Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont visité mercredi l’Institut de virologie de Wuhan en Chine, dans le cadre de leur enquête sur l’origine du coronavirus, contre lequel l’UE envisage d’adopter les vaccins chinois et russe.

Cet institut, qui comporte plusieurs laboratoires à haute sécurité où des chercheurs travaillent sur des coronavirus, avait été accusé par le précédent président américain Donald Trump d’avoir laissé fuiter le virus à l’origine de la pandémie de Covid-19.

L’accusation a été fermement démentie par Pékin, qui cherche à évacuer toute responsabilité dans le déclenchement de l’épidémie en 2019 et laisse entendre, sans le démontrer, que le virus aurait pu être importé en Chine.

Les experts sont restés environ quatre heures à l’Institut de virologie et sont repartis sans faire de déclaration.

Le régime communiste a attendu plus d’un an avant d’autoriser la visite de l’OMS.

De nombreux analystes doutent que la dizaine d’experts internationaux découvrent des indices révélateurs du déclenchement de l’épidémie après un tel délai.

La semaine dernière, un porte-parole de la diplomatie chinoise avait estimé que la visite de l’OMS en Chine relevait d’un projet de recherche. “Ce n’est pas une enquête”, avait-il dit.

Pékin insiste sur sa réussite dans l’endiguement de la contagion et sur sa production de vaccins, exportés dans plusieurs pays.

Dans la course mondiale pour l’immunisation, ces produits chinois pourraient voir leur usage s’étendre à l’Union européenne, qui a manifesté mardi son intérêt sous conditions.

La revue médicale The Lancet a par ailleurs donné mardi un avis favorable au vaccin Spoutnik V, développé par la Russie, le jugeant efficace à 91,6% contre les formes asymptomatiques.

“Si les producteurs russe, chinois ouvrent leurs dossiers, montrent de la transparence, toutes leurs données (…), alors ils pourraient avoir une autorisation conditionnelle de mise sur le marché comme les autres”, a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, selon des sources parlementaires.

Les 40.000 premières doses de Spoutnik V sont arrivées mardi en Hongrie, premier pays de l’UE à l’avoir autorisé, sans attendre que l’Agence européenne des médicaments se prononce.

Outre la Russie, ce vaccin a été homologué dans 17 pays: d’ex-républiques soviétiques restées proches comme le Bélarus et l’Arménie, des alliés comme le Venezuela et l’Iran, mais aussi la Corée du Sud, l’Argentine, l’Algérie, la Tunisie ou le Pakistan et, en urgence mardi, le Mexique.

Dans la tourmente, Ursula von der Leyen a dû défendre mardi sa stratégie de vaccination devant les principaux groupes politiques au Parlement européen, lors d’une série d’auditions à huis clos.

Elle s’était auparavant exprimée dans plusieurs journaux européens, rappelant que “la Commission et les Etats membres étaient d’accord pour ne pas transiger avec les exigences de sécurité et d’efficacité qui sont liées à l’autorisation d’un vaccin”.

Dans l’UE, 12,7 millions de doses de vaccins ont été administrées à 2,3% de la population. Malte est en tête (5,4% de la population), suivie du Danemark (3,2%) et de la Pologne (3,1%).

L’annonce par plusieurs laboratoires d’une augmentation de leurs livraisons devrait permettre une accélération de la vaccination dans l’UE.

L’allemand BioNTech a annoncé lundi une accélération des livraisons à l’UE du vaccin développé avec l’américain Pfizer, promettant jusqu’à 75 millions de doses supplémentaires au deuxième trimestre.

Le britannique AstraZeneca, qui subit les foudres des dirigeants européens en raison de retards, va finalement augmenter de 30% au premier trimestre les livraisons de son vaccin, autorisé vendredi dernier sur le marché européen.

Les autorités sanitaires françaises et suédoises ont indiqué mardi qu’elles ne recommandaient pas l’AstraZeneca aux plus de 65 ans, faute de données disponibles sur son efficacité dans cette classe d’âge.

En Europe, l’Italie et la Pologne ont assoupli lundi leur dispositif anti-Covid et rouvert leurs musées, mais leurs voisins dans l’ensemble continuent de durcir les mesures restrictives, notamment en matière de voyages, pour lutter contre une pandémie qui a fait plus de 2,2 millions de morts à ce jour et repart à cause des variants du coronavirus.

L’Europe au sens large reste la zone la plus touchée en termes de décès avec 747.887 morts. L’Amérique latine vient de dépasser les 600.000 morts, un mois après l’Europe, suivis par les Etats-Unis/Canada (464.204) et l’Asie (241.391).

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le 4 février 2021, la Chambre de première instance IX de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») a déclaré Dominic Ongwen coupable d'un total de 61 crimes contre l'humanité et crimes de guerre, commis dans le nord de l'Ouganda entre le 1er juillet 2002 et le 31 décembre 2005. Le verdict peut faire l'objet d'un appel par l'une ou l'autre des parties à la procédure dans les 30 jours suivant la notification du jugement.

La Chambre de première instance IX de la CPI, composée du juge Bertram Schmitt, juge président, du juge Péter Kovács et du juge Raul Cano Pangalangan, a analysé les éléments de preuve présentés et discutés devant elle au cours du procès et a conclu, au-delà de tout doute raisonnable, que M. Ongwen était coupable des crimes suivants :

  1. D’attaques lancées contre la population civile en tant que telle, de meurtre, de tentative de meurtre, de torture, d’esclavage, d’atteinte à la dignité de la personne, de pillage, de destruction de biens et de persécution, commis dans le contexte de quatre attaques spécifiques contre les camps de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (« camps de déplacés ») de Pajule (le 10 octobre 2003), Odek (le 29 avril 2004), Lukodi (le 19 mai 2004 ou vers cette date) et Abok (le 8 juin 2004) ;
  2. De crimes sexuels et à caractère sexiste, à savoir, le mariage forcé, la torture, le viol, l’esclavage sexuel, la réduction en esclavage, la grossesse forcée et l’atteinte à la dignité de la personne qu’il a commis contre sept femmes (dont les noms et les histoires individuelles sont précisés dans le jugement) qui ont été enlevées et placées dans son foyer ;
  3. D’un certain nombre d'autres crimes sexuels et à caractère sexiste qu'il a commis contre des filles et des femmes au sein de la brigade Sinia, à savoir le mariage forcé, la torture, le viol, l'esclavage sexuel et la réduction en esclavage ; et
  4. Du crime de conscription et d’utilisation d’enfants de moins de 15 ans dans la brigade Sinia pour les faire participer activement aux hostilités.

La Chambre a conclu que ces crimes avaient été commis dans le contexte de la rébellion armée de l’Armée de résistance du Seigneur (ARS) contre le gouvernement ougandais. L’ARS, y compris Dominic Ongwen, percevaient les civils vivant dans le nord de l'Ouganda comme associés au gouvernement ougandais, et donc comme l'ennemi. Cela concernait en particulier ceux qui vivaient dans des camps de déplacés établis par le gouvernement.

La Chambre a conclu que Dominic Ongwen était pleinement responsable de tous ces crimes. La Chambre n’a pas trouvé d’éléments de preuve à l’appui de l’allégation selon laquelle il souffrait d’une maladie ou d’un trouble mental au cours de la période visée dans les charges ou qu’il aurait commis ces crimes sous la contrainte ou sous des menaces.

Suite à ce verdict, la Chambre imposera à Dominic Ongwen une peine pour les crimes dont il a été reconnu coupable. À cette fin, elle recevra les observations sur la peine appropriée du Procureur, de la Défense de Dominic Ongwen et des représentants légaux des victimes participantes. Une décision à cet égard, notamment concernant le calendrier de la procédure menant au prononcé de la peine, a également été rendue par la Chambre aujourd'hui. Le traité fondateur de la CPI, le Statut de Rome, ne prévoit pas de peine de mort ; la peine peut aller jusqu'à 30 ans d'emprisonnement (et dans des circonstances exceptionnelles une peine d'emprisonnement à perpétuité) et / ou une amende. Par ailleurs, une phase dédiée aux réparations pour les victimes sera ouverte.

Contexte : Le procès dans cette affaire s'est ouvert  le 6 décembre 2016. L'Accusation et la Défense ont terminé la présentation de leurs éléments de preuve. Les Représentants légaux des victimes ont également appelé des témoins à comparaître devant la Chambre. Le 12 décembre 2019, le juge président a déclaré la clôture de la présentation des preuves dans l'affaire. Les mémoires de clôture dans cette affaire ont été déposés le 24 février 2020. Les conclusions orales ont eu lieu  du 10 au 12 mars 2020.

Au cours de 234 audiences, le Procureur de la CPI, Fatou Bensouda, a présenté 109 témoins et experts, l'équipe de la Défense dirigée par Maître Krispus Ayena Odongo a présenté 63 témoins et experts, et 7 témoins et experts ont été appelés par les Représentants légaux des victimes participant à la procédure. Les juges ont assuré le respect des droits garantis par le Statut de Rome à chacune des parties, y compris le droit d'interroger des témoins.

Au total, 4 095 victimes, représentées par leurs avocats, Maîtres Joseph Akwenyu Manoba et Francisco Cox, ainsi que Maître Paolina Massidda, respectivement, ont été autorisées à participer à la procédure. Elles ont exprimé leurs vues sur des questions dont est saisie la Chambre et elles ont reçu l'autorisation d'interroger des témoins sur des points spécifiques.

La Chambre de première instance a rendu 70 décisions orales et 506 décisions écrites pendant la phase du procès. Le dossier complet de l'affaire, qui contient les écritures des parties et des participants ainsi que les décisions de la Chambre, comprend actuellement plus de 1 760 documents.

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Dans sa nouvelle stratégie du genre pour la période 2021-2025, publiée le 3 février 2021, la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) dévoile sa vision en matière de genre pour les cinq prochaines années. L’institution panafricaine de développement prévoit de « transformer les secteurs clés du continent en terrains d'opportunités accessibles, où les femmes, les filles, les hommes et les garçons, quelle que soit leur origine, bénéficient d'un accès et d'un contrôle égaux sur les ressources productives et bénéficient d'infrastructures et de services de soutien pour s'épanouir ».

Le document de 60 pages souligne, notamment, que la Banque mettra en œuvre sa stratégie tout en respectant ses engagements politiques émanant du Fonds africain de développement (FAD)-15 et de l’augmentation générale du capital de la Banque (AGC, en anglais).

La Banque entend dans sa stratégie renforcer l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles dans ses cinq domaines prioritaires, les «  High 5 ». Elle entend intégrer la dimension genre dans toutes les opérations nationales et régionales. Elle s'efforcera aussi de classer 100 % de ses opérations du secteur public en utilisant le GMS (sigle anglais Gender marker system).

En outre, la Banque réalisera les investissements nécessaires au déploiement de spécialistes de l'égalité des sexes, à la création de produits de connaissances sur l'égalité des sexes et au renforcement des capacités de son personnel pour garantir que les femmes, les hommes, les garçons et les filles bénéficient de manière égale des opérations financées par la Banque.

Une priorité sera aussi accordée aux interventions visant à renforcer l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles en se concentrant de manière sélective sur les domaines dans lesquels la Banque peut démontrer un avantage comparatif concret et une valeur ajoutée.

L’approche genre dans les pays membres sera renforcée et les interventions seront réalisées en tenant compte des contextes et des priorités de chaque pays. La Banque continuera, donc, à investir dans la production de données et de connaissances sur le genre spécifiques aux pays afin d'améliorer sa compréhension des contraintes propres à chaque pays.

Enfin, la Banque entend tirer parti de son pouvoir de mobilisation dans le processus de relèvement post‑Covid‑19 qui a affecté de manière disproportionnée les femmes, les filles et les jeunes. Ainsi, avec le soutien de partenaires clés tels que les institutions financières, les banques centrales, les organisations de la société civile (OSC), entre autres, elle aidera les pays membres régionaux à mieux reconstruire, à surmonter les obstacles structurels. A cet effet, elle compte soutenir le financement des interventions à court et à long terme, sensibles au genre qui placent les femmes au centre de l'action en tant que moteurs essentiels de la reprise socio-économique.

La Banque a lancé, en mai 2016, l'initiative AFAWA (« Affirmative Finance Action for Women in Africa ») afin de combler le déficit d'accès au financement des femmes en Afrique évalué à 42 milliards de dollars américains.

Au cours des prochaines années, l’institution prévoit de débloquer jusqu'à cinq milliards de dollars de financement dans le cadre de la mise en œuvre de cette initiative en faveur des femmes.

La Banque africaine de développement s’est, en outre, engagée à renforcer les capacités des institutions financières opérant sur le continent pour les intéresser davantage à la niche des petites et moyennes entreprises détenues par les femmes. Elle compte aussi les aider à adapter leurs produits et services aux types d'entreprises que gèrent les femmes et les filles.

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Les attaques de groupes armés en République centrafricaine (RCA) sur la route principale reliant le pays au Cameroun empêchent l’acheminement de l’aide humanitaire et des produits commerciaux, déplore la Mission des Nations Unies (MINUSCA).

« Les tensions demeurent assez élevées dans plusieurs parties du pays », a reconnu, jeudi, Denise Brown, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU en RCA, lors d’une conférence de presse.

« Mais il y a une baisse importante du nombre d’attaques par rapport à la mi-décembre », a-t-elle nuancé.

Mme Brown a rappelé que la dernière attaque majeure de groupes armés en RCA était celle perpétrée le 13 janvier dernier sur la capitale Bangui. Une offensive « stoppée avec succès » par les Casques bleus de la MINUSCA et les forces armées et de sécurité centrafricaines.

Dans le sud du pays, la ville de Bangassou est sous le contrôle des forces armées centrafricaines et des Casques bleus, a confirmé la Représentante spéciale adjointe, précisant que les travailleurs humanitaires poursuivent leurs activités d’aide aux personnes déplacées par le conflit.

Sécuriser la route

Le défi actuel pour la MINUSCA est la sécurisation de la MSR1, la route principale par laquelle arrivent tous les biens importés et l’aide humanitaire acheminés par voie terrestre depuis le Cameroun. Le 18 janvier, un convoi a été attaqué sur cette route dans ce qui était la première attaque depuis le début du mois de décembre.

« Toute la nourriture du Programme alimentaire mondial (PAM), tous les médicaments de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), toutes les fournitures de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et des ONG ont été complètement bloqués », a déploré Mme Brown, précisant que 100 camions transportant de l’aide humanitaire sont immobilisés.

« Le blocage de cette route a vraiment un impact important sur la situation humanitaire », a souligné la responsable onusienne, qui est également Coordinatrice humanitaire en RCA, alors qu’environ 1,9 million de personnes ont déjà du mal à se nourrir au jour le jour.

Mercredi 3 février, un premier convoi est parvenu à acheminer de l’aide humanitaire « en traversant les parties les plus difficiles de la route ». « Nous sommes confiants que cela va continuer, étant donné que cela apporte de l’aide vraiment nécessaire pour la population qui a été affectée par le blocage de cette route », a dit Mme Brown.

Plus de 180 ONG et agences des Nations Unies opèrent en RCA avec plus 12.000 travailleurs humanitaires locaux et internationaux.

Au mois de janvier, 66 incidents visant des humanitaires ont été recensés dans le pays. « Un chiffre plus élevé que tout autre mois des années précédentes », a relevé la Représentante spéciale adjointe. « La majorité de cette criminalité étant créée par les groupes armés », a-t-elle précisé.

Plus 200.000 Centrafricains sont déplacés dont plus de 100.000 réfugiés dans les pays voisins. « Plus ces déplacements dureront, plus nous aurons de problèmes persistants de malnutrition », a prévenu la Représentante spéciale adjointe.

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Ce jeudi 4 février, le Président de l’Union africaine (UA), S.E. Cyril Ramaphosa, et le Président de la FIFA (www.FIFA.com), Gianni Infantino, se sont entretenus par visioconférence en amont de la 34ème Session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA. Ils ont évoqué la dynamique positive qui anime les deux organisations depuis deux ans ainsi que les robustes liens institutionnels tissés par l’UA et la FIFA, au profit de tout le peuple africain.

Les deux dirigeants ont fait le point sur les avancées réalisées depuis que leurs entités ont signé un protocole d’accord en février 2019. Il a été question des projets destinés à renforcer le football africain grâce à des actions ciblées sur l’infrastructure (stades, terrains de football), les centres de formation et les compétitions, mais aussi de la lutte contre la manipulation des matches, ainsi que de la sûreté et la sécurité lors des matches disputés sur l’ensemble du continent africain.

La campagne conjointe #SafeHome lancée en août 2020 par l’UA et la FIFA avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de la Confédération Africaine de Football (CAF) illustre elle aussi cette étroite collaboration. Cette initiative de sensibilisation très réussie a vu les quatre organisations s’attaquer au fléau des violences domestiques, qui a été exacerbé par les mesures de confinement et de restriction des déplacements liées au Covid-19.

Plusieurs Légendes de la FIFA basées en Afrique ont donné de leur personne en enregistrant des messages vidéo de sensibilisation qui ont été relayés par les réseaux sociaux et les médias traditionnels. Le Président de l’UA et le Président de la FIFA ont également souligné les opportunités liées à l’éducation par le football, qui sont matérialisées par le Programme Football for Schools de la FIFA coordonné par la Fondation FIFA à l’échelle internationale.

Fort de ses visites dans 35 pays africains au cours des dernières années, Gianni Infantino a insisté sur le rôle majeur joué par l’Afrique dans le football mondial et sur la nécessité de le renforcer à l’avenir. Ce rôle peut être appuyé par les investissements conséquents réalisés dans le cadre du programme Forward de la FIFA, qui a déjà permis de concrétiser près de 300 projets à travers le continent.

Le déploiement du Plan d’aide contre le Covid-19, qui accompagne le football dans toute l’Afrique pendant la pandémie, a joué et continue de jouer un rôle précieux dans le maintien du football sur le continent.

Toujours sur le thème du Covid-19, les processus de vaccination vont, eux aussi, revêtir une importante capitale. À ce sujet, le Président de la FIFA a réaffirmé sa position en faveur d’un accès équitable aux vaccins pour l’ensemble de la population. Ce faisant, il a repris le message de portée internationale qu’il a passé en début de semaine depuis le siège de l’OMS à Genève (Suisse) en présence du Directeur général de l’OMS, le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Après avoir remercié le Président de l’UA pour son soutien indéfectible, le Président de la FIFA lui a assuré que l’étroite relation construite entre les deux organisations au cours des deux dernières années se perpétuera lorsque Félix Tshisekedi, le Président de la République démocratique du Congo, lui succèdera à la tête de l’Union africaine pour un mandat d’un an lors de la Conférence susmentionnée, qui se tiendra les 6 et 7 février 2021.

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60 acteurs des médias, hommes et femmes, ont participé sur trois jours à un atelier d’information et de sensibilisation sur le nouveau Coronavirus et le recyclage des connaissances.   Cette formation initiée par la Croix-Rouge, s'est tenue sur trois jours à Abidjan. Elle intervient suite à l'augmentation des cas de contamination. Le but de cet atelier était de renforcer les capacités pour la diffusion des messages harmonisés et apaisants sur ces urgences majeures, ainsi que d’amener ces professionnels des médias à réfléchir sur les comportements à adopter afin de jouer un rôle responsable et positif dans la lutte contre les rumeurs et fausses informations. 

Les travaux ont consisté en des sessions sur  les méthodes de prévention contre les deux maladies, ainsi que des sessions de rappel sur l’éthique et la déontologie du journalisme, ainsi que la gestion des « fake news », appliquées aux urgences sanitaires. Dans de circonstances d'urgence, le rôle des médias est essentiel, et les journalistes avec l’appui des scientifiques sont dans l’obligation de rapporter et de prouver par des preuves concrètes et convaincantes, la nature de l'épidémie tout en expliquant les raisons des interventions de contrôle menées par les autorités sanitaires. 

Les journalistes ont à cet effet bénéficié d’une séance de rafraîchissement sur l’éthique et la déontologie journalistique, appliquée à la gestion de l’information lors des crises et catastrophes sanitaires.  Il leur a été rappelé que la santé reste un des terrains de prédilection des fake news du 21ème siècle, qui pullulent surtout sur les médias sociaux. Toutefois, le Chargé de Communication de la Croix-Rouge Diabaté Moussa a rappelé les missions de l'institution. 

" La Croix-Rouge est une organisation humanitaire, neutre, impartiale et indépendante. Sa mission est de protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et d’autres. Au for de la crise, nous avons été auprès des populations pour la sensibilisation, l'aide en vivre et bien d'autres choses" a t-il indiqué. 

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En prélude à la journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales (MGF) qui sera célébrée  demain, 6 février 2021, le Prof. Bakayoko-Ly Ramata, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, a lancé un appel à la solidarité et à la vigilance pour que les MGF soient reléguées aux oubliettes en Côte d’Ivoire.


En effet, dans une déclaration faite à son Cabinet, elle a dressé le tableau peu flatteur des MGF dans le monde (Afrique, Moyen Orient et Asie) et surtout en Côte d’Ivoire où les régions les plus touchées sont celles de l’Ouest (62,1%), du Nord-ouest (75,2%) et du Nord (73,7%).

La ministre a également affirmé que de 2018 à 2020, au niveau des plateformes multisectorielles de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), 54 mutilations génitales féminines (MGF), dont 10 cas, rien que pour le seul mois de janvier 2021, ont été recensés.

Face à cette situation préoccupante, la conjugaison des efforts de tous est souhaitée pour répondre aux attentes de l’humanité conformément à l’esprit du thème retenu pour 2021 et qui est ainsi libellé : « Aucune excuse pour l’inaction mondiale : unissons-nous, finançons, agissons » a exhorté la ministre.

Qui a aussi souligné que le Président de la République, S.E.M Alassane Ouattara s’est engagé à œuvrer pour l’élimination de toutes les formes de violences basées sur le genre.

Ainsi, outre la loi n°98-757, du 23 décembre 1998, réprimant les mutilations génitales féminines dont les dispositions ont été intégrées dans le code pénal de 2019 (art 398), la Côte d’Ivoire s’est dotée d’un Plan national de promotion de l’abandon des mutilations génitales féminines.

À cet effet, le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a mis à la disposition du public, deux numéros verts, le 1308 et le 116, gratuits pour tous les réseaux de téléphonie pour toutes informations et dénonciations anonymes. 

Le Prof. Bakayoko-Ly a remercié et encouragé les organisations de la société civile, les institutions nationales et internationales, les leaders communautaires et guides religieux qui œuvrent avec abnégation en vue d’éliminer toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles et en particulier les mutilations génitales féminines.

 Elle a terminé sa déclaration par cet appel à l’endroit de la population: « Ensemble, disons non aux mutilations génitales féminines. Engageons-nous et agissons ensemble, ici et maintenant, pour la tolérance zéro face aux mutilations génitales féminines ! », a-t-elle insisté.

Relevons que des conséquences des mutilations génitales féminines, on peut citer les infections à VIH/ SIDA, l’hémorragie, le traumatisme psychologique, des troubles mentaux et des risques de complications au cours des grossesses et des accouchements pouvant parfois déboucher sur la mort.

Malheureusement, même en cette période de Covid-19, les mutilations génitales féminines se font encore.

A.F

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L’association des journalistes scientifiques de Côte d’Ivoire  dénommée « Médias pour la science et le développement (MSD) », est depuis quelques semaines en campagne de sensibilisation des populations ivoiriennes sur le respect des gestes barrières et les bons réflexes dans le cadre de la lutte contre la COVID 19.

Ce projet intitulé « Comprendre et Agir » bénéficie de l’appui technique et financier du projet Breaktrough ACTION  financé par  l’Agence Américaine de Développement  internationale  USAID.

Il vise à donner la parole aux chercheurs et autres scientifiques afin qu’ils s’expriment sur les sujets précis, pour faire comprendre aux populations la nécessité de respecter les mesures barrières.

« C’est un devoir pour nous face à cette nouvelle flambée de contamination dans le pays. Le projet consiste à diffuser des messages, vidéos et articles de sensibilisation, notamment à travers des médias et sur les réseaux sociaux », a expliqué à l’AIP, jeudi 04 février 2021, le président de Médias pour la science et le développement, Mamadou Traoré.

Depuis la mi-décembre 2020 des vidéos et messages sont à cet effet publiés sur la chaine Youtube de MSD et ses pages Facebook et Twitter, ainsi que des articles sur des sites internet.

« En cette période de crise sanitaire, le public a besoin d’informations justes, fiables, répondant avec précision à ses préoccupations. Le journalisme scientifique devient un rempart indispensable pour relever ce défi », a-t-il estimé.

Cette initiative fait suite à un atelier de renforcement des capacités des journalistes scientifiques sur la couverture de la pandémie du Covid-19 en septembre 2020 à Abidjan, grâce à l’appui technique et financier du projet  Breakthrough ACTION.

« Pour nous, projet Breakthrough ACTION la communication sur les risques  demeure un moyen efficace pour l’adoption de comportements préventifs contre la COVID 19. Nous réaffirmons notre disponibilité à accompagner la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre de programme de changement social et de comportement visant  à accroître la pratique des comportements de santé prioritaires et des normes sociales positives pour l’amélioration de la santé des populations », indique cette structure dans une note explicative relative au projet « Comprendre et Agir ».

Les autorités sanitaires ivoiriennes  mettent un point d’honneur à la sensibilisation au respect des mesures barrières contre cette maladie, notamment la distanciation physique d’un mètre, le port du cache-nez, le lavage des mains avec de l’eau et du savon ou l’usage du gel hydroalcoolique.

A ce jour, pays enregistre à ce jour plus de 28 000 cas confirmés de maladie à Covid-19 dont 158 décès.

Créée en février 2019, l’association Médias pour la Science et le Développement comprend aussi bien des journalistes que des communicateurs et chercheurs, et est ouverte à toute personne œuvrant à la vulgarisation scientifique.

Elle prévoit des projets de formation aux notions de base de journalisme scientifique mais aussi sur le traitement des sujets d’information liée à la science, la santé, l’environnement et les technologies, ainsi que des excursions scientifiques de terrain.

AIP

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L’opposant Bobi Wine a saisi la justice pour réclamer “l’annulation” des résultats de l’élection présidentielle en Ouganda, entachée selon lui par des fraudes qui ont assuré la réélection du président sortant Yoweri Museveni, a annoncé lundi l’un de ses avocats.

“Nous voulons l’annulation de l’élection, nous ne voulons pas qu’il (Museveni) prenne part à des élections futures”, a déclaré Medard Sseggona, l’un des conseils de M. Wine, en déposant un recours devant la Cour suprême de ce pays d’Afrique de l’Est.

M. Museveni, ancien guérillero de 76 ans au pouvoir depuis 1986, a remporté le scrutin présidentiel du 14 janvier avec 58,6% des voix.

M. Wine a immédiatement dénoncé l’élection comme une “mascarade”, les résultats officiels lui attribuant 34,8% des suffrages.

Le jeune député de 38 ans et ancien chanteur de ragga, dont le vrai nom est Robert Kyagulanyi, disposait de 15 jours après la déclaration des résultats par la commission électorale pour les contester devant la justice.

La Cour suprême a maintenant 45 jours pour statuer sur son recours.

D’autres candidats ont déjà tenté par le passé de contester les victoires électorales de M. Museveni devant la justice. Le dirigeant autoritaire a été systématiquement élu à chaque scrutin auquel il participait depuis 1996, quasiment à chaque fois avec des soupçons de fraudes.

M. Wine assure disposer de nombreuses preuves d’irrégularités, démontrant notamment des bourrages d’urnes, des tactiques d’intimidation auprès des électeurs et des manipulations des résultats dans certains bureaux de vote.

De son côté, M. Museveni affirme que cette élection a été la plus transparente que le pays ait jamais connu depuis son indépendance en 1962.

La campagne électorale a été marquée par des violences qui ont fait des dizaines de morts et par la répression contre les candidats de l’opposition, empêchés d’organiser des rassemblements au nom de la lutte contre l’épidémie de Covid-19.

Lors des jours qui ont précédé et suivi le scrutin, l’accès à internet a été interrompu et les réseaux sociaux suspendus.

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Le président Joe Biden demandera mardi à son gouvernement de faciliter la naturalisation des neuf millions de migrants éligibles à la citoyenneté américaine, dans le cadre d’une série de mesures destinées à renouer avec la tradition d’accueil des Etats-Unis.

Le président démocrate ordonnera également de passer en revue tous les freins à l’immigration légale et à l’intégration posée par son prédécesseur Donald Trump, ce qui devrait déboucher sur “des changements de politique radicaux”, ont annoncé de hauts responsables du gouvernement.

Sa stratégie “est fondée sur le postulat de base que notre pays est plus sûr, fort et prospère avec un système migratoire sain, rationnel et humain”, ont-ils expliqué lors d’un point-presse, en amont de la signature de trois décrets présidentiels dans l’après-midi.

Conformément à ses promesses de campagne, l’un d’eux porte sur la mise en place d’un groupe de travail chargé de réunir les familles de migrants séparées par la politique de “tolérance zéro” à la frontière adoptée par l’administration Trump en 2018. Face au tollé, le gouvernement républicain y avait renoncé, mais des centaines d’enfants n’ont jamais retrouvé leurs parents.

Ce groupe de travail aura pour mission de les identifier et de proposer des solutions pour réunifier les familles, “selon leurs désirs et leurs situations”, ont précisé les hauts responsables sans dire si cela pourrait inclure le retour sur le sol américain des parents ou des enfants expulsés.

Un deuxième décret porte sur les pays d’origine des migrants. Outre le retour d’aides économiques, il vise à remettre en place les voies d’immigration légale à la source, comme celles ayant permis sous Barack Obama de faire venir des centaines de mineurs dont les parents étaient déjà aux Etats-unis, sans qu’ils aient à emprunter des routes migratoires dangereuses.

Quant au troisième décret, il vise à favoriser l’intégration des migrants installés légalement aux Etats-Unis. Il prévoit de “rendre la naturalisation plus accessible aux neuf millions de personnes éligibles à la citoyenneté américaine”, selon ces responsables.

Cet objectif passe notamment par une révision de la règle dite “de la charge pour la société” créée en août 2019 par l’administration républicaine pour refuser la carte verte ou la citoyenneté américaine aux migrants touchant des aides sociales, comme par exemple des soins subventionnés ou une allocation logement.

“Il s’agissait d’un test de richesse pour les migrants”, a dénoncé un de ces hauts responsables.

La plupart de ces réformes seront pilotées par le ministre de la sécurité intérieure (DHS). Joe Biden a nommé Alejandro Mayorkas à ce poste, et le Sénat doit se prononcer à la mi-journée sur son choix.

S’il est confirmé, ce fils de réfugiés cubains, arrivé nourrisson aux Etats-Unis, sera le premier Hispanique à diriger ce ministère tentaculaire qui supervise les questions d’immigration, la police aux frontières mais aussi la réponse aux situations d’urgence.

Dès son premier jour à la Maison Blanche, le président avait déjà envoyé des gages à l’aile gauche du parti démocrate qui attend un virage à 180 degrés en matière d’immigration, après quatre années consacrées à verrouiller les frontières des Etats-Unis.

Il a notamment annulé deux mesures-phares de son prédecesseur: la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique, que Joe Biden a décidé d’interrompre, et l’interdiction d’entrée sur le sol américain de ressortissants de pays en majorité musulmans, que le démocrate a levée.

Il a également transmis un projet de loi au Congrès qui pourrait entraîner la régularisation des millions de sans-papiers présents aux Etats-Unis. Son adoption nécessitera toutefois de convaincre plusieurs élus républicains, ce qui semble difficile.

fm

 
 

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