Abidjan, le vendredi 3 avril 2026(LDA)-Lors de la traditionnelle tribune du Parti des peuples africain-PPA-CI, le jeudi 2 avril 2026, le responsable du Conseil Stratégie et Politique du PPA-CI, Justin Koné Katinan, a fait une critique de la situation économique en Côte d’Ivoire. Il a mis l'accent sur les difficultés persistantes dans les secteurs de l’énergie et du cacao, évoquant un système marqué par des déséquilibres structurels et un déficit d’anticipation.
S’agissant de l’électricité, il a estimé que les coupures récurrentes observées ces derniers mois ne peuvent être réduites à de simples incidents techniques. Selon lui, elles traduisent les limites d’un système confronté à une demande en forte croissance, liée notamment à l’urbanisation et à la concentration des activités économiques à Abidjan. Une évolution prévisible que les infrastructures actuelles peinent à absorber.
Dans son analyse, Justin Koné Katinan souligne que le réseau électrique fonctionne sans réelle marge de sécurité, exposant le pays à des perturbations au moindre incident. Il met également en évidence le paradoxe d’un système capable d’exporter de l’électricité tout en ayant des difficultés à satisfaire la demande nationale en période de pointe. Pour le PPA-CI, cette situation révèle un manque de planification à long terme et une gestion inadaptée aux réalités du terrain.
Au-delà de l’aspect technique, l’opposant insiste sur les conséquences économiques de ces dysfonctionnements. Les petites et moyennes entreprises sont contraintes de recourir à des solutions coûteuses pour maintenir leurs activités, tandis que les ménages subissent directement les effets des coupures, notamment à travers des pertes matérielles et une dégradation de leur quotidien.
Sur le plan institutionnel, il pointe également les limites des mécanismes de recours existants. Bien que des dispositifs d’indemnisation soient prévus, leur mise en œuvre reste, selon lui, complexe et peu accessible pour la majorité des usagers, contribuant à transférer le coût des perturbations vers les populations.
Parallèlement, la filière cacaoyère, autre pilier de l’économie ivoirienne, fait face à des tensions tout aussi préoccupantes. Le responsable du Conseil Stratégie et Politique du PPA-CI évoque les difficultés liées à la fixation des prix et à l’écoulement de la production, ayant conduit à l’accumulation de stocks importants dans les coopératives.
Pour lui, l’écart entre les prix annoncés en début de campagne et l’évolution des cours internationaux a fragilisé l’ensemble du système. Les ajustements intervenus par la suite, notamment la baisse des prix pour la campagne suivante, ont contribué à accentuer les difficultés du secteur.
Auteur: OM