Abidjan, le samedi 16 mai 2026(LDA)-N’Deté Clovis Delacroix, expert en genre, droits humains, plaidoyer, gouvernance, veille et communication stratégique, a permis à des professionnels de médias de comprendre les résolutions 1325 et 2250, du Conseil de sécurité des Nations, relatives aux femmes et jeunes, le 23 avril 2026. C’était à l’occasion de l’atelier organisé par le Réseau des journalistes pour la paix et la sécurité (RJPS), en collaboration avec le Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’ouest-section Côte d’Ivoire (Rasalao-ci), du 22 au 26 avril 2026, à Bonoua (Sud-Comoé).
Face aux journalistes, l’expert a expliqué que la résolution 1325, adoptée le 21 octobre 2000, par le conseil de sécurité de l’Onu vise à apporter une réponse à la faible participation des femmes dans le processus de paix et de sécurité. Avant d’ajouter qu’elle est fondée sur 4 piliers fondamentaux : la participation, la prévention, la protection et le relèvement/réhabilitation.
Selon lui, il s’agit d’une résolution non contraignante, mais normative. Celle-ci est complétée par deux autres résolutions. En occurrence, les résolutions 1820 et 1960 sur les femmes, la paix et la sécurité. A en croire le conférencier, la résolution 1325 vient compléter la convention Cedeao sur les droits des femmes et leur participation. Cette résolution reconnaît que les femmes doivent être actrices dans le processus de paix et de sécurité. En effet, elles participent aux négociations de paix, à la médiation locale et à la mobilisation pour la réconciliation.
En Côte d’Ivoire, le premier Plan d’action national (PAN/1325) sur les femmes, la paix et la sécurité a été adopté en 2008 pour la période de 2008 à 2012. Le Plan de la deuxième génération a été adopté en 2019 pour la période de 2019-2023 et est coordonné par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’enfant.

S’agissant de la résolution 2250, elle a été adoptée en 2015 par le Conseil de sécurité des Nations Unies et concerne principalement la participation des jeunes aux actions de paix et sécurité. C’est la première résolution du Conseil de sécurité qui concerne essentiellement les jeunes. Cette résolution met l’accent sur les jeunes de 18 à 29 ans très souvent instrumentalisés lors des conflits. Elle comporte 4 piliers : participation, protection, prévention et partenariat.
« La résolution 2250 reconnait que les jeunes sont des agents de changement pour la paix et la sécurité. Elle s’inscrit dans la continuité de la résolution 1325 relative aux femmes. Son objectif est de promouvoir la participation politique des jeunes, encourager l’accès des jeunes aux financements internationaux et favoriser l’inclusion des jeunes, notamment des jeunes femmes dans la lutte antiterroriste », confie-t-il.
« les jeunes, en Afrique de l’ouest contribuent à la médiation communautaire, campagnes de sensibilisation contre les violences et participent aux dialogues nationaux », a fait savoir l’expert.
Il faut rappeler que cette résolution renforce la résolution 2419, portant sur la ‘’Jeunesse, paix et sécurité’’. Elle est reconnue au niveau africain par la charte africaine de la jeunesse.
En Côte d’Ivoire, cette résolution est mise en œuvre par le ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’insertion professionnelle et du Service civique. Elle insiste sur l’éducation et la formation des jeunes, l’emploi décent et les opportunités économiques, la prévention de la radicalisation violente etc.
Cet atelier de formation avait pour thème : « Appui à la vulgarisation des agendas féministes Paix et Sécurité auprès des communautés en Côte d’Ivoire (SAC-CI) ».
Ce projet bénéficie de l’appui financé de l’Agence française de développement avec l’appui d’un consortium d’Ong Equipop, Diakoma (Burkina Faso) et FAD (Niger).
Auteur: Eugène Yao