santé, de l’adhésion des communautés aux stratégies de lutte et de la vitalité du partenariat », a ajouté le Représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire, Dr Jean Marie Vianny Yameogo.

Deux autres pays - le Bénin et la Guinée Equatoriale - ont soumis leurs dossiers à l'OMS, demandant la validation de l'élimination en tant que problème de santé publique.

Sous la coordination de l'OMS, les programmes nationaux de lutte contre la maladie, les agences de coopération bilatérale et les organisations non gouvernementales ont permis de réduire considérablement le nombre de cas de la maladie, qui a atteint un niveau sans précédent de moins de mille cas dans le monde avant 2020.

La maladie du sommeil est une maladie potentiellement mortelle qui se propage par la piqûre d'une mouche tsé-tsé infectée, une espèce indigène du continent africain. Plus de 60 millions de personnes dans 36 pays, qui vivent principalement dans les zones rurales de l'Afrique de l'Est, du Centre et de l'Ouest, risquent de contracter la maladie.

Validation de l'élimination en tant que problème de santé publique

La validation par pays est faite par l'OMS. Un dossier complet doit être soumis présentant des informations détaillées sur l'incidence passée et présente de la maladie sur l'ensemble du territoire. Le pays demandeur doit prouver qu'il dispose d'une surveillance efficace et continue, afin de démontrer que la capacité de détection de la maladie est forte. De plus, les chiffres doivent être inférieurs aux seuils spécifiques exigés par l'OMS, soit moins d’un cas pour 10 000 habitants dans tous les districts, pendant une période de cinq ans.

L'OMS et ses partenaires ont pour objectif l'interruption de la transmission de la forme Trypanosoma brucei gambiense de la maladie dans tous les pays endémiques d'ici 2030.

Les principales approches de lutte contre la maladie du sommeil consistent à réduire les réservoirs de l'infection et la présence de la mouche tsé-tsé.

Le dépistage des personnes à risque permet d'identifier les patients à un stade précoce. Le diagnostic doit être posé le plus tôt possible afin d'éviter les procédures de traitement compliquées et risquées du stade avancé.

La maladie

La trypanosomiase humaine africaine est une maladie parasitaire à transmission vectorielle causée par l'infection par des parasites protozoaires appartenant à l'espèce Trypanosoma. Le parasite causal est transmis à l'homme par la piqûre de la mouche tsé-tsé (du genre Glossina) qui a contracté l'infection chez les humains ou les animaux porteurs des parasites pathogènes pour l'homme.

Il existe deux formes : l'une due au trypanosome gambiense, que l'on trouve dans 24 pays d'Afrique occidentale et centrale et qui représente plus de 98 % des cas. L'autre, due au trypanosoma brucei rhodesiense, est présente dans 13 pays d'Afrique orientale et australe et représente le reste des cas.

Lorsqu'elle est piquée par la mouche tsé-tsé, une plaie rouge peut apparaître en quelques semaines. La personne peut avoir de la fièvre, des ganglions lymphatiques gonflés, des muscles et des articulations douloureux, des maux de tête et de l'irritabilité.

Les personnes infectées se sentent léthargiques et somnolentes le jour, puis éveillées et épuisées la nuit. Des troubles neuropsychiatriques et sensoriels surviennent ensuite, puis un coma avant la mort dans les mois ou parfois même les années qui suivent.

mc

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L’Union européenne, confrontée à des problèmes de livraisons de vaccins au coeur d’un vif différend entre Bruxelles et Londres, s’est dite prête jeudi à bloquer les exportations d’AstraZeneca, lors d’un sommet virtuel auquel a participé le président américain Joe Biden qui a annoncé le doublement de son objectif de vaccinations.

Alors qu’une troisième vague épidémique déferle sur l’Europe – la Commission européenne a renforcé son mécanisme de contrôle des exportations pour les restreindre drastiquement vers les pays qui en produisent ou dont la population est déjà largement vaccinée.

Le mécanisme a déclenché l’ire du Royaume-Uni, premier destinataire des doses exportées hors du continent. Même si Londres et l’UE se sont engagés à trouver une solution et pourraient parvenir à un accord dès samedi, croit savoir le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Interrogée à l’issue de la réunion des 27, la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen a prévenu: le laboratoire suédo-britannique AstraZeneca, qui n’a livré aux Vingt-Sept que 30 des 120 millions de doses promises au 1er trimestre, “devra d’abord rattraper son retard” et honorer son contrat avant de pouvoir exporter hors du continent.

C’est “la fin de la naïveté”, a jugé le président français Emmanuel Macron devant la presse. “Nous devons bloquer toutes les exportations aussi longtemps que des laboratoires ne respectent pas leurs engagements avec des Européens”, a-t-il soutenu.

L’UE a exporté quelque 21 millions de doses, tous vaccins confondus, vers le Royaume-Uni, mais n’a reçu en retour aucune dose produite outre-Manche – alors que le contrat signé par AstraZeneca prévoyait la livraison de doses provenant de deux usines britanniques. L’entreprise a expliqué que son contrat avec Londres l’obligeait à honorer en priorité les commandes britanniques.

Selon un calcul de l’assureur-crédit Euler Hermes, le retard de l’UE dans son calendrier vaccinal, désormais de sept semaines, pourrait coûter à son économie 123 milliards d’euros en 2021.

Dans leur déclaration finale, les Vingt-Sept soulignent qu'”accélérer la production, les livraisons et le déploiement des vaccins reste essentiel et urgent pour surmonter la crise”, et que “les efforts en ce sens doivent être intensifiés”.

Dans la soirée, le président américain Joe Biden s’est joint à la réunion virtuelle, peu après sa première conférence de presse à la Maison Blanche. Il y a annoncé doubler son objectif de vaccinations contre le Covid-19 pour les 100 premiers jours de son mandat, le portant à 200 millions. “Nous aurons procédé à 200 millions d’injections d’ici mon centième jour en fonction”, a-t-il promis.

mc

 
 

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SEA-invest Côte d’Ivoire, concessionnaire du Terminal Vraquier d’Abidjan (TVA), poursuit l’expansion et la diversification de ses activités sur le territoire ivoirien en prévoyant  au cours de l’année 2021 l’ouverture d’une nouvelle base logistique de dernière génération dans la zone de Yopougon/Anyama.

Implanté au cœur de la façade maritime ivoirienne, SEA-invest y joue rôle majeur dans le secteur des importations et exportations de matières premières en vrac pour les secteurs des mines et de la construction.

Dans le cadre de l’expansion et la diversification de ses activités sur le territoire ivoirien, le Groupe ouvrira courant 2021  à travers sa filiale SEA INVEST LOGISTIQUE  une base de dernière génération dans la zone de Yopougon/Anyama.

Etendu sur 16.5 hectares, le site sera constitué de 3 ensembles qui comprendront 80 000 m2 d’entrepôts. Une première phase en cours de réalisation consistera en un atelier de 3000M2, avec un terreplein de 10 000M2 qui accueillera la flotte de 50 camions de SEA-truck  filiale du groupe  un hangar de 8 300M2, qui permettra de stocker de pièces détachées, et enfin une dernière zone constituée de deux hangars de 2700M2 chacun, dédiée elle aussi à des activités de stockage. Le déploiement de cette nouvelle base est d’autant plus structurant pour le district d’Abidjan qu’il contribuera au développement de certaines aires.

En effet, l’installation de ces activités logistiques majeures à Yopougon/Anyama s’inscrit dans la volonté des Autorités de décongestionner la ville, tout en développant la zone à travers notamment le traçage de nouvelles voies de circulation, l’électrification de toute l’aire, et son rattachement au réseau d’eau. Philippe Van de Vyvere, Président du Groupe SEA-invest, déclare : « C’est avec une grande joie et une fierté certaine que SEA-invest poursuit le développement de ses activités en Côte d’Ivoire, à travers l’ouverture prochaine d’une base logistique qui contribuera au développement des écosystèmes industriels de la commune Yopougon. Nous nous 2 réjouissons ainsi de poursuivre notre engagement en tant qu’entreprise citoyenne, au service du développement de la Côte d’Ivoire. ».

A noter que SEA-invest est l’un des principaux opérateurs de terminaux au monde pour le vrac sec, les fruits et le vrac liquide. Fort d’une expertise de renommée mondiale dans les domaines de la manutention, de l’entreposage et d’autres activités portuaires, SEA-invest opère dans 25 terminaux portuaires dans 9 pays sur 2 continents.

hn

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La nouvelle stratégie du genre pour la période 2021-2025 (https://bit.ly/2O7kJFq), rendue publique le 3 février dernier, renforce les engagements de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) en faveur de l’autonomisation des femmes, notamment dans la situation de fragilité à laquelle le Sahel et le bassin du Lac Tchad font face.

Dans ces deux régions marquées par des crises multiformes, la Banque s’emploie à mettre en œuvre des initiatives qui visent à promouvoir l’égalité des genres et accélérer la résilience économique des femmes. En effet, les inégalités de genre au Sahel et dans le Bassin du Lac Tchad s’aggravent en raison des défis liés au changement climatique et à l’insécurité qui poussent les femmes et les communautés dans un cycle de vulnérabilité.

La Banque reconnait que l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes est un facteur clé pour la stabilité et le développement durable. Leur rôle essentiel s’est renforcé en raison de la crise sanitaire, avec un accroissement de la charge de travail non rémunéré et un accès réduit aux sources de revenus (en raison des restrictions). Pour ces raisons, il est essentiel que les femmes continuent d’accéder davantage aux ressources économiques et productives, malgré le contexte de grande fragilité dans ces deux régions.

La Banque va ainsi financer pour près de 2,4 millions de dollars américains un projet de renforcement des capacités de la Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT) et surtout d’autonomisation des femmes et des jeunes au Niger et au Tchad.

Le Projet multinational d’autonomisation économique des femmes et des jeunes vulnérables dans la région du Sahel est destiné, quant à lui, à renforcer l’action de la Banque en faveur des femmes maliennes, nigériennes et tchadiennes.

Financé à hauteur de 1,4 million de dollars par la Banque, ce projet contribuera à réduire les conséquences humanitaires issues de la précarité créées par les crises, conflits et autres chocs climatiques.

Corriger les disparités et transformer les dynamiques de genre

Dans les zones de fragilité extrême comme au Sahel, dans le Bassin du Lac Tchad ou la Corne de l’Afrique, les interventions de la Banque africaine de développement visent surtout à assurer aux femmes plus de ressources financières, en les soutenant dans les activités agricoles, l’artisanat, l’élevage, la création de micro-entreprises et la prestation de petits services. Dans ces régions et à travers le continent, la Banque met un accent sur l’accès accru des femmes aux services sociaux, notamment de santé, éducation, eau et assainissement, à travers les projets d’infrastructure sensibles au genre.

La Banque soutient aussi les femmes porteuses de projets dans les domaines de l’entreprenariat féminin et le développement de chaînes de valeur agricole tels que les projets d’appui au développement de l’anacarde au Burkina Faso et Mali. De nouveaux projets sont également mis en œuvre dans l’agribusiness qui permettent l’accès à des ressources techniques, outils numériques et à la propriété foncière, afin de renforcer leur compétitivité. Les femmes sont en effet au cœur de la sécurité alimentaire.

Outre ces interventions opérationnelles  la Banque produit des « Profils Genre Pays », qui permettent de générer des données chiffrées et d’identifier les domaines prioritaires d’intervention.

En raison de la persistance d’importantes disparités juridiques et socio-économiques entre les hommes et les femmes sur le continent, la Banque a lancé conjointement avec la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) l’Indice de l’égalité des genres en Afrique. Cet indice composite vise, entre autres, à évaluer la situation des femmes en comparaison et aux côtés des hommes dans trois dimensions : le bien-être économique, le bien-être social et l’autonomisation, à savoir la représentation politique et institutionnelle. En collaboration avec la CEA et ONU Femmes, la Banque a organisé la diffusion mondiale du rapport de l’égalité des genres en Afrique  en décembre 2020. Selon ce rapport, l'écart dans la région du Sahel reste le plus marqué - avec une moyenne de 31,9 %, qui du reste est inférieure à la moyenne continentale estimée à 48,4%, en dépit des efforts remarquables et soutenus menés par les autorités dans cette région. Cette situation défavorable s’explique par les multiples défis rencontrés dans la région qui tendent à annihiler et rendre insignifiantes les avancées qui y sont constatées.

Selon l’indice, c’est la dimension économique qui présente les disparités de genre les plus prononcées, soulignant la nécessité de débloquer davantage de financement pour libérer le potentiel des femmes entrepreneures.

C’est en réponse entre autres à cette exigence que la Banque a lancé l’initiative AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa) dont l’objectif est de favoriser l’accès des femmes africaines au financement afin de réduire leurs obstacles dans la création d’activité économique. La Banque cherche ainsi à combler un déficit de financement en défaveur des entreprises appartenant ou dirigées par des femmes en Afrique évalué à 42 milliards de dollars.

Autre initiative plus récente, la Banque et plusieurs partenaires ont inauguré, en octobre 2020, le réseau « Femmes pour l’éthique et la conformité en Afrique » (WECA, Women in Ethics and Compliance in Africa)  autour de cadres et dirigeantes impliquées dans la lutte contre la corruption et la non-conformité dans les entreprises et activités commerciales.

La Banque africaine de développement encourage, enfin, un dialogue politique qui vise à soutenir les efforts de ses pays membres régionaux pour améliorer l’accès des femmes aux ressources économiques et sociales, en particulier la scolarisation des filles et l’amélioration de l’accès des femmes à la terre à travers des législations foncières plus favorables.

ng

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a fait part de la volonté de l’UE de renforcer sa coopération avec les Etats-Unis en matière de vaccins contre le coronavirus.

“L’UE et les USA sont tous les deux de grands producteurs de vaccins et nous avons tout intérêt à coopérer, pour assurer le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement au niveau mondial”, a souligné Mme von der Leyen dans une déclaration à l’issue d’un entretien téléphonique vendredi avec le président américain Joe Biden.

Pour mieux préparer le monde à faire face aux futures pandémies et à améliorer la sécurité sanitaire au niveau mondial, la présidente de la Commission européenne a annoncé avoir invité Joe Biden à participer au prochain sommet mondial sur la santé qui se tiendra à Rome le 21 mai.

Disant espérer un nouveau départ pour les relations UE-USA, Mme von der Leyen a insisté que dans le sillage de la suspension de tous les tarifs imposés dans le cadre des différends entre Airbus et Boeing pendant une première période de 4 mois, Bruxelles et Washington sont déterminés à résoudre leurs différends concernant l’industrie aéronautique, en se fondant sur les travaux de leurs représentants respectifs en matière de commerce.

Pour elle, la suspension des tarifs constitue “une très bonne nouvelle pour les entreprises et les industries des deux côtés de l’Atlantique, et d’un signal positif fort pour notre coopération économique au cours des prochaines années”.

S’agissant de l’avenir des relations économiques entre l’UE et les USA, Mme von der Leyen a dit avoir proposé de “forger un nouveau partenariat fondé sur nos valeurs et nos principes communs”.

“J’ai également proposé de créer un Conseil commercial et technologique au niveau ministériel, pour répondre aux défis en matière d’innovation. J’y vois l’instance idéale pour construire notre alliance technologique transatlantique”, a-t-elle relevé.

En matière de politique étrangère, a-t-elle ajouté, “nous avons convenu de renforcer notre coopération en tant que partenaires partageant les mêmes valeurs et de soutenir la démocratie, la stabilité et la prospérité, dans un contexte d’environnement international en évolution rapide. Cette coopération se fera en collaboration étroite avec l’OTAN”.

mc

 
 

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Le pape François est parti lundi matin d’Irak, mettant fin à la première visite d’un souverain pontife de l’histoire sans aucun incident dans un pays régulièrement secoué par des violences.

Depuis vendredi, le pape argentin a sillonné le pays en allant à Bagdad, Mossoul et Qaraqosh dans le nord supplicié par les jihadistes.

Il a porté la cause de l’une des plus anciennes communautés chrétiennes mais aussi l’une des plus dispersées dans le monde jusque devant le grand ayatollah Ali Sistani, référence religieuse de la plupart des musulmans chiites.

“L’Irak restera toujours avec moi, dans mon cœur”, a lancé dimanche soir le pape de 84 ans, à l’issue d’une messe devant des milliers de fidèles en liesse dans un stade d’Erbil, au Kurdistan irakien.

Le pape François tenait à rencontrer les chrétiens d’Irak –1% de la population contre 6% il y a 20 ans– et a consacré à ce pays majoritairement musulman son premier déplacement à l’étranger en 15 mois.

En raison du Covid-19, à l’exception de la messe à Erbil, il n’a à chaque fois pu rencontrer que quelques centaines de personnes et non les foules qu’il salue habituellement à travers le monde.

Il a toutefois parcouru 1.445 km à travers l’Irak –la plupart du temps en avion ou en hélicoptère pour survoler plutôt que traverser des zones où se terrent toujours des cellules jihadistes clandestines.

Dans ses adresses au pays, qui s’est déclaré vainqueur du groupe Etat islamique (EI) fin 2017, il a dénoncé “le terrorisme qui abuse de la religion”, appelé à la “paix” et à “l’unité” au Moyen-Orient et déploré le départ des chrétiens de la région comme un “dommage incalculable”.

Il a également participé à une prière oecuménique avec les différentes fois présentes en Irak depuis des millénaires, à Ur, ville natale du patriarche Abraham, père des monothéismes.

hn

 
 

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mardi, 09 mars 2021 09:51

Sénégal: 4 morts dans les violences

Quatre personnes ont été tuées dans les violentes manifestations et troubles urbains qui secouent, depuis deux jours, Dakar et d’autres localités du Sénégal, a annoncé, vendredi, le ministre de l’intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome.

Qualifiant d’actes de “grand banditisme” et d”insurrection” ces violences éclatées en protestation contre l’arrestation du député et leader d’un parti de l’opposition, Ousmane Sonko, le ministre a souligné, dans une intervention télévisée, que le gouvernement mettra en oeuvre “tous les moyens nécessaires pour ramener l’ordre”.

“Le gouvernement regrette la perte de quatre vies humaines”, lors d’événements qui “relèvent du grand banditisme et de l’insurrection”, a-t-il dit, accusant Ousmane Sonko d’avoir “lancé des appels à la violence” et à “l’insurrection”.

La capitale sénégalaise Dakar ainsi que d’autres villes du pays connaissent, depuis mercredi, une vague de manifestations en protestation contre la mise en garde à vue du député et leader des “Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité” (Pastef-opposition), Ousmane Sonko.

Sonko dont l’immunité parlementaire a été levée sur fond d’accusation de viol et de menace de mort par une jeune femme, employée dans un salon de massage et de beauté, a été arrêté, pour “trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non-autorisée” au moment où il se rendait au Palais de justice de Dakar pour déférer à une convocation d’un juge d’instruction.

hn

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Dans le cadre de sa mission d’observation long terme, Indigo Côte d’Ivoire note, à quelques jours des élections législatives du 6 mars 2021, un climat social apaisé, malgré quelques foyers de tension en lien avec la crise de l'élection présidentielle d’octobre 2020. Par conséquent, Indigo Côte d’Ivoire voudrait exhorter toutes les parties prenantes au processus à poser des actions visant à décrisper ces foyers de tensions et les encourage à préserver la stabilité du climat social et politique à travers des discours responsables, pendant le déroulement de la campagne électorale et après le scrutin.

 

L’observation de l’environnement sociopolitique et pré-électoral 

Depuis mars 2020, INDIGO, dans le cadre de sa mission d’Observation Long Terme (OLT), a observé l’environnement sociopolitique avant, pendant et après le scrutin présidentiel de 2020 qui s’est déroulé dans un contexte de violences.

En vue de contribuer à créer les conditions d’un processus électoral inclusif, apaisé, transparent et sans violence pour les échéances électorales à venir, Indigo Côte d’Ivoire a formulé des recommandations aux différents acteurs politiques ivoiriens ainsi qu'à toutes les parties prenantes. La principale recommandation était d’initier un dialogue entre toutes les franges de la société politique ivoirienne afin d’apaiser le climat et trouver des solutions pacifiques à leurs différends.

Pour rappel, cette Mission d’Observation Long Terme s’est appuyée sur une cohorte de 120 observateurs OLT répartis dans les 107 départements de l’intérieur du pays et dans les 13 communes d’Abidjan. Elle s’inscrit dans le cadre du Programme Transition et Inclusion Politique (PTI) mis en œuvre par le National Democratic Institute (NDI), avec l’appui financier de l’Agence des Etats Unis pour le Développement International (USAID).

Dans quelques jours, les ivoiriens se rendront dans les bureaux de vote pour élire leurs nouveaux représentants à l’Assemblée Nationale. Depuis l’annonce de cette échéance électorale par la Commission électorale Indépendante (CEI), Indigo Côte d’Ivoire n'a cessé d’observer de près toutes les dynamiques en lien avec les élections législatives de 2021.

Indigo Côte d’Ivoire note dans l’ensemble que l’accalmie de l’atmosphère sociopolitique consécutive à la rencontre entre les Présidents Ouattara et Bédié, puis au dialogue politique Pouvoir/Opposition, perdure dans le temps. Ce qui a contribué à un environnement pré-électoral relativement apaisé, contrairement au dernier scrutin présidentiel.

Toutefois, la désignation des candidats au sein des différentes chapelles politiques a suscité des tensions.  Au sein du parti au pouvoir, un arbitrage a dû être fait par les instances du parti pour choisir les candidats dans différentes localités convoitées par plusieurs cadres du parti. L’opposition quant à elle a essayé d'aller aux élections législatives en rangs serrés sans toutefois réussir à fédérer tous les partis de l’opposition autour de candidatures uniques dans toutes les circonscriptions. A la date de la clôture des candidatures pour ce scrutin, 1266 dossiers de candidatures ont été validés par la CEI sur 1291 dossiers réceptionnés.

C’est dans ce contexte préélectoral que les observateurs long terme d’INDIGO CI, ont rapporté les dynamiques socio politiques en lien avec la phase post-électorale de 2020 et la phase préélectorale des élections législatives de 2021. 

Baisse relative des tensions socio-politiques

En effet, après la reprise du dialogue politique, Indigo Côte d’Ivoire a observé, une désescalade de la violence, avec baisse de tensions communautaires en toile de fond dans la plupart des localités observées. Seulement 11% des localités observées étaient marquées par un environnement relativement tendu et persistant. Cette baisse significative s’est consolidée dans le temps car on observe actuellement un environnement sociopolitique relativement calme dans 64% des localités observées, impliquant des initiatives de dialogue dans 29% des localités observées, malgré une très faible persistance d’appel à la violence de certains acteurs politiques contre leurs adversaires. A l’approche du scrutin législatif, Indigo Côte d’Ivoire note avec regret que le contexte socio-politique reste tendu dans 30% des localités d’observations. Ces tensions restent particulièrement palpables dans les régions de l’Iffou, du Gbeke, du N’zi et de la Marahoué.

Des incidents sécuritaires, mais aussi en lien avec le choix des candidats  

Des incidents en lien avec le choix des candidats au sein des partis politiques pour les élections législatives ont été observés dans 15 % des localités d’observation, notamment dans la région du Worodougou, de la Bagoué, du Folon pour la zone Nord, et les régions du Bélier, de l’Iffou pour la zone centre.

Les observateurs d’INDIGO CI ont aussi relevé des incidents sécuritaires, notamment des actes d’agressions par des individus utilisant des armes légères, dans 18% des localités, principalement à Abidjan.

Déroulement de la campagne électorale dans un climat apaisé

Concernant la campagne électorale, les observateurs ont noté dans 92% des localités observées, des actions menées par les acteurs politiques du RHDP en vue de mobiliser leurs électeurs pour les prochaines échéances électorales législatives. Il en est de même pour les acteurs politiques de l’opposition dont on a observé une mobilisation non négligeable dans 16% des localités observées. Les acteurs politiques indépendants ont mené également des actions de mobilisation de leurs sympathisants dans 81 % des localités observées. Ces chiffres démontrent l’ouverture du jeu politique autour des élections législatives favorisant une liberté d’expression de toutes les chapelles politiques dans la quasi-totalité des localités observées et une quasi absence d’appel à la violence, d’actes d’intimidation ou de violences d’un bord politique contre son adversaire.

Cependant, il est à déplorer encore de la fermeture de certains espaces locaux à la diversité et à la pluralité politique s’illustrant par la quasi absence de candidatures des partis d’opposition dans les localités du Nord du pays au profit de la coalition au pouvoir.

Cette phase de pré campagne et campagne électorale a été marquée, selon les observateurs d’INDIGO CI, par des cas d’utilisation de moyens de l’Etat, principalement des véhicules, dans 18% des 120 départements observés, en violation de la loi électorale et du code de bonne conduite des partis et groupements politiques.

Par ailleurs, INDIGO CI s’inquiète du fait que des acteurs politiques ont privilégié les références ethniques ou religieuses dans leurs discours et leurs relations aux populations dans 20% des départements. Nos observateurs soutiennent que dans 31% des localités observées, des déclarations, actions ou autres qui montrent une séparation entre partis politiques qui ont eu l'habitude d'être en coalition ou au sein d'un parti politique.     

INDIGO CI remarque la forte mobilisation des jeunes des deux tendances politiques, pouvoir et opposition, dans cette phase pré-électorale dans 47% des localités d’observation. Les observateurs d’INDIGO CI ont observé des initiatives portées pour promouvoir la paix, sous la forme de campagnes de sensibilisation, d’actions de médiation ou de séances d’écoute dans 67% des départements observés. Les observateurs n’ont rapporté aucune situation de tension ou de conflits à relents religieux, ni l’implantation de courants religieux tendant à diviser les communautés religieuses établies, ou à fragiliser leur cohabitation. 

En définitive, Indigo Côte d’Ivoire note que si l’environnement sociopolitique et sécuritaire actuel reste beaucoup moins tendu que lors de l’élection présidentielle de 2020, il n’en demeure pas moins vrai que tous les acteurs se doivent de s’impliquer au cours de cette campagne et au lendemain du scrutin, dans la pacification des zones de tensions, de maintenir ce climat et de l’améliorer davantage, à travers des discours tolérants et responsables conformes au code de bonnes conduite des partis et groupements  politiques.

L’observation des élections législatives le 06 mars

Tout comme à l’occasion du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020, Indigo Côte d’Ivoire déploie une mission d’observation de l’environnement et du déroulement de l’élection des Députés à l’Assemblée nationale du 6 mars 2021. Pour ce faire, plus de 500 citoyens observateurs relais communautaires seront mobilisés, dans toutes les communes du District d’Abidjan ainsi que les départements du reste du pays. Au nombre des citoyens recrutés, formés et déployés, nous comptons la cohorte des 120 observateurs OLT qui n’ont jamais cessé d’observer, au quotidien, les dynamiques sociopolitiques dans nos villes, villages et hameaux. A ceux-ci s’ajoutent plusieurs observateurs mobiles dont Indigo Côte d’Ivoire prévoit le déploiement le jour du scrutin.

Les observateurs, composés d’hommes et de femmes, auront la responsabilité d’observer le déroulement du scrutin sur toute l'étendue du territoire, notamment dans les centres et bureaux de vote, mais aussi dans l’environnement immédiat des lieux de vote, en vue de la collecte de tous les incidents relatifs au processus électoral. Ces observateurs ont été recrutés dans les localités dans lesquelles ils vont observer et sont régulièrement formés à l’observation électorale. En outre, la distribution géographique des observateurs dans les différentes localités du pays obéit à une logique proportionnelle.

La collecte des données se fera par le biais de grilles d’observation et d’incidents. Ces données recueillies seront remontées par SMS cryptés à une plateforme technologique qui se chargera de les décrypter et les mettre à disposition de l’équipe d’analystes en vue de les analyser et faire des recommandations visant à l’amélioration du processus.

Recommandations

Aussi, Indigo Côte d’Ivoire voudrait appeler toutes les parties prenantes à protéger les citoyens, défenseurs des droits de l’Homme, que sont les observateurs nationaux et internationaux qui rendent compte du déroulement du processus politique et électoral, conformément aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur, participant ainsi au renforcement de la démocratie et de la paix sociale en Côte d’Ivoire.

Indigo Côte d’Ivoire réaffirme son impartialité dans sa quête et sa volonté de contribuer à créer les conditions d’un climat sociopolitique apaisé. C’est pourquoi, ses équipes continueront d’observer et de rapporter l’évolution du contexte et du processus politique en cours en Côte d’Ivoire, d’en informer l’opinion publique, tout en encourageant tous les acteurs à toujours privilégier le dialogue et la voie de la résolution pacifique des éventuels différends. 

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Plusieurs carrefours et véhicules bloqués hier dans la ville de Dabakala, l’honorable Aboubakary Coulibaly ou l’homme le plus populaire de Dabakala apparaissait dans la ville pour un moment de proximité avec ses sœurs, frères et parents Djimini. Jeunes, femmes et vieux veulent tous lui parler et partager ces moments avec lui.

Lors de son passage dans le marché une femme l’interpelle et demande à lui parler, le cortège marque un arrêt et le député descend rencontrer la dame, elle lui dit : « Mr le député, toutes les femmes du marché vous disent merci, pour toutes vos actions vous avez été toujours à notre écoute, notre député c'est vous».

Les populations sont unanimes, en témoigne un jeune sur la scène : « Il n’y a pas Match, le meilleur choix pour Dabakala est le candidat du RHDP Aboubakary Coulibaly ». Sans aucun doute la liesse de la population réservée à l’honorable Aboubakary Coulibaly démontre l’implantation du candidat RHDP dans cette partie du pays et annonce probablement une victoire.

 

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