Contenu - LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN
LDA Journaliste

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Rafael Benitez a quitté son poste d’entraîneur de Dalian, l’équipe de première division chinoise (CSL) dont il s’occupait depuis 2019, pour des raisons familiales liées au nouveau coronavirus.

“Malheureusement, comme tant de choses l’an passé, le Covid-19 a changé nos vies et nos projets. A partir d’aujourd’hui, mon staff et moi n’entraîneront plus hélas le Dalian Professional FC”, a déclaré samedi sur son blog l’Espagnol, âgé de 60 ans.

“La pandémie est toujours là pour tout le monde et le soutien à nos familles est la raison majeure de cette décision”, a ajouté l’ancien vainqueur de la Ligue des champions avec Liverpool (2005).

Après avoir entraîné quelques uns des plus grands clubs d’Europe, comme l’Inter Milan, Chelsea et le Real Madrid, Benitez avait signé à Dalian en juillet 2019 en provenance de Newcastle.

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Le président sortant du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, a été réélu au premier tour lors d’un scrutin tenu dimanche.

L’actuel chef de l’Etat a obtenu 61,3% des voix, selon des résultats partiels portant sur 98,8% des circonscriptions.

Avec 12,5% des suffrages, l’ex-eurodéputée socialiste Ana Gomes est arrivée en deuxième position, devançant le candidat d’extrême droite André Ventura, qui comptait à ce stade 11,9% des voix.

Au Portugal, le chef de l’Etat joue un rôle d’arbitre en cas de crise politique, et il peut dissoudre le Parlement pour convoquer des élections législatives anticipées.

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Les enjeux et défis économiques et sociaux liés à la pandémie du Covid-19 sont au menu de la semaine des débats virtuels du Forum économique économie mondial (Forum de Davos) qui s’ouvre ce lundi, autour du thème “une année cruciale pour rebâtir la confiance”.

Crise du coronavirus oblige, le Forum économique mondial (WEF en anglais), créé en 1971, se scinde en 2021 en deux événements distincts pour sa 51e édition: une version virtuelle du 24 au 29 janvier (les dates habituelles du WEF) et le Forum lui-même, bien réel, décentralisé à Singapour du 25 au 28 mai.

Pendant l’habituelle “semaine de Davos” qui débute ce lundi, le Forum se déroulera sous forme de contributions virtuelles, avec à l’ouverture un discours du président chinois Xi Jinping.

Son homologue français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel ou encore le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’exprimeront aussi lors de cette semaine. Côté américain, le nouveau chef de l’Etat Joe Biden n’est pas prévu, mais son émissaire pour le climat John Kerry doit toutefois y participer, de même que son conseiller pour le coronavirus Anthony Fauci, ont annoncé les organisateurs.

Lundi, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde débattra, aux côtés du ministre français de l’Économie Bruno Le Maire, et de son homologue allemand Peter Altmaier, de la manière de “restaurer la croissance économique”.

Ces prochains jours, plus de 1500 personnes doivent participer à la rencontre, qui se pencheront sur des questions diverses, de l’économie à la numérisation en passant par le renforcement de la collaboration dans le contexte de la pandémie.

Lors de ce forum, un accent sera porté particulièrement sur l’Asie. “L’année 2020 est celle où l’Asie a représenté pour la première fois plus de 50 % de l’économie globale”, explique Borge Brende, président du Forum, en présentant le programme. C’est pourquoi de nombreuses tables rondes porteront, cette année, sur “le rôle que doit jouer l’Asie dans le redressement de l’économie mondiale”.

Outre le président chinois, le Forum accueillera les premiers ministres indien Narendra Modi et japonais Yoshihide Suga, ainsi que le président sud-coréen Moon Jae-in.

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Le Conseil de sécurité de l’ONU a vigoureusement condamné vendredi les violations de l’accord de paix en République centrafricaine, ainsi que les violences perpétrées par certains groupes armés avec le soutien de l’ancien Président François Bozizé, «visant à saper le processus électoral».

Dans une déclaration à la presse, les membres du Conseil ont rappelé que « les individus et entités qui se livrent ou apportent leur soutien à des actes qui portent atteinte à la paix, à la stabilité ou à la sécurité de la RCA (…) peuvent être désignés sous le régime de sanctions du Conseil de sécurité».

Ils ont également condamné le discours de haine et l’incitation à la violence alimentés par des campagnes de désinformation et ont exhorté toutes les parties signataires de l’accord de paix de février 2019 à honorer pleinement leurs engagements et à s’engager sur la voie du dialogue et de la paix.

La République centrafricaine a décrété, jeudi 21 janvier, l’état d’urgence pour quinze jours sur l’ensemble du territoire face à la menace de groupes armés.

Devant le Conseil de sécurité, le Représentant spécial du Secrétaire général dans ce pays, Mankeur Ndiaye, a alors prévenu que la République centrafricaine était confrontée à un grave risque de recul en matière de sécurité. Il a demandé 3.000 Casques bleus supplémentaires pour permettre à la Mission de paix des Nations Unies (MINUSCA) qu’il dirige de disposer d’un outil robuste et adapté à la menace.

Les Quinze ont souligné vendredi «la nécessité urgente et impérative de mettre fin à l’impunité en RCA et de traduire en justice les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme ». Ils ont également encouragé les autorités nationales à poursuivre leurs efforts pour rendre opérationnelle la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation.

Le Conseil de sécurité a félicité les électeurs centrafricains pour leur détermination à exercer leur droit de vote aux élections du 27 décembre 2020, malgré les intimidations et les violences dans certaines parties du pays. Il a pris acte de la décision de la Cour constitutionnelle qui a validé le 18 janvier la réélection du Président sortant, Faustin Archange Touadéra, et a appelé toutes les parties prenantes à respecter la décision de la Cour.

Les membres du Conseil de sécurité ont pris note de la demande des autorités centrafricaines de lever l’embargo sur les armes et ont réaffirmé qu’ils étaient prêts à revoir cet embargo.

Ils ont condamné dans les termes les plus vifs la multiplication des attaques contre les travailleurs humanitaires et ont appelé toutes les parties à respecter leurs obligations au titre du droit international humanitaire.

Les membres du Conseil de sécurité ont fermement condamné les attaques en cours contre la MINUSCA et ont réaffirmé que les attaques contre les soldats de la paix pouvaient constituer des crimes de guerre, rappelant qu’il était important que la Mission dispose des capacités nécessaires pour s’acquitter de son mandat.

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L’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) a organisé, samedi 23 Janvier 2021, la 22e édition de la soirée des Ebony à l’Hôtel Président de Yamoussoukro. Après délibérations des membres du jury, Marcelle AkissiAka  est sorti de cette édition en remportant le prix de Super Ebony 2020.

Selon le jury présidé par Kebé Yacouba, il y a eu au total 396 candidatures. Parmi lesquels le Super Ebony est revenu à Marcelle Aka pour avoir remporté  trois prix successivement notamment  le prix de la meilleure interview Jean Pierre Ayé, le prix du meilleur journaliste de la presse écrite et le Super Ebony. Germaine Boni, journaliste à Fraternité Matin, elle a remporté le prix de la meilleure enquête. Amy Sissoko de la Rti 1  a eu le prix du meilleur reportage.

Ajouté ces prix, il y a également eu  les prix sectoriels. A savoir  celui de la lutte contre le travail des enfants remporté par  à Germain Gabo de Fraternité Matin et de la déforestation. Le Prix  de l’immigration clandestine et irrégulière a été décerné  par le journaliste de la Radio chandelier de Yopougon N’Zi Kouakou Ernest. Les meilleurs journalistes en radio et télé reviennent aux journalistes Ly Aimé de Radio Yopougon, la télévision à Cheick Koné de la Rti 1 et la presse numérique à Ousmane Té Tenin de la Voix des femmes.

Quant au Prix du meilleur présentateur télé Ali Diarrassouba de la Nouvelle Chaine Ivoirienne remporte le prix. Il est suivi de Juliette Weah de la Rti 1 et Sharon Camara de Life Tv.

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Pour faire face à la problématique des catastrophes naturelles que connait la Côte d’Ivoire à savoir : l’érosion côtière, les inondations et les glissements de terrain, l’Unesco, Bureau d’Abidjan en collaboration avec la Mairie de Grand-Bassam et l’Anaged (l’Agence nationale de la gestion des déchets) a organisé vendredi 22 janvier 2021 une cérémonie de remise de matériel de salubrité à l’endroit de la jeunesse de Grand-Bassam au centre culturelle Jean-Baptiste Mokey suivi d’un nettoyage des plages  .

 Cette cérémonie de remise du matériel qui s’est tenue  en présence  de plusieurs personnalités dont Jean Louis Moulot,  Maire de la commune de Grand-Bassam qui a salué cette initiative, de Anne Lemaistre, la responsable de Unesco, bureau d’Abidjan, du représentant du ministre de l’Environnement et du développement durable et du représentant de l’Agence nationale de la gestion des déchets est la suite de la célébration de la Journée Internationale de la Prévention des Risques de Catastrophe qui s’est tenu le 14 octobre 2020 à Grand-Bassam .

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 L’objectif visé par cette activité était de contribuer à la résilience des communautés en vue de la prévention des risques liés aux inondations dans la ville historique de Grand-Bassam.

Pour la propreté des plages de la ville balnéaire de Grand-Bassam, quatre organisations de jeunesse, ont reçu de la part de l’Unesco, du matériel de nettoyage composé de 10 brouettes standard vertes, 90 fourches Gazon, 40 manches de râteau, 40 pelles en acier, 40 Manches de pelle, 40 balais à gazon, 90 gants pvc, 1000 sacs poubelle biodégradables.

Prenant la parole, Assi Moise Aboua, chef de cabinet du ministère de l’Environnement et du développement durable appel à la responsabilité des populations pour la préservation de notre écosystème par des comportements éco citoyens. Car, « La Côte d’Ivoire en sa qualité de pays côtier, dispose d’un joyau inestimable à travers son océan et son littoral », a-t-il fait savoir.

Anne Lemaistre, représentante de l’Unesco, Bureau d’Abidjan a profité de l’occasion pour interpeller les populations sur la pollution des plages. Et d’appeler par ailleurs les leaders communautaires à mener des activités de sensibilisation à l’endroit des touristes.

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Cette journée, a été aussi l’occasion de former et d’éduquer les leaders communautaires  aux risques de catastrophe naturelle. Renforcer également leur résilience et contribuer à la préservation des patrimoines culturels.

 Pour rappel, depuis juillet 2012, la ville de Grand-Bassam a été classée patrimoine mondial de l’Unesco.

Mohamed Compaoré

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Les transferts internationaux effectués en 2020, année marquée par la suspension de nombreuses compétitions de football due à la pandémie de Covid-19, ont connu une baisse supérieure à 5% sur un an, selon la FIFA.

Le total de mouvements répertoriés d’un pays à un autre a atteint 17.077, contre 18.047 en 2019, soit un total en recul de 5,4%, précise un rapport de la FIFA publié lundi, précisant qu’il s’agit de la première baisse constatée depuis dix ans.

Le “Global Transfer Market Report” de la FIFA ajoute, en revanche, que le niveau de 2020 reste supérieur à celui de 2018.

Sur l’ensemble des transferts d’un pays à un autre, la grande majorité (14.804, soit 86,7%) n’a entraîné le versement d’aucune indemnité. Sur les 2.273 transferts avec indemnité, plus de la moitié (55,7%) se rapportait à des mouvements de moins de 500.000 dollars (413.000 euros).

Les dix transferts les plus coûteux, dont la FIFA n’a pas communiqué le montant, ont représenté environ 15% des indemnités totales versées.

En tête de ce top-10 figure Kai Havertz, du Bayer Leverkusen à Chelsea, un transfert estimé par la presse à plus 80 M EUR. Suivent Arthur (du Barça à la Juve), Victor Osimhen (de Lille à Naples) et Bruno Fernandes (du Sporting à Manchester United).

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Les populations de la région du Bafing résidant à Abidjan se sont engagées mardi 18 janvier 2021 , à contribuer de manière significative au développement de leur contrée.

C’est dans cette optique qu’ils ont mis en place une structure dénommée " Famille des générations pour l’essor du Bafing " (Fageb). Cette organisation regroupe 84 cadres originaires de la région, notamment Moussa Sanogo, ministre du Budget et du Portefeuille de l'État et Sarah Sako, 1ère vice-présidente du Sénat et de nombreux jeunes étudiants et travailleurs.

A en croire les initiateurs, Fageb se veut un creuset d’échange, de rencontre, de partage et de réflexion sur les actions à mener pour le développement de la région dont le chef-lieu est Touba.

Lors du lancement des activités de cette association, son président Moussa Diomandé, a indiqué que: "la Fageb avait pour objectif principal de faciliter l’autonomisation de porteurs de projets, de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et de mobiliser auprès de ses membres et des opérateurs économiques de la région des ressources".

Pour ce faire, un fonds dénommé « Diêmanly » (apporter de l’aide en Mahouka) d’un montant de 100 millions de FCfa, dédié uniquement à l’investissement, sera mis en place.

Pour lui, cette association de développement vient aussi apporter une pierre à l’édification de la région riche de par sa culture.

« Chaque cadre doit jouer son rôle dans cette nouvelle ouverture au monde à laquelle la Côte d’Ivoire en général, et le Bafing en particulier, fait face », précise-t-il.  

Pour mieux atteindre leurs objectifs, le président Fabeg annonce la création d’une web télévision et d’un compte Facebook. Le ministre Moussa Sanogo a appelé les jeunes, les travailleurs et les cadres à se mettre ensemble pour le développement du Bafing.  

Izoudine Y.

 
 

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mardi, 19 janvier 2021 18:46

Soudan: Le calme revient au Darfour

Le calme règne mardi au Darfour après des heurts interethniques qui ont fait quelque 155 morts et déplacé des dizaines de milliers de personnes, mais les craintes de nouvelles violences persistent dans cette région de l’ouest du Soudan.

Le gouvernement de transition à Khartoum a envoyé des troupes dans la région où ces violences ont éclaté un peu plus de deux semaines après la fin de la mission de paix conjointe de l’ONU et de l’Union Africaine (Minuad).

Ces affrontements avaient débuté samedi à El-Geneina, la capitale du Darfour-Ouest, entre la tribu Al-Massalit et des nomades arabes. Au moins 100 personnes ont été tuées et 132 blessées, selon le gouverneur du Darfour-Ouest, Mohamed Abdalla al-Douma.

Les incidents ont également touché un camp pour personnes déplacées après le conflit entamé en 2003 au Darfour. Quelque 50.000 personnes ont été déplacées à la suite des nouvelles violences, selon l’ONG Save the Children.

Les autorités locales au Darfour-Ouest ont imposé un couvre-feu dans l’ensemble de cet Etat régional. Des troupes sont arrivées de Khartoum et d’autres Etats régionaux pour tenter de contenir la situation.

“Il n’y a pas eu d’affrontements depuis dimanche mais il y a eu des pillages, en particulier de maisons ou de fermes de gens vivant au camp de déplacés de Kerindig”, a indiqué M. Douma.

“La situation est calme dans l’Etat, alors que les forces de sécurité se déploient autour d’El Geneina et Kerindig”, a-t-il ajouté.

Lundi, des affrontements similaires ont eu lieu entre la tribu des Fallata et la tribu arabe des Rizeigat au Darfour-Sud, faisant 55 morts et 37 blessés.

“La situation est calme aujourd’hui dans notre village au Darfour-Sud”, a dit à l’AFP le chef tribal Mohamed Saleh par téléphone. “Les gens restent toutefois tendus de peur que de nouveaux incidents n’éclatent”, a-t-il affirmé.

Le Soudan a connu une transition agitée depuis la destitution de l’ancien président, Omar el-Béchir, en avril 2019, sous la pression de la rue.

Les nouvelles autorités se sont efforcées de stabiliser la région qui a connu des années de conflit.

Le conflit au Darfour avait opposé les forces loyales au régime de Béchir à Khartoum et des membres de minorités ethniques s’estimant marginalisées.

Les violences ont fait quelque 300.000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés, essentiellement durant les premières années du conflit, selon l’ONU.

Les affrontements restent encore fréquents concernant l’accès à la terre et à l’eau, opposant éleveurs nomades arabes et fermiers darfouris.

hn

 
 

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Des heurts ont éclaté pour la quatrième nuit consécutive dans plusieurs villes de Tunisie, où des jeunes ont pris pour cible la police mobilisée pour faire respecter le couvre-feu lié à la pandémie de coronavirus et qui a répliqué avec des gaz lacrymogènes.

Plus de 630 personnes ont été arrêtées dans plusieurs gouvernorats par les forces de sécurité, assistées par l’armée mobilisée pour contenir les manifestations nocturnes et actes de vandalisme.

D’après le porte-parole du ministère tunisien de l’Intérieur, Khaled Hayouni, les unités sécuritaires ont interpellé 632 individus, pour la plupart des mineurs, à la suite de ces actes de vandalisme et de vols constatés dans de nombreuses régions tunisiennes.

Il a précisé que les unités sécuritaires mettent tout en œuvre pour faire face aux actes de violence et aux tentatives de vol et de pillage des biens privés et publics, ajoutant que les saccageurs ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre.

Il a fait état de plusieurs blessés d’un degré de gravité variable dans les rangs des forces de l’ordre, rappelant que des cocktails Molotov ont été lancés sur des policiers “leur causant des brûlures”.

Pour sa part, le porte-parole du ministère tunisien de la Défense Mohamed Zekri a annoncé le déploiement des unités militaires dans quatre gouvernorats à savoir Sousse (côte-est), Kasserine (centre-ouest), Bizerte (extrême-nord) et Siliana (nord-ouest) afin de protéger le institutions de souveraineté.

Le responsable militaire a ajouté que “ce renforcement sécuritaire a été décidé en premier lieu par la nécessité de protéger les quartiers généraux des établissements souverains dans ces quatre gouvernorats à la lumière de l’évolution de la situation due aux émeutes et aux actes de saccage dans un certain nombre de régions”.

Cette décision intervient alors que la plupart des provinces du pays, dont Tunis, Ariana, Siliana, Bizerte, Monastir, Manouba, Nabeul, Kairouan, Sidi Bouzid, Kasserine, Gafsa et Sousse, sont en proie à de violentes manifestations populaires nocturnes pour le troisième jour consécutif, marquées par des affrontements entre les forces de sécurité et des jeunes ayant délibérément fermé des routes et jetant des pierres ainsi que d’autres projectiles contre les forces de l’ordre.

Certains manifestants dans plusieurs villes ont pris d’assaut des supermarchés avant de se livrer à un pillage en règle. Ils ont également tenté de brûler un centre de sécurité, un entrepôt municipal, une succursale bancaire ainsi que d’autres propriétés privées et publiques, selon des sources sécuritaires.

En réaction à ces émeutes, l’influente centrale syndicale, l’Union Générale Tunisienne du Travail, a appelé les jeunes à cesser les protestations nocturnes, propices à des dépassements, tout en rappelant que la Constitution garantit le droit de manifester.

Pour leur part, l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et le Syndicat des Agriculteurs de Tunisie (Synagri) ont condamné, lundi, ces actes de violence et de vandalisme et les attaques aux biens publics et privés enregistrés ces derniers jours, critiquant le “mutisme des gouvernants et leur incapacité à gérer la situation”.

Pour cette organisation professionnelle, “ces pratiques ne généreront à la Tunisie que davantage de pertes dans un contexte économique et social très délicat, marqué par les répercussions de la pandémie sanitaire”.

De son côté, le Synagri a exprimé l’attachement au droit à la protestation pacifique en raison de la “situation socio-économique catastrophique” que vivent les différentes catégories sociales et les agriculteurs notamment dans les milieux ruraux.

“Les mouvements sociaux recrudescents que connaît le pays sont le résultat inévitable de l’échec des choix économiques, notamment dans le secteur agricole”.

Ces affrontements avaient éclaté vendredi quelques heures après l’annonce par le chef du gouvernement tunisien Hichem Mechichi d’un vaste remaniement de son gouvernement affectant douze ministères notamment ceux de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé.

Dix ans après la chute du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011 sous l’effet d’un soulèvement populaire, la Tunisie connaît toujours une instabilité politique et des problèmes socio-économiques.

La classe politique, plus fragmentée que jamais depuis les élections législatives de 2019, se déchire alors que l’urgence sociale s’accentue avec la pandémie de coronavirus (175.065 cas, 6.000 morts), qui s’ajoute à la hausse des prix, la persistance du chômage et la défaillance croissante des services publics.

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