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Abidjan, le mercredi 30 juillet 2025(LDA)-Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a adressé, mardi, un Discours à Son peuple fidèle à l’occasion du 26e anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de Ses glorieux Ancêtres.
"Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.
Cher peuple,
La célébration de la Glorieuse Fête du Trône constitue un rendez-vous annuel qui renouvelle les liens d’allégeance mutuelle qui nous unissent. Elle est aussi un moment privilégié pour exalter de nouveau les sentiments d’affection et de loyauté qui nous lient indéfectiblement, sans jamais cesser de gagner en intensité.
L’occasion nous est également donnée de faire le point sur l’état de la Nation, en dressant le bilan des acquis que nous avons engrangés et en faisant la synthèse des projets et des défis qui nous attendent. Nous nous mettons ainsi en capacité d’aborder l’avenir avec confiance et optimisme.
Depuis Notre Accession au Trône, Nous avons œuvré à la construction d’un Maroc avancé, uni et solidaire, aussi bien à travers la promotion du développement économique et humain global que par la ferme volonté de conforter la place de notre pays dans le concert des nations émergentes.
Loin d’être le fruit du hasard, les réalisations accomplies par notre pays procèdent plutôt d’une vision à long terme et elles reflètent la pertinence des choix majeurs opérés en matière de développement. Elles ont également été favorisées par le climat de sécurité et de stabilité politique et institutionnelle dont jouit le Maroc.
Partant de cette base solide, et en accord avec le Nouveau Modèle de Développement, Nous nous sommes attaché à consolider les attributs de cet essor socio-économique et à bâtir une économie compétitive, plus diversifiée et plus ouverte, dans un cadre macro-économique sain et stable.
En dépit de la succession d’années de sécheresse et de l’exacerbation des crises internationales, l’économie nationale a maintenu un taux de croissance conséquent et régulier, au cours des dernières années.
Par ailleurs, le Maroc connaît un renouveau industriel sans précédent : les exportations industrielles, notamment celles liées aux métiers mondiaux, ont plus que doublé depuis 2014.
Grâce aux orientations stratégiques que le Maroc s’est tracées, les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, des énergies renouvelables, des industries agroalimentaires et du tourisme constituent désormais un levier essentiel de notre économie émergente, tant en termes d’investissements qu’en matière de création d’emplois.
Terre d’investissement s’il en est, le Maroc émergent est singulier par la multiplicité et la diversité des partenaires dont il est un associé responsable et fiable. En effet, à la faveur des accords de libre-échange, l’économie nationale est liée à plus de trois milliards de consommateurs à travers le monde.
Aujourd’hui, le Maroc dispose également d’infrastructures modernes, robustes et aux standards mondiaux. En consolidation de ces infrastructures, Nous avons récemment lancé les travaux d’extension de la Ligne Grande Vitesse reliant Kénitra à Marrakech, ainsi qu’une série de projets d’envergure dans les domaines de la sécurité hydrique et alimentaire de notre pays et de sa souveraineté énergétique.
Cher peuple,
Ainsi que tu le sais, aucun niveau de développement économique et infrastructurel ne saurait Me contenter s’il ne concourt pas effectivement à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, de quelque frange sociale et de quelque région qu’ils appartiennent.
Partant de là, Nous avons toujours porté un intérêt particulier à la promotion du développement humain, notamment à travers la généralisation de la protection sociale et l’attribution de l’aide directe aux ménages qui y sont éligibles.
Les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat 2024 ont mis en évidence un ensemble de transformations démographiques, sociales et spatiales dont il faudra tenir compte dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. A titre d’exemple, le niveau de la pauvreté multidimensionnelle a nettement reculé à l’échelle nationale, passant de 11,9 % en 2014 à 6,8% en 2024.
Par ailleurs, le Maroc a dépassé, cette année, le seuil de l'Indice de Développement Humain (IDH), pour se classer désormais dans la catégorie des pays à "développement humain élevé".
Mais il est regrettable de voir que certaines zones, surtout en milieu rural, endurent encore des formes de pauvreté et de précarité, du fait du manque d’infrastructures et d’équipements de base.
Cette situation ne reflète en rien Notre vision de ce que devrait être le Maroc d’aujourd’hui. Elle ne donne pas non plus la pleine mesure des efforts que nous déployons pour renforcer le développement social et réaliser la justice spatiale. De fait, il n’y a de place, ni aujourd’hui, ni demain pour un Maroc avançant à deux vitesses.
Cher peuple,
Voici venu le temps d’amorcer un véritable sursaut dans la mise à niveau globale des espaces territoriaux et dans le rattrapage des disparités sociales et spatiales.
Nous appelons donc à passer des canevas classiques du développement social à une approche en termes de développement territorial intégré.
Notre objectif est que, sans distinction ni exclusion, et dans quelque région que ce soit, les fruits du progrès et du développement profitent à tous les citoyens.
A cet effet, Nous avons orienté le gouvernement pour l’élaboration d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial fondés sur la valorisation des spécificités locales, la consolidation de la régionalisation avancée et le principe de complémentarité et de solidarité entre les entités territoriales.
Ces programmes doivent pouvoir compter sur la mutualisation des efforts de tous les acteurs et sur leur articulation autour de priorités clairement définies et de projets générateurs d’impacts réels, couvrant notamment :
Premièrement : la promotion de l’emploi, à travers la valorisation des potentialités économiques régionales et l’instauration d’un climat favorable à l’entrepreneuriat et à l’investissement local.
Deuxièmement : le renforcement des services sociaux de base, plus particulièrement l’éducation et l’enseignement ainsi que les soins de santé, de manière à préserver la dignité des citoyens et à instaurer la justice spatiale.
Troisièmement : l’adoption d’un modèle de gestion proactive et durable des ressources en eau, au regard de l’aggravation du stress hydrique et du changement climatique.
Quatrièmement : le lancement des projets de mise à niveau territoriale intégrée, en totale résonance avec les mégaprojets en chantier à l’échelle du pays.
Cher peuple,
A près d’un an de la tenue des prochaines législatives, prévue à l’échéance constitutionnelle et légale ordinaire, Nous insistons sur la nécessité de préparer le Code général des élections à la Chambre des représentants afin qu’il soit adopté et porté à la connaissance générale avant la fin de l’année en cours.
A cet égard, Nous avons donné Nos Hautes Directives à Notre ministre de l’intérieur pour que le prochain scrutin législatif fasse l’objet d’une préparation judicieuse et, qu’à cet effet, des consultations politiques soient ouvertes avec les différents acteurs.
Cher peuple,
Notre souci de conforter la place du Maroc en tant que pays émergent va de pair avec Notre engagement réitéré à demeurer ouverts sur notre environnement régional et plus particulièrement sur notre voisinage immédiat avec le peuple algérien frère.
En Ma qualité de Roi du Maroc, Ma position est claire et constante : le peuple algérien est un peuple frère que des attaches humaines et historiques séculaires lient au peuple marocain, particulièrement par la langue, la religion, la géographie et le destin commun.
Pour toutes ces considérations, J’ai constamment tendu la main en direction de nos Frères en Algérie. J’ai également exprimé la disposition du Maroc à un dialogue franc et responsable ; un dialogue fraternel et sincère portant sur les différentes questions en souffrance entre les deux pays.
Notre attachement inébranlable à la politique de la main tendue en direction de Nos Frères en Algérie procède de l’intime conviction que Nous portons en Nous, quant à l’unité de nos peuples et à notre capacité commune à dépasser cette situation regrettable.
Nous réaffirmons également notre attachement à l’Union du Maghreb dont Nous sommes persuadés qu’elle ne pourra se faire sans l’implication conjointe du Maroc et de l’Algérie, aux côtés des autres Etats frères.
D’autre part, Nous sommes fiers du soutien international croissant à la Proposition d’Autonomie, considérée comme la seule et unique solution au conflit autour du Sahara marocain.
A cet égard, Nous exprimons Nos remerciements et Notre considération au Royaume-Uni ami et la République Portugaise pour leurs positions constructives venues appuyer la Proposition d’Autonomie, dans le cadre de la souveraineté du Maroc sur son Sahara et renforcer celles de nombreux pays dans le monde.
Ces positions favorables au bon droit et à la légitimité nous inspirent honneur et fierté. Elles nous poussent davantage à la recherche d’une solution consensuelle qui sauve la face à toutes les parties, où il n’y aura ni vainqueur ni vaincu.
Cher peuple,
La commémoration de la Glorieuse Fête du Trône est l’occasion pour Nous de rendre un hommage particulier à Nos Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à l’Administration territoriale, à la Sûreté nationale, aux Forces Auxiliaires et à la Protection civile, toutes composantes confondues, pour leur dévouement et leur mobilisation constante, sous Notre commandement, à défendre l’unité nationale et à préserver la sécurité et la stabilité du pays.
A cet égard, Nous nous remémorons avec une vive émotion le souvenir des valeureux martyrs de la Nation, au premier rang desquels Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Notre Illustre Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde.
Pour conclure, il n’y a rien de mieux que ce verset du Saint-Coran : «Qu’ils adorent le Seigneur unique de cette Maison qui les a nourris contre la faim et les a rassurés contre la peur ». Véridique est la parole de Dieu. Wassalamou alaikoum wa rahmatoullah wa barakatouh".
Abidjan, le mercredi 30 juillet 2025(LDA)-L’Institut National d’Hygiène Publique (INHP) avec le soutien du Centre Régional de Surveillance et de Contrôle des Maladies (CRSCM) de la CEDEAO et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) organise un atelier national d'induction de l'Équipe Médicale d'Urgence (EMU) de Côte d'Ivoire du 28 juillet au 1er août 2025, à Grand Bassam.
L’objectif principal est d'induire cette équipe à structurer la réponse d’urgence, en intégrant principes fondamentaux, logistique, coordination, prévention et contrôle des infections, hygiène, et soutien psychosocial.
Cet atelier s’inscrit dans une initiative régionale visant à doter la Côte d’Ivoire d’une Équipe Médicale d’Urgence (EMU) apte à intervenir rapidement et efficacement en cas de catastrophes, épidémies ou autres urgences de santé publique.
A l’ouverture, le Directeur général de la Santé, le Professeur Mamadou Samba, représentant du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture Maladie Universelle, a insisté sur l’importance de ces formations pour la sécurité sanitaire de la population, évoquant la gestion fluide des crises telles que le choléra ou la dengue, qui connaît une recrudescence.
Selon le directeur exécutif du Centre Régional de Surveillance et de Contrôle des Maladies (CRSCM-CEDEAO), Dr Mamadou Diarrassouba, cette démarche permettra une gestion plus efficiente des crises sanitaires, garantissant une réponse rapide et coordonnée, essentielle pour sauver des vies et limiter les handicaps à long terme.
Il a souligné que le but ultime est d’avoir du personnel clinique pluridisciplinaire national et régional prêt à se déployer en situation d’épidémies et d’urgences majeurs de santé publique.
Une étape clé dans la modernisation de la santé publique ivoirienne, pour faire face aux défis croissants des urgences sanitaires en Afrique de l’Ouest.
La formation prévoit des simulations pratiques, indispensables pour tester la réactivité des équipes et identifier les éventuelles failles du dispositif.
Le CRSCM et l’OMS visent ainsi à établir une EMU nationale opérationnelle dotée de personnel multidisciplinaire prêt à intervenir dans l’urgence.
Abidjan, le mercredi 30 juillet 2025(LDA)-Lors de la cérémonie de passation de collier entre la présidente sortante Georgette Alou et le nouveau président, Charles Toa Bi du Rotary Club Abidjan Atlantis, le Gouverneur du District 9101 du Rotary Club international, Abou-Bakar Ouattara, membre du Rotary Club Abidjan Atlantis, a appelé les Rotariens à apporter leur contribution à la Fondation Rotary, véritable moteur des actions humanitaires menées à travers le monde.
Profitant de cette rencontre, le Gouverneur a félicité deux membres particulièrement engagés à savoir Stéphane Da Costa, élevé au rang de Paul Harris Fellow (PHF) et Hady Dramé, distingué comme donateur majeur. Ces distinctions, a-t-il souligné, traduisent la force de l’engagement individuel et inspirent l’ensemble des membres du club à suivre cet exemple.
Par ses conseils avisés, Abou-Bakar Ouattara a encouragé le club à maintenir sa dynamique et à poursuivre ses initiatives en faveur des communautés locales. Sa présence et ses recommandations ont donné à la cérémonie une dimension à la fois symbolique et stratégique, rappelant à chacun que l’avenir du Rotary repose sur la solidarité et l’action concertée de tous ses membres.
À l’initiative du tout premier Abidjan Business Forum Paris, Alain Tiba, économiste et expert en intelligence économique, dévoile les ambitions d’un événement pensé comme un pont stratégique entre la Côte d’Ivoire et la France. À travers cet entretien, il revient sur son parcours, les objectifs du forum et la place centrale qu’il accorde à la diaspora, à l’investissement et à la circulation intelligente de l’information économique.
LDA : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
AT : Je m’appelle Alain Tiba. Économiste de formation et journaliste économique depuis plusieurs années. Je suis également diplômé de l’École de guerre économique où je me suis spécialisé en veille stratégique et intelligence économique. Aujourd’hui, je suis chef d’entreprise à la tête du cabinet Best Intelligence et initiateur de Let’s Talk Best Business, un concept que je développe depuis maintenant trois ans. Mon parcours est guidé par une conviction forte : l’information économique est un levier de pouvoir et d’anticipation. Et il est essentiel de la rendre accessible à ceux qui veulent entreprendre et investir avec lucidité.
LDA : Qu’est-ce qui vous a poussé à créer l’Abidjan Business Forum Paris ?
AT : C’est la suite logique de mes précédents événements. Avec Let’s Talk Best Business, j’ai pu constater à travers mon réseau et mon entourage, une prise de conscience : on ne peut pas réellement créer de richesse durable ou de plus-value en se contentant d’un SMIC ou en restant salarié toute sa vie. L’Abidjan Business Forum Paris est né de ce constat. Il répond à une véritable demande : celle de mieux comprendre les opportunités économiques et d’investissement, notamment entre la France et l’Afrique. Être au cœur de l’information économique et la partager, c’est mon moteur au quotidien.
LDA : Pourquoi avoir choisi Paris pour cette première édition ?
AT : Paris est ma ville de cœur. Il fallait bien commencer quelque part, alors j’ai choisi une ville que j’aime profondément et que je connais suffisamment bien pour y vivre au quotidien. C’était une évidence : commencer là où je me sens chez moi.
LDA : Quels sont les objectifs principaux du forum ?
AT : Promouvoir les opportunités du district d’Abidjan auprès des décideurs européens et favoriser des levers de fonds pour des projets innovants et structurés.
LDA : Quels seront les grands thèmes abordés ?
AT : L’immobilier, l’agro-industrie, le numérique, le tourisme en bref tous les secteurs porteurs d’Abidjan.
LDA : Qui sont les participants attendus ?
AT : Principalement les acteurs économiques du marché de Côte d’Ivoire et de France. Plus de 400 décideurs politiques, économiques et entrepreneurs, les start-ups et médias sont également conviés.
LDA : Concrètement, que peuvent espérer les participants ?
AT : Une présentation précise et concise des différentes opportunités d’investissement, la découverte ou création de nouveaux partenariats entre la France et la Côte d’Ivoire
LDA : Quelles sont les retombées que vous espérez pour la Côte d’Ivoire ?
AT : De nouveaux leviers de croissance économique, l’implantation de nouvelles entreprises dans tous les secteurs comme le tourisme, l’agro- industrie, les TIC ou l’immobilier qui sera un gros sujet lors de cet événement.
LDA : Un mot sur la diaspora ?
AT : Leur présence sera à la fois symbolique et essentielle. L’avenir de notre économie passe par elle. Nous avons besoin de leur expérience, leur savoir-faire, c’est la diaspora qui crée la dynamique et qui amènera le changement souhaité.
LDA : Envisagez-vous une suite à cette initiative ?
AT : Bien entendu, c’est plus que certains, pour ceux qui me connaissent, mon ambition, mes idées ma volonté n’a pas de fin.
LDA : Un message pour conclure ?
AT : Je vous donne rendez-vous le 13 septembre chers lecteurs !
Interview réalisée par Mohamed Compaoré
Abidjan, le mardi 29 juillet 2025(LDA)- À Durban, lors de la 29e Conférence annuelle de la KwaZulu-Natal Healthcare Coalition, le lancement du livre Health Sovereignty in Africa – The Advocacy a marqué une étape décisive dans la reconquête sanitaire du continent. Parmi les figures centrales de cette mobilisation intellectuelle et politique, la psychiatre marocaine Dr Imane Kendili s’impose comme une voix incontournable.
Membre fondatrice de l’African Global Health (AGH) et coautrice de l’ouvrage, Dr Kendili incarne une nouvelle génération de leaders africains, alliant expertise scientifique et engagement militant. Son apport, à la fois conceptuel et pragmatique, éclaire les enjeux de santé mentale, de gouvernance sanitaire et d’éthique médicale, souvent négligés dans les grandes stratégies de développement.
Dans Health Sovereignty in Africa – The Advocacy, elle plaide pour une approche holistique de la santé, ancrée dans les réalités du continent. Elle y défend la nécessité de relocaliser les savoirs, de renforcer les compétences locales et de bâtir des politiques publiques affranchies des dépendances extérieures. Sa plume, à la fois rigoureuse et accessible, traduit un engagement sans compromis pour une Afrique qui soigne par elle-même et pour elle-même.
À Durban, Dr Kendili n’a pas seulement présenté un livre : elle a porté une vision. Une vision d’émancipation, de justice et de coopération Sud–Sud. Son message, entendu par un public large et diversifié, résonne comme un appel à l’action.
« La souveraineté sanitaire ne se décrète pas, elle se construit. », a-t-elle lancé.
Face aux défis sanitaires du XXIe siècle, Dr Kendili s’impose comme une boussole. Une voix qui inspire, fédère et trace la voie vers une Afrique pleinement souveraine sur le front de la santé.
MC
Abidjan, le lundi 28 juillet 2025(LDA)-Le Président de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), Dr George Agyekum Donkor, a été sacré « PDG de l’année 2025 pour l’Afrique » ainsi que « PDG des PDG » par le prestigieux Ghana CEO Vision and Awards, lors d’une cérémonie marquant la quatrième édition du Ghana CEO Vision and Awards, le 25 juillet 2025 à Accra, au Ghana, selon un communiqué transmis à la rédaction, le lundi 28 juillet 2025. L’événement a réuni de nombreuses personnalités parmi lesquelles l’honorable Muntaka Mubarak Mohammed, ministre de l’Intérieur, et le député Dzifa Gomashie, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts créatifs. La cérémonie a également été honorée par la présence de Sa Majesté royale, le roi Tackie Teiko Tsuru II, Ga Mantse.
Cette reconnaissance s’inscrit dans la continuité d’une série de distinctions : en 2023 déjà, Dr Donkor avait été honoré par la même organisation, recevant son prix des mains de Dr Mahamudu Bawumia, alors Vice-Président du Ghana.
L’édition 2025 du Ghana CEO Vision and Awards salue les contributions remarquables et soutenues de Dr Donkor au développement du continent, portées par un leadership stratégique orienté vers l’impact et les résultats concrets.
Sous sa direction, souligne le document, la Banque a franchi des étapes majeures, consolidant sa position de leader régional. Parmi les réalisations notables figurent l’amélioration de sa notation de crédit par Moody’s et Fitch, son accréditation par le Fonds vert pour le climat, ainsi que l’émission une première à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) — d’une obligation verte, sociale et durable. Ces avancées stratégiques ont valu à l’institution plusieurs distinctions prestigieuses, dont, tout récemment, le prix de « l’Institution financière de l’année 2024 », lors des Africa Sustainability Awards.
Sur le plan personnel, toujours selon le communiqué, Dr Donkor s’est imposé comme une figure influente du développement en Afrique de l’Ouest, en forgeant des partenariats stratégiques pour promouvoir des investissements à fort impact. Son action vise à bâtir des industries capables de répondre aux besoins des populations tout en créant des opportunités concrètes de mobilité socio-économique. Promoteur convaincu du rôle du secteur privé comme levier de création de richesse, il est aujourd’hui reconnu comme l’un des principaux artisans du développement sur le continent. À ce titre, il a été distingué trois années de suite parmi les « 100 personnalités qui transforment l’Afrique » par Financial Afrik.
Abidjan, le samedi 26 juillet 2025(LDA)-Dans le cadre de l'atelier de mise en place du Conseil Consultatif Technique du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies (CRSCM), qui s'est tenu du 23 au 25 juillet 2025 à Abuja, le point focal communication de l'Institut Pasteur de Côte d'Ivoire, Edmond Kouassi, a profité de cette occasion pour échanger avec le Dr Koua Etien, chef du département de la surveillance de l'information sanitaire d'urgence et représentant du directeur régional des urgences de l'OMS pour l'Afrique. Cet entretien a permis de mettre en lumière la collaboration étroite entre l'OMS pour l'Afrique et le CRSCM de la CEDEAO, soulignant ainsi l'importance de leur partenariat dans la gestion des urgences sanitaires sur le continent.
Abidjan, le vendredi 25 juillet 2025(LDA)-Le Maroc a joué un rôle central au Oeiras Bluetech OceanForum 2025, organisé du 21 au 23 juillet à Oeiras, au Portugal, consacré à l’innovation maritime, à la décarbonation portuaire et à la coopération transcontinentale. Cet événement a rassemblé des représentants institutionnels, des acteurs économiques, des experts internationaux et des partenaires issus d’Europe, d’Afrique et d’Asie, autour des nouveaux modèles technologiques de développement durable des océans et de la valorisation des ressources marines.
Le Royaume du Maroc a été la voix du continent africain lors de ce forum, en mettant en avant les enjeux et les opportunités liés au développement de l’économie bleue en Afrique.
Cette participation s’est inscrite dans une dynamique positive et évolutive renforcée par la récente annonce du Portugal exprimant son appui au plan marocain d’autonomie pour le Sahara reconnu sur la scène internationale comme la base la plus sérieuse et crédible pour le règlement du différend autour du Sahara Marocain.
Dans ce cadre, Mohammed Jifer, directeur du Centre Régional d’Investissement de Laâyoune, a mis en avant les opportunités offertes dans les provinces du Sud, notamment dans l’aquaculture, les biotechnologies marines et le développement portuaire. Il a rappelé que ces projets s’inscrivent dans le Nouveau Modèle de Développement lancé en 2016 sous l’impulsion royale, qui garantit une stabilité institutionnelle et un environnement propice aux investissements.
Sarra Sefrioui, Professeure de droit de la mer à l’Université Abdelmalek Essaâdi de Tanger, a présenté la vision stratégique du Royaume pour une économie bleue durable, reposant sur un cadre juridique sécurisé, aligné sur les conventions internationales et appuyé par des accords de coopération renforcés, notamment avec l’Union européenne. Elle a également mis en avant le rôle des provinces du Sud comme hub géo‑économique reliant l’Afrique de l’Ouest, l’Europe et la Chine, facilitant les échanges commerciaux et les investissements à long terme.
Limam Bousif, directeur de Techla Frigo à Dakhla, a mis en lumière le Port Atlantique de Dakhla, l’un des projets phares du Nouveau Modèle de Développement des provinces du Sud. D’un investissement de plus de 12 milliards de dirhams, cette infrastructure de nouvelle génération intègre des solutions en énergies renouvelables, des corridors maritimes décarbonés et la production de carburants verts. Elle illustre la volonté du Maroc de doter ses régions atlantiques d’équipements modernes, durables et connectés, tout en contribuant à l’objectif national de neutralité carbone à l’horizon 2050 et en renforçant leur rôle de hub économique reliant l’Europe, l’Afrique et l’Atlantique.
La présence marocaine a été qualifiée de remarquable par les organisateurs du forum, qui ont souligné que le Royaume figure parmi les partenaires internationaux les plus dynamiques du Portugal, aux côtés de la Chine et des Pays-Bas.
Abidjan, le vendredi 25 juillet 2025(LDA)-Le Dépositaire central/Banque de règlement (DC/BR) a officiellement lancé sa nouvelle plateforme de digitalisation des opérations d’appel public à l’épargne (DIGIAPE), selon un communiqué de la banque africaine de développement.
Cette nouvelle plateforme permettra d’automatiser les processus opérationnels relatifs à la phase de souscription sur le marché primaire, contribuant ainsi à renforcer l’attractivité du marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). A cela s'ajoute la réduction des délais de règlement ainsi qu’une attribution en temps réel des titres à la clôture des opérations, et la création d'un environnement plus attractif pour les investisseurs internationaux.
La plateforme DIGIAPE est une innovation majeure dans la digitalisation des opérations de souscription sur le marché primaire tant sur le plan de la transparence que de la fiabilité dans l’allocation des titres. Elle permettra de dynamiser le marché financier régional ouest-africain le rendant ainsi plus compétitif avec une attribution en temps réel des titres à la clôture des opérations.
« La Banque africaine de développement est un partenaire stratégique clé du développement du marché financier régional – comme en témoigne notre engagement de plus de deux milliards d'euros dans le secteur financier dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), à travers nos divers instruments depuis 2014 », a déclaré Ahmed Attout, directeur du département du Développement du secteur financier à la Banque africaine de développement.
À travers un financement de 400 000 dollars américains provenant de son Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux, la Banque a apporté un soutien technique au Dépositaire central/Banque de règlement pour concevoir, installer et opérationnaliser la plateforme DIGIAPE, renforcer les capacités du personnel dans la gestion de la plateforme et celles des parties prenantes du marché financier régional pour l’utilisation de la plateforme.
« Notre intervention s’inscrit dans la continuité du soutien de la Banque aux acteurs du marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine, entamé depuis 2018 », a déclaré Akane Zoukpo Sanankoua, cheffe de la division du Développement des marchés de capitaux à la BAD. « Le soutien pour la mise en place de la plateforme DIGIAPE démontre à nouveau la capacité du Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux à répondre de manière concrète et stratégique aux besoins des marchés africains en mutation », a-t-elle ajouté.
« L’innovation technologique constitue aujourd’hui un puissant levier de transformation des marchés de capitaux. Dans un environnement en constante mutation, le dépositaire central/banque de règlement, à l’instar des autres dépositaires centraux de titres, se doit d’embrasser cette dynamique pour répondre aux exigences croissantes en matière de sécurité, d’efficacité, de transparence et d’inclusion », a soutenu Birahim Diouf, directeur général du Dépositaire central/Banque de règlement de l’UMOA.
Ibrahim Kalil Konaté, ministre ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation a assisté à la cérémonie de lancement de la plateforme à laquelle ont également assisté, outre des représentants de la Banque, du Dépositaire central/Banque de règlement, de l’Autorité des marchés financiers de l’UMOA et des acteurs du marché financier.
Le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux a été créé en 2019 pour contribuer à l'intégration et la compétitivité des marchés de capitaux africains en accompagnant les réformes stratégiques, le renforcement des infrastructures de marchés, l’élargissement des bases d’investisseurs et le développement d’instruments innovants. Il bénéficie du soutien du ministère des Finances du Luxembourg, du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et de l’Agence suédoise de coopération internationale.
Le Dépositaire central/Banque de règlement est une institution financière spécialisée de l’UMOA dont le siège est basé à Abidjan, Côte d’Ivoire. Il assure la centralisation de la conservation des valeurs mobilières pour ses adhérents, la bonne fin des opérations de règlement/livraison à la suite des transactions boursières ainsi que le paiement des évènements sur valeurs.